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Blog politico-juridique

CPI: LE PROCES DE LA FRANCE ET DU REGIME OUATTARA!

Publié le 1 Février 2016 par Nick de Bessou

CPI: Le procès de la France et du regime Ouattara.

Ce lundi 1er Février 2016 s’est ouvert la plaidoirie de la défense des co-accusé MM. Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé. Le Président Laurent Gbagbo, 70 ans, est le premier ex-président poursuivi par la CPI depuis sa création. Le procès s’est ouvert jeudi dernier dans lequel il est accusé de crimes contre l’humanité prévu durer jusqu’en Août 2016. Le Ministre Charles Blé Goudé, 44 ans, est poursuivi pour son rôle dans la crise post-électorale de 2010.

CPI: la défense de Gbagbo accuse Ouattara d’avoir pris le pouvoir « par la force » avec l’aide de la France

La Haye – La défense de Laurent Gbagbo a affirmé lundi que son rival, le président Alassane Ouattara, s’était emparé du pouvoir « par la force » avec l’aide de la France, au troisième jour du procès de l’ex chef d’Etat ivoirien devant la Cour pénale internationale.

« Alassane Ouattara et ses soutiens voulaient se saisir du pouvoir par la force et la bataille d’Abidjan est la mise en oeuvre de cette stratégie », a déclaré Emmanuel Altit, avocat de M. Gbagbo, lors d’une audience publique à La Haye, où siège la CPI.

Rappelant que son client avait été arrêté en avril 2011 après des bombardements français, l’avocat a soutenu que « la France ne voulait pas d’une paix négociée » entre les deux rivaux de la présidentielle.

Il a accusé Paris, l’ancienne puissance coloniale, d’avoir préparé « en sous-main » l’offensive ayant mené à la chute de l’ex-président, notamment en fournissant des armes aux forces pro-Ouattara malgré un embargo décrété par l’ONU.

Les violences avaient fait plus de 3.000 morts en cinq mois, des deux côtés des belligérants, transformant en champ de bataille certaines zones du premier producteur mondial de cacao, moteur économique de l’Afrique de l’Ouest.

http://www.africanewsquick.info/2016/02/01/cpi-la-defense-de-gbagbo-accuse-ouattara-davoir-pris-le-pouvoir-par-la-force-avec-laide-de-la-france/

A l’ouverture du procès jeudi, la procureure Fatou Bensouda avait accusé M. Gbagbo de s’être accroché au pouvoir « par tous les moyens ».

« Lorsqu’il a compris que la présidence allait lui échapper, Laurent Gbagbo, en concertation avec des membres d’un cercle privé de proches, a commencé à mener une campagne de violences orchestrées contre ceux considérés comme ses opposants », avait-elle soutenu.

Des attaques contre des civils ont alors été perpétrées par des forces gouvernementales et milices sous le contrôle des accusés, avait affirmé Mme Bensouda.

Regrettant qu’aucun responsable du camp Ouattara ne soit poursuivi par la CPI, l’avocat de Laurent Gbagbo a accusé lundi le bureau du procureur de faire une lecture « partielle » des événements et de peindre « à grands traits un camp du bien et un camp du mal ».

Selon la défense, c’est le camp Ouattara qui avait préparé la prise du pouvoir par la force, notamment via « une campagne de recrutement de mercenaires lancée début 2010 au Burkina Faso ». « Ces recrues ont été transférées dans le nord de la Côte d’Ivoire, où elles ont été militairement entraînées et armées ».

Me Altit a regretté les « silences » du dossier de l’accusation.

« Peut-être veut-on faire oublier les crimes, dont les pillages et les viols, dont s’étaient rendus coupables dès décembre 2010 soldats et mercenaires pro-Ouattara? », s’est-il interrogé.

Le dossier présenté par l’accusation « n’est que la reprise pure et simple, sous des habits juridiques, d’un narratif de nature politique » visant à légitimer le pouvoir d’Alassane Ouattara, a soutenu Me Altit.

La question est de savoir pourquoi le bureau du procureur s’efforçait tant à voiler la vérité. Justement parce que la crise ivoirienne avait fini par s’internationaliser avec l’entrée de la France et du Burkina Faso, ce qui est très compromettant pour le premier pays cité. Les réseaux sociaux comme Facebook ne sont pas restés en marge. L’on pouvait lire ceci ou cela:


3 h ·

LE PROCES DE LA FRANCE CE MATIN À LA CPI.....

http://video.icc.globecomm.net/home.html?loc=CR1&lang=FRE

RETOUR SUR LES CRIMES FRANÇAIS EN CI...

1 h ·

LA FRANCE EN PREND PLEIN SON GRADE! ENFIN, LA VERITE A LA TELE (en direct sur Africa 24)

20 min ·

APRES LA FRANCE , C'EST AU TOUR DU BURKINA FASO D'ETRE EPINGLE, LOOL.

CÔTE-D'IVOIRE

Dans l'ombre du procès Gbagbo à la CPI, l'actuel pouvoir à Abidjan rattrapé par la justice ?

Par Maria Malagardis — 1 février 2016 à 11:02

Alors que Laurent Gbagbo est jugé à la Cour pénale internationale à La Haye, celle-ci reste souvent critiquée pour ne pas avoir achevé ses enquêtes sur le camp de l'actuel président Alassane Ouattara. Mais son numéro deux, Guillaume Soro, est désormais dans le collimateur de la justice, à Paris et à Ougadougou.

Le procès Gbagbo, une bombe à fragmentation

Par La redaction de Mondafrique -

1 février 2016

Féru d’histoire ancienne et pétri de références bibliques, Laurent Gbagbo pourrait bien méditer en ce moment l’histoire de Samson, un héros de l’Ancien testament. Guerrier à la force surhumaine embastillé par ses ennemis et exposé lors d’un spectacle destiné à l’humilier, Samson finit par ébranler les colonnes du palais qui abrite leurs réjouissances, et à faire s’écrouler le bel édifice, emportant ainsi ses persécuteurs avec lui dans son trépas. Le tribun enchaîné pourrait en tout cas y trouver quelques analogies avec son cas personnel…

Depuis quelques jours, l’ancien président ivoirien et son jeune lieutenant Charles Blé Goudé sont jugés pour crimes contre l’humanité à la Cour pénale internationale (CPI), sise à La Haye, aux Pays-Bas. S’ils y sont, c’est parce que leurs adversaires, le régime d’Alassane Ouattara et la France, ancienne puissance coloniale, ont mis le paquet pour qu’ils y soient. Paradoxalement, ces derniers ont aujourd’hui autant de raisons de craindre ce procès que les accusés – et la CPI elle-même se retrouve face au tribunal de l’opinion, et joue comme jamais une crédibilité bien entamée.

http://www.mondafrique.com/proces-gbagbo-bombe-a-fragmentation/

En clair, Fatou Bensouda et son équipe ont eu droit à une douche froide dès l’ouverture de la plaidoirie de la défense. La défense conduite par Me Altit n’a pas été du tout tendre avec le bureau du procureur. Tout en tentant d’imputer tous les crimes de la crise post-électorale au camp Gbagbo, la procureure offrait les soutiens de Ouattara en pâtures, comme ce fut le cas de la France sous Nicolas Sarkozy.


Les autres aspects du procès ont plutôt porté sur la sélection des victimes et la non poursuite des assaillants ou des rebelles devenus les nouveaux maitres de la Côte D’Ivoire. Me Agathe Baroan s’est longuement étalée sur le sujet en parlant des rélations ethno-religieuses liant les ivoiriens et les etrangers. Elle s’est donc indignée de voir qu’une grande partie des victimes fut faite sur la base de la sélection ethnique ou l’appartenance politique. Les victimes reconnues par la procureure proviennent dit-on du camp Ouattara.

1 h ·

‪#‎ProcèsDeLaHonte‬

Me Agathe Baroan une des voix ivoiriennes présente à la CPI pour éclairer le monde entier sur l'histoire récente de la cote d'Ivoire que veut déformer la négresse Fatou Bensouda.

Me Agathe veut savoir pourquoi le procureur a ignoré volontaire les morts de l'antenne de la RTI à Abobo, d'Anokoikouté,

des 60 gendarmes à Bouaké

de Duekoué carrefour....

Pourquoi une discrimination des morts?

Selon le quotidien Libération du 1er Février 2016.

“Des déclarations qui laissent sceptiques les fidèles du camp Gbagbo :«Le mandat de la procureure se termine dans cinq ans, en 2021. Il lui a fallu quasiment cinq ans pour aboutir au procès de Laurent Gbagbo. Comment croire qu’elle pourra amorcer un procès visant le camp adverse, au pouvoir à Abidjan, dans un délai similaire ?» souligne sarcastique un proche de l’ancien président ivoirien”.

Est-il encore utile de continuer la plaidoirie au second jour et laisser le conseil juridique de Charles Blé Goudé afin de donner son avis sur les évènements tragiques de la crise post-électorale? Ceci serait enfoncer le clou et dangereusement exposer la France et sa politique nocive en Afrique. Dans tous les cas, ce procès est celui de la France et ses allliés en Afrique et ailleurs. Une veritable bombe à fragmentation qui n’epargnera personne.


Nick De Bessou

Juriste en Droit International et Communautaire.

President du Forum pour la Democratie et la Resolution des Crises [FDRC].

Directeur General du FDRC-Media.Com

LE PRESIDENT LAURENT GBAGBO ET SON AVOCAT Me ALTIT.

LE PRESIDENT LAURENT GBAGBO ET SON AVOCAT Me ALTIT.

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