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Blog politico-juridique

ALGÉRIE-RESTE DU CONTINENT NOIR-MONDE : L’ALGÉRIE PORTE DE L’AFRIQUE OU PORTE DU TERRORISME INTERNATIONAL ET DE TOUTES LES VIOLATIONS DES DROITS DE L’HOMME [1].

Publié le 5 Novembre 2014 par Nick de Bessou

ALGÉRIE-RESTE DU CONTINENT NOIR-MONDE : L’ALGÉRIE PORTE DE L’AFRIQUE OU PORTE DU TERRORISME INTERNATIONAL ET DE TOUTES LES VIOLATIONS DES DROITS DE L’HOMME [1].

 

[DOSSIER EXCLUSIF DU FDRC ET DU GROUPE MÉDIA FDRC-MÉDIA.COM].

 

(Ames sensibles et paresseux intellectuels s’abstenir, svp).

 

Nos services furent très souvent approchés et reprochés de ne point accorder d’intérêts particuliers à l’Afrique du Nord ou comme si cette partie de l’Afrique ne faisait pas partie du continent.

Nous souhaitons vivement présenter toutes nos excuses les plus sincères à tous nos lecteurs et aux internautes pour cette omission involontaire.

En effet, l’Afrique du Nord fait partie intégrale du continent noir. Il n’existe point de deux (2) Afriques, l’une Blanche et l’autre Noire ! Pour nous, il existe une seule Afrique avec toutes ses diversités raciales, ethniques, religieuses, culturelles et linguistiques.

Cependant, nombreux sont les journalistes africains, particulièrement les journaux et quotidiens de descendants arabes qui firent la promotion injustifiée de deux Afriques, tenant compte des inégalités sociales ou du statut de tiers-mondiste injustement attribué à cette Afrique dite subsaharienne.

En d’autres termes, sur la base du racisme ordinaire, les frères et sœurs de l’Afrique du Nord se considérèrent et se considèrent encore de nos jours, supérieurs en tout à leurs propres frères et sœurs moins nantis de la partie sud ou de l’Afrique subsaharienne.

Cette fausse conception des choses ou faux sentiment de supériorité s’est installé dans les mœurs et habitudes de nos frères et sœurs, élargissant le fossé entre nous.

Depuis lors, les africains subsahariens sont victimes de toutes sortes de crimes racialement motivés ou d’abus de toutes sortes ou encore d’humiliations constantes voire d’exploitations abusives. Les populations des noirs subsahariens au nord du contient (Maroc, Tunisie, Algérie, Libye, Egypte, Mauritanie voire les deux Soudans) sont régulièrement considérés comme des indésirables, des clandestins, des esclaves ou des criminels. Les populations locales très souvent, manifestent leur dégout en public à la vue ou la présence même de leurs frères et sœurs de la partie subsaharienne. Certains africains subsahariens sont même victimes d’agressions physiques, verbales, viols collectifs,  détentions arbitraires, extorsions, escroquerie ou pour les jeunes filles charmantes naïves et vulnérables, des objets sexuels ou forcées à la prostitution ou à la production de films pornographiques.

Le nord du continent noir, est la sortie la mieux prisée de l’Afrique et le point de départ des immigrés ou migrants africains fuyant misère, pauvreté, chômage, guerres civiles, coups d’état, instabilité politique, abus des droits de l’homme, massacres et génocides, vers l’Europe, continent considéré comme un sanctuaire et refuge pour certains et un continent d’opportunités ou pour la réalisation des rêves les plus fous en termes d’amélioration de leurs conditions de vie, de leur statut social et de leur niveau académique.

Ils sont des milliers d’africains noirs bravant toutes les intempéries et les risques afin de faire le long trajet jusqu’au nord du continent, afin de tenter leur chance au prix même de leur propre vie, faire la grande traversée en mer en destination des côtes européennes.

Les moyens de locomotion ou les barques de fortune servant de moyens de transport, « gracieusement » offerts par la Mafia italienne et locale ou  les contrebandiers à raison de $800 par personne, sont les plus instables qui puissent exister. Ces barques ont généralement une capacité de 30 personnes par traversée, mais dans les faits, les africains se retrouvent à 100 ou même plus dans ces barques, créant du coup des accidents et autres noyades en pleine mer ou pendant les grandes tempêtes.

Des milliers des nôtres ont tristement péri en mer, tentant de faire la traversée pour l’Europe, fuyant la misère même et l’instabilité politique créées de toutes pièces par nos propres frères au pouvoir. Ironique, n’est-ce pas ? En tentant de sauver sa propre vie sur terre, l’on la perd en mer !

A qui la faute ? A qui attribuer toutes ces victimes mortes noyées en pleine mer ? Est-ce le gouvernement ou les autorités portuaires des pays ayant servi de point de départ ou des dirigeants incompétents, corrompus et égoïstes de leurs propres pays d’origine ?

Ce problème, un véritable fléau pour le continent, car dépeuplant le continent et le privant de nombreux cerveaux et d’intellectuels, nécessite impérativement d’être abordé avec dignité, responsabilités, courage, ambition politique, honnêteté politique, sans aucune passion, sans aucun préjugé, comme un mal pernicieux pour toute l’Afrique.

N’est-il pas grand temps que l’UA se penche sur ce dépeuplement du continent en tentant d’apporter des solutions idoines aux candidats à l’exode ou à l’aventure forcée ? Pourquoi est-elle si amorphe, inactive, muette, ou frappée de cécité ? Que disent-ils les textes constitutifs ou les principes de l’Union Africaine ?

 

[PRINCIPES DE L’UNION AFRICAINE] :

« Inspirés par les nobles idéaux qui ont guidé les Pères fondateurs de notre Organisation continentale et des générations de panafricanistes dans leur détermination à promouvoir l’unité, la solidarité, la cohésion et la coopération entre les peuples d’Afrique, et entre les Etats africains ;

Considérant les principes et les objectifs énoncés dans la Charte de l’Organisation de l’Unité Africaine et le Traité instituant la Communauté économique africaine ;

Rappelant les luttes héroïques menées par nos peuples et nos pays pour l’indépendance politique, la dignité humaine et l’émancipation économique ;

Considérant que depuis sa création, l’Organisation de l’Unité Africaine a joué un rôle déterminant et précieux dans la libération du continent, l’affirmation d’une identité commune et la réalisation de l’unité de notre continent, et a constitué un cadre unique pour notre action collective en Afrique et dans nos relations avec le reste du monde ;

Résolus à relever les défis multiformes auxquels sont confrontés notre continent et nos peuples, à la lumière des changements sociaux, économiques et politiques qui se produisent dans le monde ;

Convaincus de la nécessité d’accélérer le processus de mise en œuvre du Traité instituant la Communauté économique africaine afin de promouvoir le développement socio -économique de l’Afrique et de faire face de manière plus efficace aux défis de la mondialisation ;

Guidés par notre vision commune d’une Afrique unie et forte, ainsi que par la nécessité d’instaurer un partenariat entre les gouvernements et toutes les composantes de la société civile, en particulier les femmes, les jeunes et le secteur privé, afin de renforcer la solidarité et la cohésion entre nos peuples ;

Conscients du fait que le fléau des conflits en Afrique constitue un obstacle majeur au développement socio -économique du continent, et de la nécessité de promouvoir la paix, la sécurité et la stabilité, comme condition préalable à la mise en œuvre de notre agenda dans le domaine du développement et de l’intégration ;

Résolus à promouvoir et à protéger les droits de l’homme et des peuples, à consolider les institutions et la culture démocratiques, à promouvoir la bonne gouvernance et l’Etat de droit ;

Résolus également à prendre toutes les mesures nécessaires pour renforcer nos institutions communes et à les doter des pouvoirs et des ressources nécessaires afin de leur permettre de remplir efficacement leurs missions ;

Rappelant la Déclaration que nous avons adoptée lors de la quatrième session extraordinaire de notre Conférence à Syrte, en Grande Jamahiriya arabe libyenne populaire socialiste, le 9.9.99, et par laquelle nous avons décidé de créer l’Union africaine, conformément aux objectifs fondamentaux de la Charte de l’Organisation de l’Unité Africaine (OUA) et du Traité instituant la Communauté économique africaine ».

 

53 pays et la Libye font office de membres permanents de l’Union Africaine (UA). Cependant seul le Royaume du Maroc s’est très tôt démarqué de l’OUA (1961), en se réclamant un territoire arabe en terre africaine et souhaitant créer un pont ethno-religieux avec l’Arabie Saoudite ou leurs terres ancestrales dans l’unique objectif de créer un état panarabe. La crise identitaire au Maroc, avec le Front Polisario a mis un terme momentané à ce projet, projet qui fut plus tard ravivé par un certain Colonel Mouammar Kadhafi, de son nom à l’état civil (Muammar Muhammad Abu Minyar Al-Gadaffi (1942 -20 Octobre 2011)), dès sa prise de pouvoir en 1969, développant la Révolution Libyenne ou la Jamahiriya (Great Socialist People’s Libyan Arab Jamahiriya) de 1977 à 2011.

De nos jours ou depuis la victoire de l’Equipe Nationale de l’Algérie en quarts de finale de la Coupe du Monde au Brésil, ce pays frère a décidé de se démarquer également du reste des états africains, se réclamant désormais des descendants arabes et non des africains du nord.

Le panarabisme fut un projet longtemps exploré par les nations arabes afin de barrer la route à la domination hégémonique des occidentaux, exploitant abusivement leurs ressources naturelles, à l’occurrence le Pétrole et les gaz naturels au profit des multinationales occidentales et des leurs industries automobiles.

Les arabes sont convaincus qu’un état ou un bloc arabe serait la solution à toutes les humiliations subies aux mains des occidentaux.

Cependant, ils ne s’accordent toujours pas sur certains points ou sur l’adhésion de certains membres tels la Libye de Kadhafi ou les Autorités Palestiniennes. En réalité, l’Arabie Saoudite est le plus grand vendeur et distributeur de Pétrole à l’armée américaine et aux multinationales occidentales. Ce même pays est également le grand pourvoyeur de Pétrole et de  Kérosène à l’armée de l’état d’Israël, armée ou aviation souvent utilisée afin de réprimer et massacrer leurs propres frères arabes et palestiniens. C’est cela la pomme de discorde quant à l’adhésion de la Palestine au sein des organisations panarabes.

Quant à la Libye, le Colonel Kadhafi tentait de prendre la direction de ce mouvement panarabe et s’imposer devant la famille royale de l’Arabie Saoudite. Le rejet poli de ses tentatives et autres actes de séductions à l’endroit des nations arabes a fini par le frustrer, et le pousser à s’impliquer plus que jamais dans la cause pour l’Union Africaine ou la création d’un état panafricain puissant et émergent, un état panafricain dirigé par lui et financé par le pétrole libyen. Il  est alors aisé de comprendre pourquoi il ne fut  jamais arrêté puis conduit ou traduit devant la CPI en Octobre 2011.

Le Colonel Kadhafi gênait tout le monde, tant les arabes eux-mêmes, les africains subsahariens et les occidentaux. Il était considéré comme l’ennemi numéro un (1) aux yeux de tous, d’où l’approbation exécutive de son exécution sommaire le 20 Octobre 2011 à bout portant.

Aussi, la Libye très puissante ou émergente n’était point faite afin d’arranger le statut du  pays frère, l’Algérie, considérée par l’occident, comme la Porte de l’Afrique et le leader régional.

Les rapports inappropriés ou condescendants entre les états africains subsahariens et ceux du Nord sont basés sur des fausses conceptions, de faux préjugés ou une fausse suprématie de peuples aux couleurs assimilées (une couleur tirant sur du blanc ou du jaune ou du rouge ou autre). Ces préjugés sont tristement distillés à travers des ouvrages académiques, religieux ou islamiques. Ces instruments éducatifs sont eux-mêmes inspirés du  système éducatif occidental, lui-même truffé de contre-vérités, préjugés, falsifications des faits historiques, faisant la promotion abusive et non-fondée d’une suprématie blanche, laquelle est stupidement fondée sur des contre-vérités d’un livre saint, La Bible, en son livre de Genèse, lequel livre fait état ou relate la vie d’un ivrogne professionnel et bâtisseur de barques, Noé et ses progénitures, en l’occurrence Cham, fils d’ivrogne et prétendu maudit par son père, sorti d’une ivresse de deux jours, prétextant l’avoir vu dans toute sa gloire ou tout nu comme un vers de terre. Le simple fait d’avoir vu ou d’avoir été injustement accusé d’avoir vu la nudité de son père, lui a valu la malédiction à vie et pour ses descendants, les transformant ou les métamorphosant en noirs et esclaves pour ses propres frères et sœurs, eux-mêmes restés auprès de leur père-ivrogne, conservant la couleur blanche et la suprématie blanche, base ou fondation du racisme, du fascisme, du nazisme et de la suprématie occidentale.

Cependant, pour ces occidentaux, il n’existe point de différence entre les noirs africains, abusivement décrits comme des « indigènes » ou « nègres » ou « descendants de primates » ou « primates » ou « esclaves » ou « commodités jetables et/ou remplaçables » et les peuples arabes ou arabisés, abusivement décrits comme des « sauvages » ou « barbares » ou « sanguinaires » ou « des tueurs/assassins sans aucun état d’âme » ou « terroristes islamistes ou internationaux » ou « des pestes menaçant la sécurité et la paix dans le monde » ou « criminels-nés » ou « fraudeurs, voleurs et polygames » etc. En d’autres termes, il n’existe point de différence entre les noirs africains et leurs frères aux couleurs assimilées, car dans les faits ils sont tous deux rejetés sur la base de leur couleur respective, pays ou continent d’origine, statut social et degré de connaissances académiques et universitaires.

Les occidentaux n’ont aucune considération pour les peuples africains, peu importe la couleur de leur peau.  Ils n’ont également aucune considération pour les autres races et même leurs propres frères de la même race (cas du conflit ukrainien en ce moment ou par le passé, cas  des juifs Ashkénazes des camps de concentration de la seconde guerre mondiale).

Il est cependant à noter que ce n’est point la race blanche dans son entité ou sa conception qui pose le problème de racisme, de fascisme, de nazisme, de ségrégation ou d’Apartheid ou de discrimination raciale, mais plutôt l’établissement ou la classe dominante ou au sommet de la pyramide, des capitalistes et des industriels, des hommes politiques et leaders religieux, se fondant sur des fausses inventions, une histoire infondée ou un passé glorieux occidental quelconque ou un repère historique quelconque (La Grèce Antique), afin de distraire leurs propres populations, les maintenir dans une ignorance abjecte avec un faux sentiment de supériorité ou suprématie occidentale, afin d’en faire de larges bataillons d’ouvriers ou d’une main-d’œuvre qualifiée, docile, entretenue (avantages sociaux, pensions et retraites) et très influençables (victimes de la propagande médiatique, outils de domination et de distraction des multinationales occidentales), pour l’unique bénéfice des multinationales et le profit exorbitant (Capitalisme).

En clair, ce ne sont pas les blancs qui sont des racistes mais plutôt la classe dirigeante, forçant subtilement ses propres populations à haïr la race noire ou les autres races. La raison de cette attitude de la classe dirigeante occidentale, est le souhait ardent de voiler un pan  de leur propre histoire ou descendance négroïde, vérité qu’ils cherchent désespérément de voiler aux populations, d’où  la falsification des faits historiques contenus dans les ouvrages académiques du système éducatif occidental, expliquant explicitement l’ignorance de ces soit disant suprématistes et autres racistes à deux balles. C’est l’ignorance qui mené des milliers ou des millions de personnes à croire en une supériorité ou suprématie occidentale. La vérité, si elle était sue par ces milliers ou millions d’occidentaux, choquerait certainement mais également faciliterait la cohésion raciale, sociale, ethnique, religieuse, politique,  sociale et par-dessus tout la stabilité politique et la paix dans le monde. La vérité affranchit l’individu et le transforme en un être très élevé ou éclairé, responsable, humble et tolérant. Comme le soutenait IBN Rochid (Averroès) :

« L’IGNORANCE MÈNE A LA PEUR,

LA  PEUR MÈNE A LA HAINE,

LA HAINE CONDUIT A LA VIOLENCE,

VOILA L’ÉQUATION ! » - IBN ROCHID (AVERROÈS).

 

Cependant, sur la base de la théorie erronée du français Bernier, le monde actuel dirigé par ces capitalistes corrompus et hypocrites, véhiculant de fausses notions de supériorité ou de suprématie occidentale ou de suprématie économique et militaire, a fini par imposer le racisme, le fascisme, le nazisme, l’Apartheid, la ségrégation raciale et toutes les autres formes de discriminations ou d’abus ou de violations de droits de l’homme comme des normes largement et/ou communément partagées. Ceci est en soi-même erroné mais continue de sévir dans nos esprits, cœurs, habitudes, pratiques, relations, car nous sommes tous victimes d’un système éducatif nous divisant pour mieux nous exploiter.

Le comble est le fait que nous continuons même de nos jours à satisfaire les ambitions égoïstes et personnelles de ces multinationales, de ces leaders religieux, de ces financiers et hommes de media ou de la politique afin d’asseoir leur hégémonie économique et leur emprise sur notre pouvoir décisionnel, à travers la perturbation du système éducatif, la perturbation de notre environnement, la perturbation de nos conditions de travail, la perturbation de la sécurité accordée à la retraite,  la perturbation de notre quiétude (crimes de toutes sortes à la hausse), perturbation de la santé publique (développement de nouvelles pathologies, dépendances en médicaments psychotiques… ou la pandémie de nouvelles maladies virales (HIV/SIDA et EBOLA), la perturbation de notre survie en tant qu’espèce humaine (prolifération des armes de destruction massive…), faisant finalement de notre humanité, des esclaves encagés selon nos affinités régionales, religieuses, politiques, idéologiques, culturelles, historiques etc.

En clair, nous nous livrons  des guerres inutiles pour l’unique bénéfice de l’élite mondiale, Elite qui n’est ni de près ou de loin intéressée par notre propre misère commune ou notre « humanoïdation » ou victimes d’extinction (Troisième guerre mondiale ou l’explosion d’une maladie virale d’une intensité rare, pouvant physiquement éliminer des millions de personnes en quelques secondes).

« François Bernier, né le 25 septembre 1620 à Joué et mort le 22 septembre 1688 à Paris, est un voyageurmédecin et philosophe épicurien français. .

La diversité des occupations de François Bernier et le nombre de ses ouvrages rendent difficile à résumer l’œuvre de cet esprit curieux et observateur. Comme voyageur, il a été le premier à décrire une contrée jusque-là inconnue aux Européens, remplissant à peu près pour l’Inde l’ensemble du programme que lui traçait la science de son temps par la plume de l’académicien Chapelain et ses Mémoires ont généralement été mis au-dessus de ceux de Jean-Baptiste Tavernier, de Jean de Thévenot, de Jean Chardin même. Comme littérateur, il a été mêlé au mouvement du Grand Siècle, dont il a connu et goûté les écrivains les plus célèbres, qui ont accepté sa collaboration. Comme philosophe, il a soutenu les titres du gassendisme et, sans se joindre aux ennemis des cartésiens persécutés1, il a quelque peu contrebalancé le crédit de leur doctrine, étant, à peu près comme eux, spiritualiste dans sa Lettre à Chapelle, ce qui l’a fait qualifier de « cartésien sans le savoir » quoique Bernier indique très nettement les points sur lesquels il se sépare du cartésianisme : il n’admet pas avec Descartes que nous ayons une idée plus claire de l’âme que du corps ; il reste fidèle au système des atomes et du vide qui lui paraît seul propre à expliquer le mouvement ; il se prononce contre la confusion de la liberté avec la volonté, il est contraire à l’animal-machine, à la preuve de l’existence de Dieu par son idée, aux causes occasionnelles. Ses doutes sur la doctrine de Gassendi ne sont pas plus d’un adversaire passé dans un autre camp, qu’ils ne sont d’un sceptique. Ils portent sur les questions les plus ardues de la métaphysique, l’espace et le lieu, l’éternité et le temps, la nature et la cause du mouvement. Les explications de Bernier font moins songer à Descartes qu’à Leibnitz.

La partie sans nul doute la plus contestable de l’œuvre de Bernier est l’article intitulé « Nouvelle Division de la Terre par les différentes Espèces ou races d’homme qui l’habitent, envoyé par un fameux Voyageur à M. l’abbé de la *** à peu près en termes », paru, sans nom d’auteur, quatre ans avant sa mort, dans le Journal des savants du 24 avril 1684. Cet article représente la première tentative théorique de diviser l’humanité en « races », notamment en fonction de la couleur de peau considérée, à la différence de Boulainvilliers qui assimile les races aux familles ou de Buffon, qui les attribue au climat, comme un attribut physique immuable. Ce faisant, Bernier a été le premier à élargir le concept de race à l’humanité tout entière et, même s’il n’établit pas clairement une hiérarchie ouverte entre lesdites « races » qu’il a distinguées, les qualités qu’il attribue à chacune place les Européens loin devant les autres comparés à de « vilains animaux »2, et pose les fondations modernes du racisme.

En 1869, la ville d’Angers a nommé l’une des nouvelles rues de la ville à son nom. Sa ville natale, désormais dénommée Valanjou a fait de même ».

 

En clair,  c’est juste pour flatter l’orgeuil et la vanité des peuples arabes et /ou arabisés que les occidentaux leur « attribuent le statut de maitre ou la couleur blanche », et conséquemment créer la chienlit, la division entre les peuples africains noirs et des peuples aux couleurs assimilées  (blanchâtres), la discrimination et l’exclusion de la race noire. Ainsi dans la classification des races, les caucasiens viennent en premier, suivis des peuples aux couleurs assimilées et la base de la pyramide, occupée par la race noire.

Cette classification est-elle-même erronée et conçue par un ignorant, un idiot tentant de faire la promotion ou l’apologie de sa propre race et celle des souverains et leurs gouts d’excentriques. Il faut également ajouter que la période de Bernier, correspondant à la période négrière ou post-traitre négrière ou de l’abolition de l’esclavage. Par conséquent, ces commentaires et autres publications furent eux-mêmes truffés de contre-vérités, de préjugés et de falsifications de faits historiques, perpétuant le faux sentiment de supériorité ou suprématie occidentale ou blanche. Dans les faits et la réalité, il n’existe pas de suprématie occidentale et si l’on devait s’en tenir à la classification des races, l’anthropologie et les autres sciences soutiennent la supériorité intellectuelle, industrieuse, physique et technologique du noir, et ce depuis la nuit des temps. Cf. Dernière publication du FDRC publiée le 4 Novembre 2014 : AFRIQUE/MONDE: LE PASSÉ GLORIEUX DE L’AFRICAIN ET RENAISSANCE KEMITE [9].

 

L’instabilité politique en Libye est une affaire d’intérêts ou de statut de leader régional. Il faut détruire toutes les réalisations spectaculaires faites par feu le Colonel Kadhafi afin de le faire totalement oublier des esprits et cœurs des libyens, mais et surtout d’imposer l’Algérie comme la puissance économique, militaire et industrielle de la région. Pour cela, il faut lui inculquer de faux sentiments de supériorité vis-à-vis des autres états arabes du nord et des états subsahariens du continent. Il fallait également lui trouver une lignée généalogique avec la péninsule arabe. Les algériens ont fini par avaler ce faux sentiment d’appartenir à l’Arabie et non à l’Afrique du Nord. Cependant, l’Algérie est loin d’être un véritable havre de paix ou de tolérances pour ses propres populations et les africains subsahariens.

 

[PRÉSENTATION DE L’ALGÉRIE]

« L'Algérie, en arabe : الجزائر (al-Jazā'ir) en tamazight, est un pays d’Afrique du Nord qui fait partie du Maghreb ; et, depuis 1962, un État nommé en forme longue la République algérienne démocratique et populaire, abrégée en RADP, en arabeالجمهورية الجزائرية الديمقراطية الشعبية,

Sa capitale, Alger, est située dans le nord du pays, sur la côte méditerranéenne. Avec une superficie de2 381 741 km2, c'est à la fois le plus vaste pays d'Afrique, du monde arabe et du bassin méditerranéen. Il partage au total plus de 6 385 km de frontières terrestres, avec la Tunisie au nord-est, la Libye à l'est, le Niger et le Mali au sud, la Mauritanie et le Sahara occidental au sud-ouest, et enfin le Maroc à l’ouest. Après cent trente-deux ans de colonisation française, à l'issue d'une guerre d'indépendance longue et meurtrière et à la suite du référendum d'autodétermination du 1er juillet 1962, l'Algérie proclame son indépendance le 5 juillet 1962.

L’Algérie est membre de l'Organisation des Nations unies (ONU), de l’Union africaine (UA), du Mouvement des non-alignés et de la Ligue arabe pratiquement depuis son indépendance, en 1962. Elle a en outre intégré l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) en 1969. En février 1989, l'Algérie a pris part, avec les autres États maghrébins, à la création de l'organisation de l’Union du Maghreb arabe (UMA). Le pays a également rejoint l'Union pour la Méditerranée en 2008.

La Constitution algérienne définit « l'islam, l’arabité et l’amazighité » comme « composantes fondamentales » de l'identité du peuple algérien et le pays comme « terre d’Islam, partie intégrante du Grand Maghreb, pays arabe, méditerranéen et africain.

Les principaux gisements en Algérie sont parmi les plus importants dans le monde. Généralement ils sont localisés dans le Sud. Selon Sonatrach, les 67 % de réserves en hydrocarbures sont situés dans les régions d’Oued Mya et de Hassi Messaoud. Gaz à Hassi R'mel et le pétrole à Hassi Messaoud (huile). Illizi contient 14 % des réserves. Enfin, Rhourde Nouss renferme 9 % et Ahnet Timimoun 4 % et Berkine.

Les sites exploités pour pomper l'huile ou pour rechercher les hydrocarbures, actuellement, en Algérie, sont : Hassi Messaoud, Ain Amenas, Hassi R’mel, Stah, Rourde Nouss, Tin Fouyé Tabankort, Gassi Touil, Ohanet, Haoud Berkaoui, Hassi Berkine, Ourhoud, Mensel Lejmet Nord et satellites, Rhourde Ouled Djemaa, Touat, El Gassi, Ain Salah, Rhourde El Baguel.

Une quantité de gaz a été localisée dans les régions de Tabankort, de Béchar, de Timimoun et de Reggane en 2009.

L'activité minière en Algérie est très diversifiée, on observe plus d'une trentaine de minerais qui sont exploités parmi elles : ferselzinc,plombbarytemarbreortungstènediamant, terres rares, métaux rares et pierres précieuses et semi-précieuses. Le fer se trouve à Ghare Djébilet et à Mecheri Abdlaziz, à l'est de Tindouf (35 milliards de tonnes à 57 % de Fe), Ouenza et Boukhadra, Djsbel Hanini à Sétif. Au Hoggar, il y a 730 000 tonnes de minerai d'or au gisement Tirek, Amessmessa en contient 3,34 millions de tonnes, les deux à teneur moyenne de 18 g/t, soit environ 2,4 millions d'onces d'or. Enfin, deux autres gisements sont à Tiririne et à In Abgui. La baryte représente 40 000 tonnes ; le plomb-zinc est exploité dans le Nord du pays ; le potentiel est de 150 millions de tonnes.

La bentonite se situe dans les régions de l'Ouest, à Maghnia et Mostaganem. L'Algérie a une grande quantité de sel soit en gemme (un milliard de tonnes) ou lagunaire dans les chotts et dans l'Est. Le gisement de phosphate se trouve à Tebessa (Djabel Onk), il renferme deux millions de tonnes. L'uranium est localisé au Hoggar.

Le pays recèle plusieurs gisements aussi notamment de gypse, de calcaire, de sable, d’argile, de dolomie, des carrières d’agrégats, des gîtes pour la fabrication de ciments».

 

SOURCE : WIKIPÉDIA.

 

[LES LEADERS POLITIQUES DE L’ALGÉRIE] : CAS DU PRÉSIDENT BOUTÉFLIKA.

« Un redoutable diplomate

De tous les présidents algériens, Abdelaziz Bouteflika aura eu la plus grande longévité à la tête de la République algérienne démocratique et populaire. Cinquième chef de l'Etat depuis l'indépendance du pays en juillet 1962 (Mohamed Boudiaf, assassiné en juin 1992, n'a présidé que quelques mois un Haut Comité d'Etat), M. Bouteflika est parvenu au pouvoir en 1999 dans la foulée d'une carrière bien remplie.

Né le 2 mars 1937 à Oujda, au Maroc, Abdelaziz Bouteflika, issu d'une fratrie de cinq frères, une sœur et de trois demi-sœurs, fait ses études quand la guerre d'indépendance éclate. Il rejoint à l'âge de 19 ans, en 1956, l'Armée de libération nationale (ALN), la branche armée du Front de libération nationale (FLN) organisée en zones de combat appelées wilaya. La sienne, la wilaya 5, est la plus vaste, qui couvre tout l'ouest du pays et sera commandée, en 1958, par un certain Houari Boumédiène, dont il deviendra le secrétaire particulier. Des liens se forment au sein de ce que certains historiens ont appelé le « clan d'Oujda », un groupe politico-militaire formé à partir d'une petite communauté d'Algériens installés au Maroc depuis le XIXe siècle ou liée par l'armée des frontières (communauté dont faisait également partie Ahmed Ben Bella).

A peine la guerre finie, Abdelaziz Bouteflika devient, en 1962, député à l'Assemblée constituante puis, à l'âge de 25 ans, ministre de la jeunesse, des sports et du tourisme, ce qui en fait le plus jeune membre du gouvernement. Un an plus tard, il est nommé ministre des affaires étrangères, d'abord par intérim, puis pleinement. Un poste qu'il occupera seize années durant, à une époque où l'Algérie, à la tête des pays non alignés, se fait le porte-parole du tiers-monde. En 1974, il est élu président de la 29e session de l'Assemblée générale des Nations unies. Dès cette époque, il acquiert une réputation de redoutable et habile interlocuteur.

Un an plus tard survient le fameux épisode des négociations, dans un salon VIP de l'aéroport d'Alger, entre Abdelaziz Bouteflika et Carlos.

Le 21 décembre 1975, un groupe d'hommes armés conduit par Illitch Ramirez Sanchez, dit Carlos, prend d'assaut, à Vienne, en Autriche, l'immeuble qui abrite l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) avant de s'enfuir, à bord d'un DC9, avec 42 otages, dont onze ministres du pétrole. L'appareil se pose à Alger le 22 décembre et c'est Abdelaziz Bouteflika qui mènera en personne les discussions avec Carlos. Ce dernier libère immédiatement le ministre du pétrole algérien, puis trente autres otages. Il repart avec son commando et les derniers otages vers Tripoli, puis Tunis, mais les régimes libyen et tunisien se montrant nettement moins conciliants, le DC9 retourne à Alger. Au terme d'ultimes négociations, tous les otages sont libérés le 23 décembre. Une luxueuse villa à Alger est mise à la disposition de Carlos pendant deux semaines avant qu'il ne soit obligé de quitter le territoire. Révélé par Wikileaks, un câble de l'ambassadeur américain en poste à Alger en 1975, Richard Bordeaux Parker, qui s'appuie sur des commentaires de son homologue autrichien, évoque une gestion de la crise « efficace, détendue et cool ». La biographie officielle du président Bouteflika ne fait aucune mention de cette affaire.

Le ministre des affaires étrangères qu'il est alors paraît au faîte de sa puissance. Mais la disparition trois plus tard, en 1978, de son protecteur, Houari Boumédiène, signe la fin d'une période. Le militaire putschiste parvenu à la tête de l'Etat algérien en 1965 avait été élu en 1976. M. Bouteflika lui rendra un vibrant hommage lors de ses funérailles. Bien que confirmé dans ses fonctions par le nouveau président, Chadli Bendjedid, il sera peu à peu écarté du pouvoir, qu'il quitte en 1981. La Cour des comptes le poursuit pour malversation financière et détournement de fonds, qui sera évalué à l'époque à « plus de 6 milliards de centimes » (environ 3 millions de francs). Il s'exilera durant six années. Là encore, sa biographie officielle n'en dit mot, préférant indiquer qu'il « devient [dès 1978], la principale cible de la politique de ‘déboumédiénisation’ et est contraint à un exil qui durera plus de six ans ». Une retraite forcée qu'il effectuera en grande partie en Suisse, avec de nombreux allers et retours en France. 

http://www.lemonde.fr/international/visuel/2014/04/16/abdelaziz-bouteflika-vers-un-quatrieme-mandat_4399898_3210.html

 

[Les 6 candidats aux présidentielles algériennes] :

  1. Abdelaziz Bouteflika, 77 ans, candidat « indépendant », soutenu par le FLN - 

Ministre des sports et de la jeunesse à 25 ans, il tient le portefeuille de la diplomatie jusqu'en 1979. Il est élu président de la République en 1999 (73,8 % des suffrages) et incarne les lois de réconciliation nationale, qui mettent fin à dix ans de guerre civile. Il est réélu en 2004 (84,9 %) et en 2009 (90,2 %) grâce à une modification constitutionnelle qui lui permet de briguer un nouveau mandat. Après un AVC en avril 2013, il reste hospitalisé pendant 80 jours à Paris. Extrêmement affaibli, il reste invisible dans la campagne.

Crédits : REUTERS/STRINGER 

  1. Ali Benflis, 69 ans, Front de libération nationale (FLN) - 

Ancien procureur de la République à Batna, il devient ministre de la justice en 1988, à 44 ans.

Député FLN en 1997, bras droit de M. Bouteflika, il sera premier ministre puis secrétaire général du FLN entre 2000 et 2003, avant d'être limogé. En 2004, il se présente à la présidentielle et obtient 6,4 % des voix. Absent de la vie politique pendant dix ans, il prône une nouvelle Constitution « plus consensuelle ».

Crédits : REUTERS/LOUAFI LARBI 

  1. Louisa Hanoune, 60 ans, Parti des travailleurs (PT) - 

Militante féministe et membre de l'Organisation socialiste des travailleurs, elle est arrêtée et torturée en 1986 et passe six mois en prison. Avec l'ouverture au multipartisme en 1989, elle fonde le Parti des travailleurs. Elle a été la première femme à se présenter à l'élection présidentielle de 2004 (1 %) et de 2009 (4,2 %).

 Crédits : REUTERS/LOUAFI LARBI 

  1. Abdelaziz Belaïd, 50 ans, Front Al-Moustakbal (FM) - 

Ce docteur en médecine adhère au FLN à 23 ans et devient le plus jeune membre du comité central. Après dix années en tant que député, il devient secrétaire général de l'Union nationale de la jeunesse algérienne en 2007. Des désaccords avec le FLN le poussent à quitter le parti pour fonder le Front Al-Moustakbal en 2012.

 Crédits : Reuters/STRINGER

  1. Ali Fawzi Rebaine, 59 ans, parti Ahd 54 - 

L'activiste fonde en 1985 la première Ligue des droits de l'homme algérienne. En 1983-1984 et de 1985 à 1987, il est en prison, condamné pour atteinte à la sûreté de l'Etat. En 1991, il crée son propre parti, l’Ahd 54. Il s'est présenté à la présidentielle de 2004 (0,6 %) et à celle de 2009 (0,9 %).

 Crédits : AFP/FAROUK BATICHE 

  1. Moussa Touati, 60 ans, Front national algérien (FNA) - 

En 1978, après une formation militaire en Syrie et en Libye, il intègre le corps des douanes, puis devient fonctionnaire de police. En 1999, il fonde le FNA, un parti nationaliste conservateur qu'il préside. Il participe à la présidentielle de 2009 et remporte 2,3 % des suffrages.

 Crédits : REUTERS/LOUAFI LARBI 

 

[LES ALGÉRIENS DE LA DIASPORA JUGENT LES 6 CANDIDATS AUX PRÉSIDENTIELLES].

 

Les regards multiples des Algériens de France sur l'élection

Le Monde.fr | 16.04.2014 à 12h48 • Mis à jour le 16.04.2014 à 16h47 |Par Elise Vincent

 

Alors que l'élection présidentielle algérienne doit avoir lieu, le 17 avril, les Algériens de France ont eux aussi la possibilité de s'exprimer dans les urnes. Depuis le 12 avril, des bureaux de vote ont été ouverts dans les représentations consulaires. Ils sont 815 000 inscrits sur les listes électorales. Mais c'est en fait très peu, rapporté à la taille de la diaspora, forte d'environ 5 millions de personnes, selon l'Association internationale de la diaspora algérienne (AIDA). La preuve d'un intérêt très distancé pour la politique algérienne et d'avis très variés.

• Les immigrés des années 1960-1970 : Ce sont eux qui sont majoritairement inscrits sur les listes et qui se mobilisent le plus à chaque scrutin. La plupart se sont construit leur opinion de l'Algérie à travers leurs vacances d'été annuelles, cette bulle d'air où les petits salaires permettent soudain de se payer des plages privées. Beaucoup sont aussi des défenseurs de la « stabilité » politique – donc de la réélection de M. Bouteflika – celle-ci étant perçue, surtout aux yeux des plus âgés, comme la meilleure garantie de pouvoir jouir sereinement de leur maison au village, souvent péniblement bâtie pierre après pierre, tout au long de leur vie.

Devant le consulat de Bobigny (Seine-Saint-Denis), l'un des plus importants de France, ils sont donc nombreux, ce mardi 15 avril, à se déplacer pour voter. La plupart ont aujourd'hui dépassé les 70 ans. Certains viennent seuls, le pas hésitant, aidés d'une canne. D'autres sont accompagnés par leurs enfants. C'est le cas de Latifa Aïnous, 55 ans, venue avec ses deux filles, Nassima, 27 ans et Elham, 23 ans. Latifa porte le voile, ses filles des jeans slim. Mais toutes les trois s'apprêtent à voter pour M. Bouteflika. Chaque année, la famille rentre en Algérie pour les vacances d'été, et à chaque aller-retour, elles ont le sentiment que le président sortant « modernise un peu plus le pays » « les routes sont en meilleur état, il y a plus de magasins », décrivent-elles en cœur. Il y aurait bien des efforts à faire pour les « hôpitaux », jugent-elles. Mais pour Latifa, qui a longtemps fait des ménages, ou Nassima, qui est éducatrice jeunesse, ces vacances au « bled » sont toujours une respiration. « En plus le taux de change nous avantage ! », ajoute la jeune femme.

• Les Kabyles : Leur immigration est ancienne. On les retrouve beaucoup dans les professions libérales, notamment les cafés et les taxis. La méfiance entre Kabyles et pouvoir central algérien est historique. Les raisons sont multiples, notamment liées à la langue – différente – et à la pratique religieuse (les Kabyles sont peu pratiquants). La plupart sont donc très remontés contre M. Bouteflika, perçu comme un despote. Au point que peu sont inscrits sur les listes électorales.

Dans son café situé à côté du métro Château rouge, à Paris, Mouloud, 36 ans, chemise claire, manches retroussées, a repris avec son frère, en 2007, ce bistrot qui avait déjà été tenu pendant 28 ans par un Kabyle avant lui. « Voter pour qui ? », interroge-t-il. Il n'a pas souhaité donner son nom de famille et ne voit pas de différences entre M. Bouteflika et Ali Benflis, son principal rival. Mouloud habite en France depuis plus de vingt ans. Il n'a pas encore la nationalité française. Mais il n'a jamais eu envie de participer à une élection. Dans son café, il propose des sandwiches au saucisson, vend de l'alcool, et sait les regards de travers que cela peut lui attirer d'Algériens plus pratiquants : «Qu'est-ce que vous voulez faire avec un système qui impose cinq prières par jour et un congrès par semaine [la grande prière du vendredi] ? », résume-t-il, reprenant à son compte une expression du chanteur kabyle Lounès Matoub, assassiné en 1998.

 Les immigrés qualifiés : A l'exception des étudiants, beaucoup sont arrivés à partir des années 1990. On compte dans leurs rangs des médecins, des avocats, des universitaires, des chefs d'entreprise... La plupart ont fui l'Algérie en raison de la terreur des « années noires ». Une émigration souvent traumatisante qui a développé chez eux une relation ambivalente avec l'Algérie. Ils sont rarement des grands défenseurs du bilan de M. Bouteflika, mais très peu acceptent de parler ouvertement de politique. Certains parce qu'ils ont encore des relations familiales ou d'affaires avec l'Algérie. Les autres, parce que très intégrés à la société française, ils se sont progressivement détaché des affaires intérieures du pays.

Adil, 50 ans, cadre supérieur, est ainsi l'un des rares à avoir accepté de témoigner, anonymement. Au téléphone, il ne mâche pas ses mots : « Le système algérien est mauvais. On n'a jamais su gérer la décolonisation. L'arabisation a fait baisser le niveau scolaire. Le pays est très mal géré. » Il regrette aussi qu'il n'y ait pas vraiment « une place » en Algérie pour les « émigrés ». « Si vous voulez investir, c'est la galère. A 20h, à Alger, tout est fermé. Pour les femmes, à la plage, ça reste compliqué. Sans parler des activités culturelles, c'est le désert. Les sites archéologiques sont à l'abandon, comme les musées… », liste-t-il. Adil est inscrit sur les listes électorales mais il n'ira pas voter.

 

[ÉCONOMIE, ÉMERGENCE, CORRUPTION ET INÉGALITES SOCIALES] :

  1. ÉCONOMIE :

« Le sous-secrétaire d'Etat adjoint américain pour le Maghreb : « L'Algérie est le leader naturel de la région »

Par S. C: Synthèse, Le Quotidien d'Oran, 17 mai 2012

Dans un entretien accordé à l'APS, Raymond Maxwell, le sous-secrétaire d'Etat adjoint américain pour le Maghreb au département d'Etat, a affirmé que «l'Algérie est le leader naturel dans la région et les Etats-Unis se réjouissent de la tenue d'élections législatives couronnées de succès».

Le responsable américain, à travers cette appréciation, a ajouté : «Je voudrais me joindre à Mme Hillary Clinton pour féliciter le peuple algérien sur des élections législatives couronnées de succès qui lui ont permis d'exprimer sa volonté». Quant à sa lecture des résultats de ces élections et leur comparaison avec celles des autres pays de la région, notamment pour les partis majoritaires gagnants, M. Maxwell a clarifié que «l'important n'est pas dans le fait de savoir lesquels des partis sont élus, car l'essentiel est plutôt que le processus soit libre, juste et transparent. L'important est que le peuple algérien ait eu l'occasion d'exprimer son opinion, comme l'a déclaré plusieurs fois Mme Clinton, et les Etats-Unis sont prêts à travailler avec tout gouvernement qui respecte les principes démocratiques qui incluent aussi bien les élections que les principes de tolérance, le respect des minorités et des femmes et les droits fondamentaux de la liberté d'expression».

A une question sur la représentativité féminine au sein de la nouvelle APN, qui a atteint plus de 31% du total des sièges, M. Maxwell a souligné que «les Etats-Unis se félicitent de cette évolution réalisée en Algérie, qui demeure importante, non seulement en Algérie mais dans toute la région, donnant un rôle plus actif aux femmes dans le gouvernement et dans la société civile, et nous en voyons des preuves dans un certain nombre de pays».

Au chapitre des relations algéro-américaines, M. Maxwell a affirmé qu'elles «n'ont jamais été aussi fortes : pour preuve, les multiples visites de haut niveau, dont celles effectuées en janvier dernier à Washington par le ministre des Affaires étrangères, Mourad Medelci, suivie en février à Alger par la secrétaire d'Etat Hillary Clinton».

Dans le même contexte, le responsable américain a relevé que «les entreprises américaines commencent à voir des opportunités économiques disponibles en Algérie. Pas seulement les compagnies pétrolières et de gaz, mais aussi celles du high-tech et de l'industrie pharmaceutique, notamment».

Par ailleurs, M. Maxwell a considéré que «les Etats-Unis et l'Algérie ont une relation militaire forte et croissante et constituent des partenaires dans la lutte antiterroriste depuis de nombreuses années». Il a rappelé à cet effet que «le gouvernement algérien a joué un rôle clé dans le Forum global de la lutte contre le terrorisme (FGCT), dont une réunion tenue récemment en Algérie sur la prise d'otages contre le paiement de rançons, qui est un problème vis-à-vis duquel nos deux pays partagent le même point de vue».

En conclusion, le sous-secrétaire d'Etat adjoint américain a estimé qu'avec «sa taille géographique, ses richesses et sa population instruite, l'Algérie est un leader naturel dans la région et même au-delà». Les Etats-Unis, a-t-il souligné, «espèrent que l'Algérie continuera à jouer un rôle majeur dans la recherche d'une solution politique face aux troubles actuels au Mali et se félicitent des efforts engagés par l'Algérie pour aider la Libye et la Tunisie, à la fois politiquement et économiquement, et pour continuer à jouer un rôle majeur au sein de la Ligue arabe et de l'Union africaine».

http://www.algeria-watch.org/fr/article/pol/us/maxwell_alger.htm

 

[BERNARD EMIÉ, AMBASSADEUR DE France]

"Nous sommes le premier investisseur hors hydrocarbures en Algérie"

Algérie Presse Service, Maghreb Emergent, 18 octobre 2014

« L'ambassadeur de France, Bernard Emié, a affirmé samedi à Alger que le renforcement du partenariat entre la France et l'Algérie est une "priorité stratégique" et que le développement des relations économiques est "au cœur" de sa mission en Algérie.

"Il s'agit de construire et de continuer à faire fructifier le partenariat stratégique scellé entre la France et l'Algérie", a-t-il indiqué dans un entretien à l'APS, rappelant que le cap des relations entre les deux pays a été fixé en décembre 2012 lors de la visite d'Etat en Algérie du président François Hollande. Précisant que le renforcement du partenariat entre les deux parties est une "priorité stratégique" pour son pays, M. Emié a souligné que le développement des relations économiques est "au cœur" de sa mission. Il a rappelé que la France est déjà le deuxième partenaire économique de l'Algérie avec des échanges s'élevant à 10 milliards d'euros en 2013. "Nous sommes le premier investisseur hors hydrocarbures et le premier employeur étranger. Les 450 entreprises françaises, présentes dans le pays, ont permis de créer 40.000 emplois directs et 100.000 emplois indirects", a-t-il expliqué, tout en s'engageant à travailler "sans relâche" pour que son pays redevienne le "premier partenaire" économique de l'Algérie dans "tous les domaines".

La réunion du COMEFA, un "nouveau stade" dans le partenariat

L'ambassadeur français a considéré que la prochaine réunion du Comité mixte économique franco-algérien (COMEFA), le 10 novembre prochain à Oran, en présence, pour la partie française, du ministre des Affaires étrangères et du Développement international, Laurent Fabius, et du ministre de l'Economie, de l'Industrie et du Numérique, Emmanuel Macron, permettra de passer à "un nouveau stade" dans le processus de partenariat. Il a, en outre, rappelé que ce comité, qui été mis en place le 28 mai 2013, est une "nouvelle instance de dialogue de haut niveau" portant sur l'ensemble des aspects de la relation économique bilatérale.

"Cet outil permet de dynamiser les relations économiques entre les deux pays, en favorisant la création de nouveaux partenariats industriels et en définissant des coopérations, par exemple en matière de formation, qui favoriseront les activités des entreprises des deux pays", a-t-il soutenu. Il a estimé également que la tenue de ce comité sera l'occasion d'inaugurer, en présence du Premier ministre, Abdelmalek Sellal, l'usine de production de véhicules Renault d'Oued Tlelat (Oran), qu'il qualifie d'un des exemples les "plus achevés" de ces partenariats industriels dont les deux parties souhaitent le développement.

"Le projet permettra de créer, à terme, plus de 1200 emplois directs et plusieurs milliers d'emplois indirects", a affirmé le diplomate français.

Citant des exemples de partenariat, à l'instar de l'usine Sanofi de Sidi Abdallah et l'implantation industrielle réalisée par Alstom à Annaba, Bernard Emié s'engage à aller chercher d'autres entreprises françaises afin d'essayer, a-t-il dit, de "répondre aux besoins de notre partenaire algérien", évoquant par ailleurs le travail "très important" mené par l'Agence Ubifrance à l'attention des PME. "Au total, mon message tient en trois mots-clés : confiance, détermination et partenariat. Confiance dans les potentialités de l'Algérie. Détermination à répondre aux besoins et priorités algériennes dans tous les domaines. Esprit de partenariat pour travailler ensemble dans notre intérêt commun", a-t-il tenu à souligner.

Le terrorisme, un "ennemi commun" des deux pays

Sur le plan de la coordination des efforts en matière de lutte contre le terrorisme, Bernard Emié considère le phénomène un "ennemi commun" pour la France et l'Algérie et contre lequel il faudra "lutter ensemble sans relâche", indiquant que cette coordination est "étroite et opérationnelle". Revenant sur le "lâche assassinat" à Tizi-Ouzou du ressortissant français, Hervé Gourdel, le diplomate a estimé que "la mort horrible de notre compatriote a touché aussi bien les Français que les Algériens, qui ont tant souffert dans le passé de la violence terroriste", soulignant à cet effet "la qualité de la coopération" avec les autorités algériennes.

"Nous sommes reconnaissants à l'Algérie pour les hommes et les moyens qu'elle mobilise et déploie" pour retrouver le corps d'Hervé Gourdel et punir les auteurs de son assassinat. Par ailleurs, au sujet de la libre circulation des personnes, l'ambassadeur français a relevé la croissance "significative" de visas délivrés en 2013 pour les ressortissants algériens, et qui se poursuivra, a-t-il ajouté, durant l'année 2014, avec "probablement" 300.000 visas.

"Je suis en Algérie, ce pays si proche de la France, avec lequel nos liens sont si denses, passionnels, affectifs, complexes aussi, avec un objectif simple : faire en sorte que cette relation franco-algérienne égale à nulle autre pour mon pays, soit portée au plus haut, au premier rang, dans le droit fil de la volonté politique affirmée par les présidents Hollande et Bouteflika", a affirmé Bernard Emié.

http://www.algeria-watch.org/fr/article/pol/france/premier_investisseur.htm

 

  1. ÉMERGENCE OU MIRAGE ÉCONOMIQUE :

« Pourquoi l'Algérie n'est pas encore une puissance émergente

Alexandre Kateb est économiste et directeur du cabinet Compétence Finance. Il est l'auteur de "Les nouvelles puissances mondiales. Pourquoi les BRIC changent le monde" (Ellipses, 2011).

 

A l'occasion de la visite d'Etat mercredi du président François Hollande en Algérie, il nous a paru opportun de dresser un portrait économique de ce pays qui vient de fêter cette année ses cinquante ans d'indépendance, et dont la relation en dents de scie avec son ancienne tutelle coloniale a été une suite d'occasions manquées. La question de la mémoire coloniale et son traitement dans la douleur, de part et d'autre, a en effet longtemps obscurci et bridé le potentiel de cette relation dont les ressorts historiques et culturels, portés par une importante population d'origine algérienne en France, ne sont plus à démontrer.

De ce côté-ci de la Méditerranée, cette question de la mémoire, alimentée il y a quelques années par les déclarations intempestives de certains députés français sur le « rôle positif de la colonisation », a constitué un véritable écran de fumée et un prisme réducteur qui a aveuglé les élites économiques et politiques françaises sur les évolutions en cours en Algérie. Cinquante ans après l'indépendance algérienne, une partie des élites françaises continue en effet à regarder l'Algérie et les Algériens avec ce mélange de supériorité et de condescendance si bien décrit par Albert Camus en son temps. Or, le "Printemps arabe" a montré dans le cas tunisien les dangers d'un tel aveuglement, fondé sur une impasse mémorielle et alimenté par la peur de l'immigration et de l'islam.

 

De fait, l'Algérie a beaucoup changé au cours des vingt dernières années. Après l'interruption forcée du processus démocratique en 1991 et les années de contestation violente du régime par des groupes islamistes armés, la « concorde civile » orchestrée en 1999 par Abdelaziz Bouteflika, l'homme du consensus entre les différents clans militaires et civils qui se partagent le pouvoir depuis l'indépendance, a réussi à mettre fin à la violence - au prix d'une politique de réconciliation nationale à l'efficacité incontestable. Ensuite, le super-cycle de croissance mondiale des années 2000 alimenté par la bulle immobilière aux Etats-Unis et par l'accélération concomitante de la croissance en Chine a constitué une aubaine pour l'Algérie comme pour beaucoup d'autres pays exportateurs de commodités. Cela s'est traduit par une hausse continue du prix du pétrole et du gaz, qui a bénéficié aux caisses de l'Etat algérien autant qu'à celles des holdings d'importation et aux groupes de BTP étrangers (français, turcs, chinois, etc.) sollicités pour participer à de vastes projets d'infrastructures.

Cette manne pétrolière et gazière - la deuxième dans l'histoire du pays après celle des années 1970 - a-t-elle été bien gérée ? A première vue, on serait tenté de répondre par l'affirmative. Tirant la leçon des années de crise et s'inspirant des expériences étrangères, les autorités algériennes ont mis de côté une partie des recettes pétrolières et gazières, à travers la création en l'an 2000 d'un Fonds de régulation des recettes (FRR) doté aujourd'hui de près de 80 milliards de dollars. Les réserves de change officielles atteignent quant à elles près de 180 milliards de dollars, cette accumulation étant favorisée par la politique monétaire de la Banque d'Algérie. La dette extérieure a été quasiment effacée et l'inflation a été contenue dans des limites raisonnables, ce qui est remarquable compte tenu de la croissance rapide de l'économie au cours des dix dernières années.

Toutefois, si les grands équilibres macroéconomiques ont été préservés, les problèmes structurels demeurent. Le revenu nominal par habitant exprimé en dollars a certes été triplé en dix ans, franchissant en 2011 le cap des 5.000 dollars par habitant et faisant de l'Algérie un marché attractif pour les grandes multinationales, mais ce résultat a été obtenu grâce à l'accroissement spectaculaire des recettes des hydrocarbures et à leurs effets induits (augmentation des salaires dans le secteur public, boom de la construction et de l'immobilier). En outre, la hausse rapide du revenu moyen a masqué l'apparition d'inégalités croissantes entre les insiders du système (fonctionnaires et salariés du secteur public, importateurs et distributeurs) et les outsiders (chômeurs et travailleurs de l'économie informelle). Enfin, le faible taux de participation à l'emploi (45% seulement) dissimule un chômage bien supérieur au taux officiel de 10% (et de 20% pour les jeunes et les femmes), et une forte prévalence de l'économie informelle.

La croissance de l'économie algérienne a été « boostée » par le programme d'investissement public mis en place par le gouvernement dans les années 2000. Néanmoins, sur les 155 milliards de dollars programmés sur la période 2004-2010, seuls 25 milliards ont été réellement dépensés, dans des projets emblématiques comme la construction d'un million de logements, l'autoroute Est-Ouest (1.200 kilomètres) ou le métro d'Alger. Les crédits non consommés ont été reportés dans le nouveau programme 2010-2014 d'un montant prévisionnel de 286 milliards de dollars. C'est ce nouveau programme au montant colossal, mais dont les perspectives de réalisation sont incertaines, qui nourrit l'appétit des entreprises françaises et qui sous-tend le partenariat stratégique proposé par François Hollande aux Algériens.

Mais après des années de délitement de la relation franco-algérienne, les Algériens sont aujourd'hui en position de force, et il n y a guère de doute que les entreprises françaises seront mises en concurrence avec leurs homologues des autres pays européens (Allemagne, Italie, Espagne), des Etats-Unis et des pays émergents (Chine, Turquie, Corée du Sud, Emirats Arabes, etc.).

En définitive, si les investissements dans les infrastructures permettent de lever les goulots d'étranglement qui entravent la croissance (logements, ressources en eau et en électricité, réseaux de transports), sur un programme de 300 milliards de dollars d'investissements publics, seuls quelques milliards sont destinés à la R&D et au développement des PME. Les perspectives à long terme de l'Algérie reposent sur la capacité des autorités à opérer une véritable diversification de l'économie hors des hydrocarbures, et à faire du secteur privé la locomotive de la croissance. Cela passe par un ensemble de réformes structurelles qui ont été trop longtemps ajournées, telles que la convertibilité du dinar algérien, la simplification administrative et judiciaire, et l'introduction d'incitations massives en faveur de l'investissement productif. Pour un pays qui valorise autant sa souveraineté, il est en effet paradoxal d'encourager autant les importations au détriment de la production locale.

Sortir d'une situation d'économie rentière nécessite aussi une refonte complète des mécanismes de gouvernance et l'instauration d'une culture de la transparence et de la responsabilité, adossée à une véritable capacité de contrôle et d'évaluation des politiques publiques. Or, dans son dernier rapport, l'ONG Transparency International classait encore l'Algérie parmi les pays les plus corrompus au monde, la corruption étant intimement liée à l'existence d'une rente. Les exemples de l'Indonésie ou du Mexique montrent qu'il est possible d'en sortir. Plus près de l'Algérie, les progrès du Maroc, avec le Plan Emergence qui commence aujourd'hui à porter ses fruits, sont encourageants.

Avec ses ressources humaines et naturelles considérables et sa position géostratégique privilégiée, l'Algérie présente un énorme potentiel. Mais pour se hisser au rang de puissance émergente, il faut plus que des kilomètres d'asphalte et des mètres cubes de béton. Le gouvernement algérien serait bien inspiré de libérer les initiatives individuelles et de mettre en place une stratégie cohérente de développement, conjuguant soutien à l'industrie locale et intégration régionale, dans le cadre du grand Maghreb et d'un partenariat euro-méditerranéen refondé ».

Retrouvez le blog d'Alexandre Kateb, "Nouveaux mondes, nouvelles puissances".

http://www.latribune.fr/opinions/tribunes/20121217trib000737735/pourquoi-l-algerie-n-est-pas-encore-une-puissance-emergente-.html

 

 

En Algérie, les mirages de l'argent facile !

De notre envoyé spécial Romain Rosso, avec Anis Allik, publié le 30/08/2014 à 11:47

Confronté à une jeunesse en mal d'emploi, le régime de Bouteflika achète la paix sociale à coups de crédits gratuits. Cette politique a provoqué une floraison de micro-entreprises très précaires. Le tout financé par la manne des hydrocarbures, qui commence à se tarir. 


En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/actualite/monde/afrique/en-algerie-les-mirages-de-l-argent-facile_1570803.html#42OgexDCcaKYwP4g.99

 

A la nuit tombée, dans cette banlieue d'Alger, seuls de pâles réverbères éclairent la chaussée. Dans l'ombre, sur la banquette arrière d'une voiture ordinaire, Samir (1) esquisse un sourire lorsqu'un véhicule de police passe dans la rue. "Je n'ai pas peur d'aller en prison", chuchote-t-il. En 2012, le jeune homme, âgé de 28 ans, était censé ouvrir une boulangerie.  
En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/actualite/monde/afrique/en-algerie-les-mirages-de-l-argent-facile_1570803.html#42OgexDCcaKYwP4g.99

 

Grâce à un certificat professionnel bidon et au devis d'un fournisseur véreux, il obtient alors 60000 euros de l'Agence nationale de soutien à l'emploi des jeunes (Ansej), une structure étatique qui distribue des crédits aux chômeurs créant leur micro-entreprise. Curieusement, alors que c'est la règle, personne ne vient vérifier si le matériel est bien livré. Tant mieux pour lui, car Samir ne pétrit pas la pâte à pain dès les lueurs de l'aube : il dirige un petit business de voitures d'occasion venues d'Europe et un autre de chaussures orthopédiques. 

Qu'importe si près d'un tiers des bénéficiaires ne remboursent pas leurs dettes et qu'il y ait, parmi eux, quelques brebis galeuses... Dans ce pays où 25 millions d'habitants (sur 38 millions) ont moins de 35 ans, le régime vieillissant d'Abdelaziz Bouteflika ne cesse d'encourager les jeunes à demander des crédits pour devenir "entrepreneur".  

 

Lors de sa création, en 1996, les objectifs de l'Ansej étaient de résorber le chômage, de réduire le travail au noir et de les empêcher de fuir à l'étranger. Ces derniers temps, le dispositif sert surtout à calmer la rue et à assurer la pérennité du pouvoir. "Depuis les révolutions arabes de 2011 et les manifestations de chômeurs dans le sud du pays, en 2013, l'Etat algérien multiplie les prêts quasi gratuits pour acheter la paix sociale", explique Rachid Malaoui, patron du Snapap, un syndicat autonome.  

 

Le gouvernement a réduit à zéro le taux d'intérêt, limité à presque rien l'apport personnel et allongé les délais de remboursement. Les banques publiques, de leur côté, ont reçu des instructions pour attribuer les crédits - qu'elles financent à hauteur de 70%. Les porteurs de projet sont exonérés d'impôts, pendant trois ans dans le nord du pays, dix ans dans le sud, où le chômage est plus élevé.

S'ils ne paient pas, un fonds de garantie se charge de rembourser les banques. Ce qui place les mauvais payeurs à l'abri des poursuites judiciaires... 

 

"On ne trouve plus de manœuvres"

Selon la direction de l'Ansej, 300 000 "entreprises" et quelque 730000 emplois ont ainsi été créés depuis l'origine, ce qui n'est pas négligeable. Le problème, c'est que ces sociétés sont artificielles et peu productives : la grande majorité d'entre elles se trouve dans le secteur des services, en particulier celui du transport.

 

En 2011 et en 2012, près de 1 projet sur 2 financés par l'Ansej ou le Cnac (un organisme similaire pour les chômeurs de plus de 35 ans) relève de ce domaine d'activité - ce qui représente plus de 40000 véhicules par an. Ils sont, par exemple, trois fois moins nombreux à investir dans le BTP, alors que le bâtiment crée davantage d'emplois. "Cela ne fait pas la fortune de l'Algérie, mais celle des importateurs !" peste un - véritable - chef d'entreprise. 


En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/actualite/monde/afrique/en-algerie-les-mirages-de-l-argent-facile_1570803.html#42OgexDCcaKYwP4g.99

Pour les Algériens, qui peuvent emprunter jusqu'à 10 millions de dinars (93 000 euros environ), la manne est trop belle. Munis de leur permis de conduire comme seule qualification, des dizaines de milliers de jeunes ont acheté des fourgonnettes, des minibus, des camions frigorifiques, des taxis ou des voitures pour la location. Certains se sont offert des sportives ou des 4×4 avec lesquels ils friment dans leur quartier, sans aucune intention de rembourser. D'autres ont revendu le véhicule afin de se payer un visa pour l'Europe ou le Canada.  

Le système attire aussi des Franco-Algériens de la banlieue parisienne. "Tout le monde cherche à tirer un profit maximal de la faiblesse du pouvoir en exigeant sa part de la rente pétrolière, tonne le syndicaliste Rachid Malaoui. Le gouvernement encourage l'émergence d'entrepreneurs et non de travailleurs. Résultat : on ne trouve plus de manœuvres !" L'économiste Zoubir Benhamouche dénonce une politique "populiste" : "Croire qu'un jeune chômeur sans qualification peut créer sa propre entreprise est une idée fausse."  

Les largesses de l'État

Un grand patron, bien introduit dans les cercles économiques, se fait l'avocat du pouvoir, sans être dupe : "On pourrait penser que, pour l'Algérie, l'économie et la création d'emplois et de richesse sont une priorité. Mais, pour nos dirigeants, la préoccupation principale reste la stabilité du pays. Après les souffrances qu'il a endurées durant la guerre civile des années 1990, le peuple a le droit de profiter de certaines largesses de l'Etat. 

Aujourd'hui, l'Ansej ne délivre plus d'agrément pour des véhicules. Et pour cause : l'agence a tué le marché! Mourad en sait quelque chose. Quand il dépose son dossier, à la fin de 2010, ce jeune homme timide, âgé de 28 ans, ne possède qu'un petit diplôme de technicien en informatique et une courte expérience de conducteur d'engins. "J'ai demandé un véhicule pour devenir transporteur, raconte-t-il. C'était le plus facile pour gagner de l'argent."

Il le croit à l'époque, un peu naïvement. Un an plus tard, il obtient son chèque rubis sur l'ongle, sans avoir fourni d'étude de marché ni prospecté de clients. 

Mourad achète un grand fourgon Mercedes, flambant neuf : plus de 28500 euros. Une somme faramineuse en Algérie, où le salaire minimum est de 165 euros par mois. Et un cadeau empoisonné. Car, en principe, le nouveau petit patron devrait désormais commencer à rembourser la banque. "Je n'y pense même pas, lâche-t-il, désinvolte. L'an dernier, j'ai travaillé seulement quatre mois, en effectuant quelques livraisons. Avec le coût de l'assurance et celui de l'entretien, j'ai dépensé plus que ce que je gagne."  

Cela ne va pas s'arranger : le prix des courses a été divisé par deux en raison de la concurrence. "Trop de jeunes ont acheté des fourgons, alors ils bradent leurs services, maugrée-t-il. Si ça ne marche pas, tant pis, je me mettrai en faillite. Comme on dit en arabe : mektoub ["c'était écrit"] !" 

"L'Etat dépense l'argent sans s'inquiéter du résultat"

Le destin, s'il existe, n'est pourtant pas le responsable. C'est plutôt la logique économique qui est défaillante. "L'Algérie n'a pas la culture de l'évaluation de ses politiques publiques, déplore Zoubir Benhamouche. L'Etat dépense l'argent sans s'inquiéter du résultat." Il y a quatre ans, après avoir enchaîné les petits boulots, Sofiane décide de se mettre à son compte. Grâce à l'Ansej, il achète un rétro-chargeur, un gros engin de chantier avec une pelle à l'avant et une autre à l'arrière, avec lequel il effectue des travaux de terrassement chez des particuliers. Il commence à rembourser, dès l'année suivante, 60 000 dinars (550 euros) tous les six mois.  

Seulement, dans son village de Kabylie, une région pauvre, ils sont une quinzaine de jeunes à avoir obtenu le même type de matériel... Sofiane est écœuré : "J'ai remboursé les deux tiers de ma dette en bossant dur, sans me verser de salaire ni m'accorder de vacances. C'est fini. Je n'y arrive plus." D'autant que, à l'époque où ce trentenaire a obtenu son crédit, celui-ci était assorti d'un taux d'intérêt de 2,7% - pas de 0% comme aujourd'hui. "Ce n'est pas normal, lance-t-il. Tout le monde a droit à sa part du pétrole. Mais la mienne, je la paie cher !" 

Éviter le salariat

Rafik, un garçon posé et souriant, n'a pas ce problème. Son cabinet vétérinaire est le seul à Bologhine. Depuis quatre ans, ce fils de bonne famille soigne les chats et les chiens de ce quartier populaire d'Alger. Après ses cinq ans d'études, Rafik demande 27 000 euros, toujours à l'Ansej, pour l'achat d'un équipement de radiographie, de quelques instruments médicaux et d'une fourgonnette. "Le reste, je l'ai acheté afin de minimiser mon crédit, dit-il. Je me tue à la tâche, mais c'est payant."  

Son histoire est atypique. "Nous étions seulement une dizaine, sur des milliers, à avoir un véritable projet, témoigne-t-il : un infographe, un ophtalmologue, un agronome... L'Etat propose de nombreuses formations, en menuiserie, en mécanique ou en comptabilité, mais sans succès. Les jeunes veulent travailler à leur compte tout en se levant à 10 heures du matin." 

C'est l'un des effets pervers de cette politique de l'argent facile. "Les mentalités changent, constate le sociologue Nacer Djabi.

Auparavant, chacun rêvait de devenir fonctionnaire d'Etat ou cadre dans une entreprise publique. Aujourd'hui, les jeunes veulent gagner de l'argent tout de suite en évitant le salariat." Pour l'instant, l'Etat peut se permettre de dépenser sans se soucier de l'efficacité de son action : les hydrocarbures assurent 97% des recettes d'exportations et les deux tiers des recettes budgétaires de l'Etat. Mais cela ne saurait durer. Car la rente a déjà commencé à diminuer. La fin du pétrole est évoquée pour 2025-2030. Autant dire demain, même si l'Algérie conserve d'importantes réserves de gaz. 

Le système D persiste

La plupart des experts mettent en garde : l'Etat doit cesser d'hypothéquer l'avenir. "En 2013, les recettes d'exportations des hydrocarbures ont baissé de 10%, indique l'économiste Mustapha Mekideche. Du coup, notre balance commerciale est juste à l'équilibre alors qu'elle était excédentaire de 10 milliards de dollars les années précédentes." En économie, explique-t-il, le principe de réalité s'impose à un moment ou à un autre : "La demande intérieure de l'énergie augmente de 12% par an [contre 2 à 3% pour la moyenne mondiale], cela signifie qu'à terme nous en aurons de moins en moins à mettre sur le marché international. Notre consommation va faire baisser la rente." 

Conclusion : il faut sans tarder rééquilibrer les dépenses et remettre à plat les dispositifs d'aide publique. "On distribue sans contrepartie productive, ajoute Abderrahmane Mebtoul, agrégé d'économie. Or les transferts sociaux directs et indirects représentent près de 30% du PIB, soit 70 milliards de dollars. L'Algérie, par exemple, est le pays qui subventionne le plus le carburant." Mais aussi le blé, l'huile, le pain, le café... Dans le même temps, attentif à la montée des contestations dans le monde arabe, le gouvernement a lâché du lest sur les salaires des fonctionnaires : + 25% ces deux dernières années. "Mon augmentation, je l'ai perdue dans l'inflation, nuance Kamel, qui travaille à Air Algérie. Tout cela n'est pas bon pour le pays. Moi aussi, je veux que mes enfants profitent de la rente. A ce rythme, dans vingt ans, on aura tout dilapidé." 

Amortisseur social éphémère et précaire, cette politique à courte vue est une bombe à retardement. "Nous avons longtemps été dans une économie de la rareté, souligne le sociologue Nacer Djabi. La génération d'aujourd'hui a pris de nouvelles habitudes de consommation. Si le prix du baril baisse, la situation sera plus difficile à gérer." En attendant, le système D persiste. En ces temps de crise du logement, les jeunes Algériens ont trouvé une façon originale de rentabiliser leurs fourgons : ils les louent à des couples de passage... 

(1) La plupart des prénoms ont été changés. 

 

[L’Algérie efface la dette de dix pays africains]

 

Le président de la République vient d’adresser des télégrammes aux ambassadeurs en poste dans les pays africains, les informant de la décision de l’Algérie d’annuler les dettes qu’elle détient sur quelques Etats du continent noir.

Une source diplomatique nous a précisé que les montants concernés par cette décision avoisinent les 3 milliards de dollars, selon nos sources. Le Trésor public est sollicité ainsi à nouveau pour donner une suite technique à cette décision politique pour le moins surprenante. Le Trésor public procéderait, comme à l’accoutumée, à la transformation des créances en question en vue de leur abandon en déclarant ces dettes détenues sur les pays concernés définitivement insolvables. Cependant, plusieurs maillons manquent à la chaîne reliant la décision à sa concrétisation technique : absence de concertation sur les tenants et les aboutissants d’un tel acte et défaut de débat au niveau de l’APN, une institution censée représenter le peuple.

S’il est vrai que l’Etat a eu déjà, par le passé, à se livrer à de telles pratiques, le secret demeure néanmoins entier sur le devenir de certaines contreparties dont a bénéficié l’Algérie en échange d’une opération d’abandon et/ou de transformation d’une dette. C’est le cas d’une forêt héritée par l’Algérie au Mozambique suite à une action d’effacement d’une dette détenue sur ce pays. L’Algérie, qui devait exploiter cette forêt en échange de l’abandon des créances, n’a pas estimé la mesure opportune et le mystère demeure entier sur cette forêt mozambicaine. Quelquefois, des décisions d’effacement de dettes s’accompagnent de concessions faites de bon gré au pays créanciers.

L’Algérie a bénéficié également par le passé, à titre d’exemple, d’un permis d’exploitation dans le domaine de la pêche sur les côtes mauritaniennes en échange de l’abandon d’une créance, mais n’a jamais officiellement mis à exécution ce permis d’exploitation, du moins dans ses rapports d’Etat à Etat. Mais il est tout de même difficile de vérifier, auprès des diplomates auxquels nous nous sommes adressés, si les concessions en question ont été exploitées par des privés au nom de l’Etat algérien car il existe, par moment, dans ce genre de pratiques, ce qu’on appelle dans le jargon diplomatique « les opérations triangulaires » qui consistent à faire bénéficier plusieurs parties de cet acte d’effacement de dette d’un pays par un autre Etat. C’est comme lorsqu’on rembourse une dette par le moyen d’une marchandise compensatoire. Les diplomates que nous avons interrogés se sont contentés de nous révéler ces quelques ficelles. Il y en a certainement d’autres ».

L’Algérie efface la dette de dix pays africains

http://www.jijel-echo.com/L-Algerie-efface-la-dette-de-dix.html

 

Dans notre prochaine édition, nous aborderons le chapitre sur la corruption au sein des dirigeants algériens, la famille ou le clan Bouteflika, les rivalités des clans et successions, la violation des droits de l’homme, le terrorisme islamiste ou international, la présence des militaires Américains (Marines) en Algérie et en Espagne (Andalousie), le soutien diplomatique au clan Bouteflika pendant les élections présidentielles et la facilitation de la succession et montée de Saïd Bouteflika, frère cadet du Président Bouteflika, véritable patron des services de sécurité, d’espionnage, de contre-espionnage, de répressions, d’intimidations, de chantage et de détentions illégales et illimitées.

 

[FIN DE LA PREMIÈRE PARTIE]

 

« L’IGNORANCE MÈNE A LA PEUR,

LA  PEUR MÈNE A LA HAINE,

LA HAINE CONDUIT A LA VIOLENCE,

VOILA L’ÉQUATION ! » - IBN ROCHID (AVERROÈS)


ENSEMBLE POUR UNE AFRIQUE FORTE !

TEAM G.O.D THE LIGHT!

 

Fait à Londres le 05 Novembre 2014.

 

Nick De Bessou                                                  

Juriste & Anthropologue Politique.

Président du FDRC.

[Forum pour la Démocratie et la Résolution des Crises].

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