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Blog politico-juridique

CPI-HOLLANDE-CÔTE D’IVOIRE : CHARLES BLÉ GOUDÉ / LE PROCÈS DE LA HONTE [2]!

Publié le 5 Octobre 2014 par Nick de Bessou

CPI-HOLLANDE-CÔTE D’IVOIRE : CHARLES BLÉ GOUDÉ / LE PROCÈS DE LA HONTE [2]!

 

EXCLUSIVITÉ DU FDRC !

FAUT-IL ENCORE RETENIR LA CPI COMME UNE JURIDICTION INDÉPENDANTE ET CRÉDIBLE ?

 

[DOSSIER SPÉCIAL SUR LA COUR PUNITIVE INTERNATIONALE (CPI)].

(Ames sensibles et paresseux intellectuels, s’abstenir svp).

 

[QUAND CHARLES BLÉ GOUDÉ, SUPPOSÉ ÊTRE « UN DÉSOEUVRÉ ET MILICIEN ! », DONNE UN COURS MAGISTRAL DE DROIT INTERNATIONAL ET DE GÉOPOLITIQUE AUX SUPPOSÉS JURISTES INCOMPÉTENTS NOTOIRES OU JURISTES-MÉCANICIENS DE LA CPI !]

 

L’audience de confirmation ou information de charges, dans l’affaire le Procureur de la CPI contre Charles Blé Goudé, prévue pour le Jeudi 02 Octobre 2014, date anniversaire de la descente des ivoiriens dans les rues abidjanaises (02 Octobre 2002), afin de manifester contre la prise de pouvoir par la force ou contre les tentatives de coups de force ou l’introduction des armes à feu en politique, fut un jour particulier pour l’accusé, car ce fut ce jour-là qu’il était annoncé dire sa part de vérité au monde entier, vérité pour laquelle il avait enduré toutes sortes d’humiliations, sévices, tortures et détentions tout le long de son jeune âge ou du moins depuis sa prise de fonctions à la tête du syndicat des Élèves et Etudiants, la FESCI, poste stratégique pour les étudiants eux-mêmes en termes de plateforme pour les revendications d’ordre académique et social, qui valut au concerné 9 détentions arbitraires sous le régime liberticide de l’ex Président de la Côte D’Ivoire, M. Aimé Henri Konan Bédié.

Toutes les chaines de télévision connues dans le monde entier ont fait le déplacement à la Haye sans oublier des programmes entiers réaménagés afin d’accommoder le procès en direct. Toute la diaspora avait même fait mains et pieds afin de partager le lien internet de la Cour Pénale afin que ceux qui ne pouvaient point avoir accès à un poste téléviseur, puissent suivre le procès à partir de leur ordinateur.

Chose curieuse, la Présidence de la République de Côte D’Ivoire a expressément émis des réserves ou fermes instructions quant à la nécessité de banaliser le procès et poursuivre les programmes télé longtemps prévus avant l’annonce de la date du procès. En d’autres termes, un blackout total ou une censure étatique sur la diffusion en direct ou rediffusion du procès sur les antennes nationales.

Pourquoi cet état de fait lorsque le régime génocidaire de Ouattara ayant fait mains et pieds, remué ciel et terre voire faire intervenir ALLAH (Dieu en arabe) lui-même, afin que Charles Blé Goudé soit sanctionné par l’ONU (Condamné par l'ONU le 7 février 2006, il est interdit de voyager et ses avoirs sont gelés*), traqué dans toute la sous-région pendant des années, enlevé à son domicile à Tema, Accra, Ghana le 17 Janvier 2012, en violation flagrantes des accords et traités régionaux (CEDEAO), continental (UA) et le Traité de Rome (1998), transféré manu militari en Côte D’Ivoire pour y être paradé comme un trophée de guerre, devant les petits écrans afin de contenter son bétail électoral nordiste et sous-régional, instrumentalisé et gonflé à bloc à en découdre avec le « fugitif responsable de l’Article 125 et patron de la Milice pro-Gbagbo », détenu 14 mois durant dans une cuisine au sous-sol de la DST sans aucune assistance juridique, médicale, psychologique et sans aucune autorisation de visites familiales, d’exercices physiques et sans procès, une détention préventive et punitive de 14 mois, rythmée de pressions de toutes sortes, d’abus, de sévices, de tortures de toutes sortes et finalement privé de lecture et autres activités intellectuelles, transféré à la Haye courant Février/Mars 2014, cet homme accusé d’avoir orchestré le massacre de civils et militants nordistes du parti de Ouattara, supposé patron de la Milice pro-Gbagbo et grand concepteur de « l’Article 125 » pour le compte du « plan commun », est finalement devant les Juges de la CPI afin que sa responsabilité criminelle soit située, son procès supposé apporter soulagement , justice et réparations de toutes sortes aux victimes de la crise post-électorale et du RDR, est formellement interdit de diffusion sur tout l’ensemble du territoire ivoirien ?

 

Comment peut-on expliquer pareille contradiction ou paradoxe ?

 

Ne sont-ils plus intéressés à rechercher la Justice pour les victimes afin d’apaiser leurs douleurs et cœurs, pouvant les encourager à mettre derrière eux ce triste ou tragique épisode les ayant soit endeuillés ou affectés à vie ?

Pourquoi priver tout un pays de suivre en direct ou en rediffusé le procès d’un digne fils du pays, de l’Afrique, malicieusement accusé et diabolisé, torturé, victime de toutes sortes d’abus des mois durant au sous-sol de la DST-Gestapo/lieu de tortures du génocidaire et liberticide Ouattara, françafricain, complexé congénital et constipé intellectuellement, parrain, concepteur et co-financier de la rébellion armée nordiste (MPCI/MPIGO/FAFN/FRCI), ayant endeuillé le pays depuis le 7 Décembre 1993 (date du décès du Président Félix Houphouët-Boigny, père fondateur de la nation ivoirienne et date correspondant à la première tentative de confiscation du pouvoir par le Premier Ministre Alassane Dramane Ouattara, économiste africain d’origine voltaïque, en violation flagrante de l’Article 11 ancien de la Constitution d’Août 1960), le 19 Septembre 2002 et pendant la crise post-électorale de 2010 (13,876 victimes ivoiriennes, avec 87% de victimes pro-Gbagbo), injustement détenu à la Haye, privé de toutes libertés et arbitrairement retenu en l’absence de preuves accablantes et tangibles, à des milliers de kilomètres de son pays natal ?

Que cache-t-on aux ivoiriens, aux africains, au reste du monde et surtout aux victimes du RDR ?

Y avait-il réellement des victimes nordistes durant la crise, imputables au Ministre Charles Blé Goudé ?

Est-il aussi approprié de lui imputer les victimes assassinées, décapitées et brulées vif du village d’Anonkoua-Kouté, de la centrale de la RTI à Abobo, du sergent de Police Lancina Touré, brulé vif devant sa résidence de fonction, en présence des membre de sa famille pour avoir dit à ses frères du nord au sein du Commando Invisible d’Ibrahim Coulibaly (IB), servir la République au lieu de son groupe ethnique « les Dioulas », crime commis dans la commune d’Abobo, du sergent Ibrahim Coulibaly dit IB, de Dame Mandjara Ouattara (Opératrice économique et militante zélée du RDR, s’étant immolée devant la Présidence de la République de Côte D’Ivoire le 11 Mai 2014) ou encore un plus en arrière, des gendarmes et leurs familles massacrés à Bouake, les danseuses d’Adjanou, des rebelles tels Zaga-zaga, Doh Félix, des jeunes gens, taxés de miliciens pro-Gbagbo à Yopougon-Gesco, les victimes des génocides de Petit Duekoué Carrefour, de Nahibly et à travers la zone CNO (Centre-Nord-Ouest) et les milliers de déplacés internes, destitués dont les plantations, terres et habitations furent confisquées par…une nouvelle colonie de burkinabés, compatriotes de Ouattara ?

 

Charles Blé Goudéa serait-il aussi responsable des coups et blessures sur la personne de l’honorable Kouadio Konan Bertin (KKB) lors de la campagne législative de 2012 ?

 

Charles Blé Goudé serait-il responsable de la mort des centaines de morts et militants du RDR, le 1er Janvier 2013 ?

Charles Blé Goudé serait-il responsable de l’assassinat de l’épouse et du garde de corps du Président Pascal Affi N’Guessan, Président du FPI en Mars 2014 ( ?) ?

Charles Blé Goudé serait-il responsable des assassinats à travers le pays et dans la sous-région, en ce qui concerne le décès précipité de nombreux demandeurs d’asile et réfugiés ivoiriens, totalement démunis et incapables de se nourrir, se loger, se soigner car leurs biens et avoirs pillés ou confisqués ou gelés ?  Autant de questions à l’endroit de la coalition politico-juridique Ouattara-CPI !

Que reproche-t-on réellement à ce jeune panafricain dont l’unique crime fut d’apporter son soutien à la sauvegarde et protection des institutions ivoiriennes incarnées par le Président Laurent Gbagbo ?

C’est à ce jeu de mystères et intrigues politiques qu’avait tenté de résoudre l’accusé du jour, le second prisonnier international de la Communauté dite Internationale, le Ministre Charles Blé Goudé, Président du mouvement politique panafricain, le COJEP, en ce jour du 02 Octobre 2014.

 

ENTRE AMATEURISME PROFESSIONNEL LÉGENDAIRE ET CORRUPTION INSTITUTIONNELLE :

POUVONS-NOUS ENCORE FAIRE CONFIANCE AU BUREAU DU PROCUREUR, UN BUREAU ESSENTIELLEMENT COMPOSÉ D’INCOMPÉTENTS NOTOIRES ET DE MYTHOMANES- FALSIFICATEURS DE FAITS ET CHARGES ?

Nous tenterons dans notre prochaine et dernière édition sur le sujet, d’y apporter des solutions idoines et nos ambitions pour le continent noir !

 

[HISTORIQUE DE LA CRISE POST-ÉLECTORALE IVOIRIENNE DE NOVEMBRE 2010 A AVRIL 2011] :

LES CONTRE-VÉRITÉS DU TRIO OCCIDENTAL ET SES OUTILS DE PRESSIONS, L’ONU, L’UA, L’UE, LA CEDEAO, LE FMI, LA BM, LA BAD, LA BCEAO…DISTILLÉES A TRAVERS LES ORGANES DE PRESSE OCCIDENTALE NÉGRIÈRE, SUPRÉMATISTE ET CORROMPUES A SOUHAIT :

 

« Côte d'Ivoire: deux "présidents"

Gbagbo proclamé président, Ouattara vainqueur pour l'ONU !

Fort du soutien du chef de l'armée, le président sortant a été investi samedi à la tête de la Côte d'Ivoire, à l'issue d'une victoire électorale contestée par l'opposition et la communauté internationale. 
Laurent Gbagbo, au pouvoir depuis 2000, a officiellement été investi samedi président de la République de Côte d'Ivoire, en dépit des protestations internationales.

La Côte d'Ivoire était hier soir à la croisée des chemins avec deux "présidents" rivaux, le sortant Laurent Gbagbo proclamé vainqueur de la présidentielle par le Conseil constitutionnel et Alassane Ouattara, reconnu par l'ONU et les Occidentaux comme légitimement élu.
Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-Moon, l'UE, la France et les Etats-Unis ont tour à tour félicité M. Ouattara "pour sa victoire". Ils ont demandé à M. Gbagbo de reconnaître sa défaite et de partir.

Mais au pouvoir depuis 2000, Laurent Gbagbo devait être investi dès samedi à 12H00 (locales et GMT).

Selon la télévision publique, les chefs militaires du pays lui ont fait "allégeance" dans la journée. "Nous sommes prêts à accomplir toutes les missions" qu'il nous confiera, a déclaré le chef d'état-major, le général Philippe Mangou.

M. Gbagbo a été proclamé président par le Conseil constitutionnel avec 51,45% des suffrages au second tour, le 28 novembre, contre 48,55% à son rival.

Le président du Conseil Paul Yao N'dré, l'un de ses proches, a invalidé les résultats provisoires donnés jeudi par la Commission électorale indépendante (CEI), qui créditaient l'ex-Premier ministre Alassane Ouattara d'une large victoire: 54,1% contre 45,9%.

Il l'a fait en "annulant" les votes dans une série de départements du nord, sous contrôle de l'ex-rébellion des Forces nouvelles (FN) depuis le putsch manqué de 2002, où selon le camp Gbagbo le scrutin avait été "frauduleux".

Le représentant de l'ONU en Côte d'Ivoire, Youn-jin Choi, l'a contredit. Il a assuré que le scrutin s'était "globalement déroulé dans une atmosphère démocratique" et que même si toutes les réclamations déposées par les pro-Gbagbo dans le nord étaient prises en compte, le résultat de la CEI "ne changerait pas".

La présidence ivoirienne n'a pas tardé à menacer d'expulsion le fonctionnaire onusien: "M. Choi se croit au-dessus du Conseil constitutionnel", a tonné Alcide Djédjé, conseiller de M. Gbagbo et ambassadeur ivoirien aux Nations unies, l'accusant d'être "un agent de déstabilisation" encourageant aux "violences".

Mais le chef des Nations unies Ban Ki-Moon a reconnu M. Ouattara comme vainqueur légitime, demandant "au président élu de travailler pour une paix durable, la stabilité et la réconciliation en Côte d'Ivoire".

Les quinze pays du Conseil de sécurité de l'ONU n'avaient cependant pas réussi à se mettre d'accord vendredi sur une déclaration conjointe sur la présidentielle en Côte d'Ivoire, qui pourrait intervenir samedi ou lundi, a indiqué un diplomate onusien.

http://www.humanite.fr/sites/default/files/vignettes/cote_divoire.jpg -

Fort de ces soutiens, M. Ouattara, ex-vice-président du Fonds monétaire international (FMI) âgé de 68 ans, s'est présenté comme "le président élu de la République de Côte d'Ivoire".

Le chef des FN Guillaume Soro, Premier ministre depuis l'accord de paix de 2007, lui a aussi apporté son appui. Il a rejeté les résultats du Conseil constitutionnel, condamnant en particulier l'annulation de votes du nord.

Le président des Etats-Unis Barack Obama a félicité M. Ouattara "pour sa victoire" et appelé Laurent Gbagbo à "reconnaître et respecter" ce résultat. "La Côte d'Ivoire est désormais à la croisée des chemins", a-t-il souligné.

Après le chef de la diplomatie de l'Union européenne Catherine Ashton, le président français Nicolas Sarkozy a aussi demandé à M. Gbagbo de "respecter la volonté du peuple" et adressé "ses vœux chaleureux de plein succès" au "président élu" Alassane Ouattara.

En Côte d'Ivoire comme à l'étranger, beaucoup craignaient une explosion de violence après deux semaines de fortes tensions marquées par une série d'affrontements sanglants.

Des partisans d'Alassane Ouattara ont dressé des barricades jusqu'au cessez-le-feu nocturne et brûlé des pneus dans des quartiers populaires d'Abidjan, pour protester contre la proclamation de la victoire de Laurent Gbagbo. "On nous vole notre victoire!", criait l'un d'eux.

Mais à Yopougon (ouest), fief du chef de l'Etat sortant, ses inconditionnels ont exulté aux cris de "Gbagbo président".

"On s'en fout de l'ONU, on s'en fout des Blancs", lâchaient certains, alors que la rhétorique antifrançaise reprenait de la vigueur, dans les rues et à la télévision publique.

Elu en 2000 à l'issue d'un scrutin controversé dont avaient été exclus l'ex-président Henri Konan Bédié et Alassane Ouattara, Laurent Gbagbo était resté au pouvoir en 2005 après la fin de son mandat, en invoquant la crise née de la partition du pays.

http://www.humanite.fr/user/0 -

http://www.humanite.fr/02_12_2010-c%C3%B4te-divoire-deux-pr%C3%A9sidents-459123 – Source ».

 

[COMMENTAIRE DU FDRC]:

OUATTARA EST-IL REELLEMENT LE PRESIDENT DEMOCRATIQUEMENT ELU DE LA REPUBLIQUE DE COTE D’IVOIRE ? LA PRESSE OCCIDENTALE A-T-ELLE DIT LA VERITE, TOUTE LA VERITE SUR LA CRISE POST-ELECTORALE IVOIRIENNE ?

Les media occidentaux ont réellement travesti l’histoire récente de la Cote D’Ivoire, en ventilant ou véhiculant des mensonges grossiers aux relents françafricains et suprématistes afin de dégommer un homme d’état, de très bonne moralité, généreux à souhait, père du multipartisme et  la démocratie en Côte D’Ivoire (30 Avril 1990), démocratiquement élu par l’unique volonté des ivoiriens eux-mêmes afin de le remplacer par un pantin, un plaisantin, un valet local ou caucasoïde africain, au service des intérêts de l’ancienne métropole, beaucoup plus docile et corrompu à souhait pour, qu’il puisse renverser toutes les décisions présidentielles antérieures du nationaliste Laurent Gbagbo en termes de libération du marché, les appels d’offres en lieu et place des marchés de gré à gré, la révision des contrats coloniaux ou contrats de dupes, les Accords de Défense et la présence du camp militaire français, le 43e BIMA, une force d’intimidations et de pressions sur les chefs d’état africains dans la sous-région et finalement accorder la primauté et les privilèges à l’ancienne métropole en termes d’achat et de vente des ressources naturelles, agricoles, forestières, minières et pétrolières du pays.

Ouattara ne fut jamais le choix des ivoiriens dans leur grande majorité sauf l’expression politique et manifeste de la France sarkozienne, une véritable brute politique comparable à Conan le Barbare, afin de booster l’économie de la France, en récession depuis 2008 et  incapable de faire face à ses propres prérogatives vis-à-vis de ses propres populations, de son  budget annuel, incapable de faire face à son budget communautaire ou participation au sein de l’UE des 28 et finalement incapable de maintenir son statut de leader économique sans l’apport ou l’exploitation abusive de l’Afrique contrairement  à l’Allemagne, très performante, leader économique au sein de l’UE, sans aucun pré-carré africain depuis le procès de Nuremberg (1945), et son statut de 4e  leader mondial et militaire.

Tout ce qui fut dit n’était que pure invention françafricaine afin de diaboliser un Chef d’état « récalcitrant ou hostile à l’emprise occidentale » et justifier soit son assassinat (bombardement de sa résidence par les armées de l’air franco-onusienne pendant des semaines) ou son transfèrement vers la Haye, comme ce fut le cas de ses ancêtres et devanciers africains tels le Souverain du Dahomey , Béhanzin (Né en 1844, arrêté, par le colon et Général d’armée française, Alfred Dodds, puis transféré en Martinique et finalement au Gabon ou il décède le 10 Décembre 1906 dont les vestiges et publications sont encore disponibles au Musée de l’Homme au Palais de Chaillot à Paris, France) et de l’activiste politique et visionnaire contre la colonisation et pénétration occidentale en Afrique, l’Empereur, Almamy Samory Touré ( Ne vers 1830, capturé par l’armée française le 29 Septembre 1898 à Guélémou (Côte D’Ivoire) et transféré le 2 Juin 1900 au Gabon où il décède ), tous expatriés à l’étranger par les colons afin qu’ils décèdent loin de leurs terres ancestrales.

L’histoire se répète toujours ! Sauf les acteurs différents d’une période à une autre !

Lire aussi « Au-delà de Gbagbo : L’Afrique », par Charly G. Mbock (3rd May World Press Freedom Day)

 

Pourquoi Ouattara a-t-il refusé de se soumettre à la décision du Conseil Constitutionnel de son « pays » et préféré la décision de la Commission Electorale Indépendante ( ?) [CEI], une institution à forte majorité aux mains des rebelles et alliés de Ouattara, également dirigée par M. Youssouf Bakayoko, un proche parmi les proches des Ouattara, et allié au sein du groupement politique le RHDP, pro-Ouattara, alors qu’il accusait le Conseil Constitutionnel d’être dirigé par un proche du Président Gbagbo, institution constitutionnelle, la plus haute instance juridique du pays, chargée de la confirmation de l’identité des vainqueurs aux élections présidentielles et législatives, dont la décision même mauvaise ou injuste s’impose à tous y compris aux institutions internationales en lieu et place de la CEI, une institution administrative au bas de l’échelle, comparée au Conseil ?

# Est-ce dire que seul le Président Youssouf Bakayoko est au-dessus de toute coloration politique, donc « indépendant » comme tentait de le faire croire la fameuse et hypocrite Communauté internationale dans le feu de la crise post-électorale ?

Pourquoi faire confiance à M. Bakayoko et non au Président du Conseil ? Quelle est l’institution qui primerait sur l’autre ? La CEI ou le CC ?

Pourquoi Ouattara ne s’est-il pas soumis à la décision du Conseil ? Est-il au-dessus de la loi organique du pays  ou la Constitution de 23 Juillet 2000 ou serait-il un super-ivoirien à cause de son carnet d’adresses et ses acquaintances avec les grands de ce monde ?

Pourquoi Obama, le fameux Président noir des Etats Unis d’Amérique, une véritable honte pour sa race et le continent africain, un véritable hypocrite ou un caucasoïde africain, ayant distrait ses propres frères ghanéens et africains le 11 Juillet  2009, suite à son discours dit historique au Parlement Ghanéen à Accra :

« Nous devons partir du principe qu’il revient aux Africains de décider de l’avenir de l’Afrique.

Je dis cela en étant pleinement conscient du passé tragique qui hante parfois cette partie du monde. Après tout, j’ai du sang africain dans les veines, et l’histoire de ma famille englobe aussi bien les tragédies que les triomphes de l’histoire de l’Afrique dans son ensemble.

Certains d’entre vous savent que mon grand-père était cuisinier chez des Britanniques au Kenya, et bien qu’il fût un ancien respecté dans son village, ses employeurs l’ont appelé « boy » pendant la plus grande partie de sa vie. Il était à la périphérie des luttes en faveur de la libération du Kenya, mais il a quand même été incarcéré brièvement pendant la période de répression. Durant sa vie, le colonialisme n’était pas simplement la création de frontières artificielles ou de termes de l’échange inéquitables ; c’était quelque chose que l’on éprouvait dans sa vie personnelle jour après jour, année après année.

Mon père a grandi dans un tout petit village où il gardait des chèvres, à une distance impossible des universités américaines où il irait faire des études. Il est devenu adulte à un moment de promesse extraordinaire pour l’Afrique. Les luttes de la génération de son propre père ont donné naissance à de nouveaux États, en commençant ici au Ghana. Les Africains s’éduquaient et s’affirmaient d’une nouvelle façon. L’histoire était en marche.

Toutefois, malgré les progrès obtenus - et il y a eu des progrès considérables dans certaines parties de l’Afrique - nous savons aussi que cette promesse est encore loin de se réaliser. Des pays tels que le Kenya, dont le revenu par habitant était supérieur à celui de la Corée du Sud lorsque je suis né, ont été fortement distancés. Les maladies et les conflits ont ravagé plusieurs régions du continent africain.

Dans de nombreux pays, l’espoir de la génération de mon père a cédé la place au cynisme, voire au désespoir. Certes, il est facile de pointer du doigt et de rejeter la responsabilité de ces problèmes sur d’autres. Il est vrai qu’une carte coloniale qui n’avait guère de sens a contribué à susciter des conflits, et l’Occident a souvent traité avec l’Afrique avec condescendance, à la quête de ressources plutôt qu’en partenaire. Cependant, l’Occident n’est pas responsable de la destruction de l’économie zimbabwéenne au cours des dix dernières années, ni des guerres où des enfants sont enrôlés comme soldats. Durant la vie de mon père, ce sont en partie le tribalisme et le népotisme dans un Kenya indépendant qui, pendant longtemps, ont fait dérailler sa carrière, et nous savons que cette forme de corruption est toujours un fait quotidien de la vie d’un trop grand nombre de personnes.

Or, nous savons que ce n’est pas là toute l’histoire. Ici au Ghana, vous nous montrez un aspect de l’Afrique qui est trop souvent négligé par un monde qui ne voit que les tragédies ou la nécessité d’une aide charitable. Le peuple ghanéen a travaillé dur pour consolider la démocratie, au moyen de passages pacifiques répétés du pouvoir, même à la suite d’élections très serrées.

Et à cet égard, je voudrais dire que la minorité mérite tout autant de louanges que la majorité. Grâce à une meilleure gouvernance et au rôle de la société civile naissante, l’économie ghanéenne a enregistré un taux de croissance impressionnant.

Ce progrès ne possède sans doute pas l’aspect dramatique des luttes de libération du XXe siècle, mais que personne ne s’y trompe : il sera, en fin de compte, plus significatif.

Car de même qu’il est important de se soustraire au contrôle d’une autre nation, il est encore plus important de se forger sa propre nation.

C’est pourquoi je suis convaincu que la période actuelle est tout aussi prometteuse pour le Ghana et pour l’Afrique que celle pendant laquelle mon père est devenu adulte et que de nouveaux États sont apparus. C’est une nouvelle période de grande promesse. Seulement cette fois-ci, nous avons appris que ce ne seront pas de grandes personnalités telles que Nkrumah et Kenyatta qui décideront du destin de l’Afrique. Ce sera vous, les hommes et les femmes du Parlement ghanéen et le peuple que vous représentez. Ce seront les jeunes, débordant de talent, d’énergie et d’espoir, qui pourront revendiquer l’avenir que tant de personnes des générations précédentes n’ont jamais réalisé.

Maintenant, pour réaliser cette promesse, nous devons tout d’abord reconnaître une vérité fondamentale à laquelle vous avez donné vie au Ghana, à savoir que le développement dépend de la bonne gouvernance. C’est l’ingrédient qui fait défaut dans beaucoup trop de pays depuis bien trop longtemps. C’est le changement qui peut déverrouiller les potentialités de l’Afrique. Enfin, c’est une responsabilité dont seuls les Africains peuvent s’acquitter.

Quant aux États-Unis et au reste de l’Occident, notre engagement ne doit pas se mesurer uniquement à l’aune des dollars que nous dépensons. Je me suis engagé à augmenter fortement notre aide à l’étranger, ce qui correspond à l’intérêt de l’Afrique et à celui des États-Unis. Toutefois, le véritable signe de réussite n’est pas de savoir si nous sommes une source d’aide perpétuelle qui aide les gens à survivre tant bien que mal, mais si nous sommes des partenaires dans la création des capacités nécessaires pour un changement transformateur.

Cette responsabilité mutuelle doit être le fondement de notre partenariat. Aujourd’hui, je parlerai tout particulièrement de quatre domaines qui sont essentiels pour l’avenir de l’Afrique et de tous les pays en développement : la démocratie, les possibilités économiques, la santé et le règlement pacifique des conflits.

Premièrement, nous devons soutenir les démocraties puissantes et durables.

Comme je l’ai dit au Caire, chaque nation façonne la démocratie à sa manière, conformément à ses traditions. Mais l’histoire prononce un verdict clair : les gouvernements qui respectent la volonté de leur peuple, qui gouvernent par le consentement et non par la coercition, sont plus prospères, plus stables et plus florissants que ceux qui ne le font pas.

Il ne s’agit pas seulement d’organiser des élections - il faut voir ce qui se passe entre les scrutins.

La répression revêt de nombreuses formes et trop de pays, même ceux qui tiennent des élections, sont en proie à des problèmes qui condamnent leur peuple à la pauvreté. Aucun pays ne peut créer de richesse si ses dirigeants exploitent l’économie pour s’enrichir personnellement, ou si des policiers peuvent être achetés par des trafiquants de drogue. Aucune entreprise ne veut investir dans un pays où le gouvernement se taille au départ une part de 20 %, ou dans lequel le chef de l’autorité portuaire est corrompu. Personne ne veut vivre dans une société où la règle de droit cède la place à la loi du plus fort et à la corruption. Ce n’est pas de la démocratie, c’est de la tyrannie, même si de temps en temps on y sème une élection çà et là, et il est temps que ce style de gouvernement disparaisse.

En ce XXIe siècle, des institutions capables, fiables et transparentes sont la clé du succès - des parlements puissants et des forces de police honnêtes ; des juges et des journalistes indépendants ; un secteur privé et une société civile florissants, ainsi qu’une presse indépendante. Tels sont les éléments qui donnent vie à la démocratie, parce que c’est ce qui compte dans la vie quotidienne des gens.

Les Ghanéens ont à maintes reprises, préféré le droit constitutionnel à l’autocratie, et ont fait preuve d’un esprit démocratique qui permet à leur énergie de se manifester. Nous le voyons dans les dirigeants qui acceptent la défaite gracieusement - le fait que les concurrents du président Mills se tenaient là à ses côtés lorsque je suis descendu de l’avion en dit long sur le Ghana - et dans les vainqueurs qui résistent aux appels à l’exercice de leur pouvoir contre l’opposition de manière injuste. Nous voyons cet esprit se manifester dans les journalistes courageux comme Anas Aremeyaw Anas, qui a risqué sa vie pour relater la vérité. Nous le voyons dans des policiers comme Patience Quaye, qui a contribué à faire traduire en justice le premier trafiquant d’êtres humains au Ghana. Nous le voyons dans les jeunes qui s’élèvent contre le népotisme et qui participent à la vie politique.

Dans toute l’Afrique, nous avons vu de multiples exemples de gens qui prennent leur destinée en main et qui opèrent des changements à partir de la base. Nous l’avons vu au Kenya, où la société civile et le secteur privé se sont unis pour aider à stopper la violence postélectorale. Nous l’avons vu en Afrique du Sud, où plus des trois quarts des citoyens ont voté dans la dernière élection, la quatrième depuis la fin de l’apartheid. Nous l’avons vu au Zimbabwé, où le Réseau de soutien au vote a bravé la brutale répression pour faire valoir le principe selon lequel le droit de vote d’un citoyen est sacré.

Alors ne vous y trompez pas : l’histoire est du côté de ces courageux Africains, et non dans le camp de ceux qui se servent de coups d’État ou qui modifient les constitutions pour rester au pouvoir. L’Afrique n’a pas besoin d’hommes forts, mais de fortes institutions.

L’Amérique ne cherchera pas à imposer un système quelconque de gouvernement à aucune autre nation. La vérité essentielle de la démocratie est que chaque nation détermine elle-même son destin. Ce que fera l’Amérique, en revanche, ce sera d’accroître son aide aux personnes et aux institutions responsables, en mettant l’accent sur l’appui à la bonne gouvernance (…) ».

Les ivoiriens devront poser la question à notre fameux champion et représentant de la cause noire ou des africains au sommet de l’exécutif américain :

Est-il satisfait des performances de son poulain, le valet local Ouattara le Voltaïque, qu’il a aidé à MILITAIREMENT installer au pouvoir en contradiction flagrante avec les aspirations et la volonté des ivoiriens et leur acte civique d’Octobre et de Novembre 2010, depuis lors, soit le 11 Avril 2011, victimes du martyr, de toutes sortes d’abus, d’humiliations, de violations flagrantes des Droits de l’homme, de massacres, de génocides, d’assassinats programmés, d’arrestations arbitraires, de détention illégale et illimitée, d’insécurité galopante, de cherté de la vie, du chômage ethnique et technique (3 millions de demandeurs d’emploi depuis le 11 Avril 2011), totalement démunis, avec tous leurs biens, avoirs, plantations, terres, habitations soit confisqués ou gelés ou illégalement attribués aux nouveaux colons burkinabés, occupant et repeuplant illégalement l’Ouest du pays, les forets classées, et finalement profitant de la citoyenneté ivoirienne sans même faire la demande expresse ou satisfaire les critères mais uniquement sur la base de leur soutien tacite et participation à la rébellion nordiste de Septembre 2002 et la guerre civile de Mars/Avril 2011.

Êtes-vous satisfait M. le Président, d’avoir finalement « instauré la Démocratie en Côte D’Ivoire » après avoir dégommé le « tyran » Gbagbo ? Les ivoiriens sont-ils mieux lotis ou inscrits à la bonne enseigne sous Ouattara le tyran-génocidaire, le chouchou des occidentaux qu’ils ne le furent sous l’administration Gbagbo, taxée de xénophobe, d’anti-français et de criminels de toutes sortes à savoir « crimes économiques, crimes contre l’humanité et génocides » ?

Nous attendons impatiemment la tentative de réponses de « notre frère Obama, le gendarme du monde » !

Nous sommes réellement nos propres bourreaux ! Quelle stupidité ou quelle naïveté !

Est-ce faire preuve d’appartenance à l’espèce humaine ou une espèce hybride, donc humanoïde et dans le cas express de caucasoïde africain ou d’aliénés culturels ? Le débat est ouvert à tous y compris les afrocentristes et autres experts sur l’Afrique !

Qui sommes-nous réellement ?

Des Humains donc pensants OU des Humanoïdes donc des robots répondant uniquement aux commandes du Maitre et Inventeur ?

 

La bêtise humaine africaine à son paroxysme ou comment le NOIR AFRICAIN est devenu le véritable bourreau de sa propre race et de ses propres populations :

 

« Déclaration - Résultats de l’élection présidentielle en Côte d’Ivoire : le conseil constitutionnel n’a pas dit le droit !

http://news.abidjan.net/h/383199.html?n=383199 - Source 

Comme nous l’écrivions dans notre déclaration datée du 6 décembre 2010,

« … Le Conseil Constitutionnel n’a pas été juge des élections mais partisan de Laurent Gbagbo ». Avant d’analyser les résultats provisoires issus des urnes tels que proclamés par la commission électorale Indépendante (CEI) d’une part et d’autre part la décision du Conseil Constitutionnel, organe chargé de donner les résultats définitifs, nous résumons en quelques lignes les accords politiques signés entre les deux clans des hauts bourgeois, les houphouétistes de Ouattara et Bédié et les refondateurs de Gbagbo Laurent, sous la houlette de l’impérialisme international en particulier de l’impérialisme français. 
Les accords de Linas Marcoussis signés en 2003 à Paris, sur les conseils de l’impérialisme français ont contraint les deux clans des hauts bourgeois ivoiriens à partager le pouvoir avec la participation des rebelles qui se sont trouvés du coup légitimés.

Ce processus conduira avec les résolutions successives à mettre la Côte d’Ivoire sous la surveillance de l’ONU, ôtant ainsi à notre pays sa souveraineté nationale. A l’heure actuelle, plus de 10 000 soldats étrangers sont présents sur le sol ivoirien avec un contingent de l’armée française de plus de 900 hommes.

Cet accord et les accords suivants, signés à Accra, Pretoria, Ouagadougou, ont défini le cadre des élections et les contorsions politico-juridiques à faire à savoir : la conservation en l’état d’une constitution antidémocratique et confligène qui a conduit à la guerre. Les accords de Pretoria en particulier ont prévu la certification des élections par l’ONU, plaçant ainsi la Côte d’Ivoire sous une sorte de protectorat ONUSIEN qui ne dit pas son nom. Les accords n’abrogent pas explicitement la constitution, mais comportent des clauses qui remettent en cause des dispositions de la constitution et du code électoral. Les protagonistes ont tous fait semblant de ne pas voir cette superposition de normes juridiques.

Ceux qui se lamentent aujourd’hui sur les atteintes à la souveraineté doivent savoir qu’ils sont complices de ces atteintes. Lorsque des accords signés sous les auspices de l’ONU et revêtus de la signature du président de la république, sont opposés à des dispositions constitutionnelles et que les constitutionnalistes du pouvoir ne disent rien il devient, après coup, difficilement défendable d’évoquer la souveraineté.

D’ailleurs, une des dispositions de l’actuelle constitution monarchiste ne donne-t-elle pas le pouvoir au président de la République de prendre des décisions au-dessus de la constitution ?

Le président de la république a signé pour que la certification soit au-dessus de la décision du conseil constitution, c’est cela la réalité. Chaque fraction de hauts-bourgeois ivoiriens, celle de Gbagbo compris, comptait au final sur l’arbitrage favorable des puissances impérialistes par le truchement des fonctionnaires de l’ONU. Celles-ci ont choisi d’appuyer le camp Ouattara. 
 

L’expression massive des peuples de Côte d’Ivoire lors de l’élection présidentielle constitue une sanction contre le jeu de cache-cache sur leur dos, mais aussi le signe de leur volonté de mettre fin à la crise due aux politiques pro-impérialistes des hauts bourgeois. Le taux de participation au 1er tour, le 31 octobre a été de 84 %.

Les suffrages exprimés au premier tour sont les suivants : 1,7 millions de voix pour Gbagbo Laurent, 1,4 millions pour Ouattara Alassane, et 1,1 millions pour Konan Bédié. Lors du 1er tour, les résultats cumulés dans les régions du nord et du centre (Savanes, Vallée du Bandama, Worodougou) sont les suivants : Gbagbo Laurent 53 000, Ouattara Alassane 476 000, Konan Bédié 130 000. Ces résultats ont été acceptés par tous, déclarés par la CEI, proclamés par le conseil constitutionnel et certifiés par l’ONU. 
 

Au 2ème tour, comme au premier tour, des empêchements de vote, des affrontements ont eu lieu dans certains bureaux de vote dans ces régions du nord et du centre, mais aussi dans les régions du centre ouest et de l’ouest. Ces bureaux de vote en cause dans toutes ces régions ont été identifiés par les observateurs électoraux et les agents de l’ONUCI.

Le lundi 29 novembre 2010, tous les protagonistes ont déclaré que malgré ces cas, le scrutin reflétera globalement l’expression de la volonté populaire.
 

Contre toute attente, la proclamation des résultats provisoires par la CEI est bloquée par les représentants de Gbagbo jusqu’à ce que le délai imparti à la CEI soit épuisé, soit jusqu’au mercredi 1er décembre 2010 à minuit. Alors entre en jeu le Conseil Constitutionnel qui proclame à peu près les mêmes résultats détaillés que la CEI, résultats du reste conformes aux résultats du premier tour, mais invalide tous les votes des trois régions du nord et du centre ci-dessus mentionnés au motif qu’il y a eu « empêchement de vote, violence, affrontements, bourrage des urnes, etc.).

En l’espace d’une journée, notre juge des élections a pu examiner les 20 000 procès-verbaux et a pu analyser les contentieux dans tous les bureaux de vote des 3 régions mentionnées (plus de 2 500 bureaux de vote) et conclure à leur annulation.

Rappelons qu’au 1er tour, Ouattara seul a distancé Gbagbo, de plus de 400 000 voix dans ces trois régions. Curieusement le Conseil Constitutionnel donne Gbagbo vainqueur au 2ème tour après invalidation des 400 000 voix. 
 

Non ! Le juge des élections n’a pas dit le droit, il n’a pas défendu l’expression de la volonté populaire fondement des élections démocratiques. Le FPI a organisé l’invalidation des résultats du Nord et du centre, a organisé le blocage des travaux de la CEI pour la rendre forclose. Comptant sur le fait que le verdict du Conseil Constitutionnel est sans appel, il l’a actionné pour attribuer la victoire à Laurent Gbagbo, réalisant ainsi un hold-up électoral. Une institution de la république qui ne respecte pas la volonté populaire et qui est au service d’un camp dans une élection ne peut mériter respect même si elle se nomme conseil constitutionnel.
 

L’évocation de la souveraineté par ceux qui bradent la souveraineté n’est qu’un prétexte pour maintenir frauduleusement Gbagbo au pouvoir contre la volonté populaire. Le pouvoir de Gbagbo est un des symboles de la négation de la souveraineté de la Côte d’Ivoire en dépit des affirmations contraires des tenants de ce pouvoir.

Il a été acquis en octobre 2000 grâce à l’appui du gouvernement français. Entre 2003 et maintenant Gbagbo a signé en vertu du fameux article 48 à relents monarchistes de la constitution des accords qui nient la constitution, qui mettent le conseil constitutionnel lui-même sous les ordres du secrétaire général de l’ONU.

Il est difficile de vouloir s’accrocher à la souveraineté après l’avoir bradé.
Sous le pouvoir Gbagbo, l’essentiel de l’économie ivoirienne (électricité, eau, gaz, transports, imports-exports, pétrole) est aux mains des entreprises impérialistes, françaises en particulier, en vertu de contrats léonins. L’impérialisme français a simplement décidé de changer de pion. C’est ce qui explique qu’il mobilise en ce moment la « communauté internationale » pour « défendre la souveraineté populaire » en Côte d’Ivoire.

Alassane Ouattara est le nouveau pion préféré dans l’espoir que la réunification des partis politiques houphouétistes ramènera la stabilité propice aux affaires. 
 

Le Parti Communiste Révolutionnaire appelle les peuples à dire non à l’imposture de Laurent Gbagbo, non aux violences postélectorales attisées par le camp Gbagbo, violences qui ont déjà fait des dizaines de morts. Il les appelle à se mobiliser contre la guerre réactionnaire qui se profile à l’horizon, contre l’immixtion des puissances impérialistes. Le Parti Communiste Révolutionnaire de Côte d’Ivoire estime que c’est la seule voie pour faire des pas décisifs vers le pouvoir du peuple, socle d’une république démocratique indépendante et moderne.
 

Abidjan le 9 décembre 2010

Parti Communiste Révolutionnaire de Côte d’Ivoire ».

 

La bêtise humaine africaine version du Secrétariat des Nègres de Salon (NDS) et Négresses de Service (NDSs), chargé de la désinformation, propagande occidentale et suprématiste et de la diabolisation/dénigrements des nationalistes et souverainistes africains : Abidjan.net**

 

« Situation des droits de l’homme à Abidjan

Précision préalable

Ce rapport n’est qu’une première étape d’une série de plusieurs rapports à venir
Cette recherche n’est pas exhaustive sur la situation des droits de l’Homme. Pour des questions relatives au déficit de moyens financiers et à la sécurité des chercheurs, certaines situations et informations n’ont pas pu être documentées, notamment à Abidjan dans les communes d’Abobo, de Koumassi et de Yopougon. Il est aussi à relever la réticence, la peur et le traumatisme qui hante certaines victimes. 

C’est également la raison pour laquelle la période considérée pour cette enquête commence à partir de Mars-Avril 2011 et ne prend pas en compte la période antérieure (celle-ci ayant déjà fait l’objet d’une recherche. Pour ces mêmes raisons, certaines questions thématiques et catégorielles n’ont pu être abordées (atteintes aux droits des femmes et des enfants). 
 

En outre, ce rapport ne reprend pas des faits notoirement connus tels que les tueries de sept femmes à Abobo, l’assassinat su Sergent-chef ‘’IB’’, l’assassinat de Yves Lamblin et trois de ses collaborateurs au Novotel, du meurtre du ministre Désiré TAGRO, des massacres à Anonkoua-Kouté

Enfin, les allégations de massacres et de nombreuses tueries à l’ouest, au centre ouest et au sud-ouest du pays feront l’objet d’un autre rapport qui paraîtra dans deux mois.

MÉTHODOLOGIE

Le présent document présente des faits recueillis en un mois et demi par une équipe de chercheurs de l’APDH, aux moyens de témoignages, d’aveux, de photographies, de constatations, d’enquêtes de terrain et d’analyses. Les informations reçues ont été croisées avec des éléments extérieurs tels que les rapports et communiqués d’ONG internationales dont Amnesty international, human Rights Watch et la FIDH, ainsi que des rapports partiels d’autres ONG nationales.

CONTEXTE

Les violences survenues suite à l’élection présidentielle contestée de novembre 2010 ont entraîné la plus grave crise humanitaire et des droits humains qu’ait connus la Côte d’Ivoire depuis la partition de facto du pays en septembre 2002, suite à la rébellion armée. Des centaines de personnes ont perdu la vie, souvent uniquement sur la base de critères ethniques ou d’affiliations politiques présumées. Des femmes et des adolescentes ont été victimes de violences sexuelles, y compris de viols, et des centaines de milliers de personnes ont été contraintes de fuir leurs domiciles pour trouver refuge dans d’autres régions de la Côte d’Ivoire ou dans les pays voisins, notamment au Libéria et le Ghana.
A Abidjan, capitale économique du pays, des centaines de personnes ont dû se déplacer pour fuir les exactions, violations et atteintes aux droits humains qui ont continué à être perpétrées par les deux parties, avant et après l’arrestation de l’ancien Président Laurent Gbagbo. 

Dans les communes de Yopougon et d’Abobo (particulièrement touchées par les violences), de nombreuses violations et atteintes aux droits de l’Homme ont été commises, impliquant les forces loyales à l’ancien président Laurent Gbagbo, appuyées par les miliciens, des personnes se réclamant des ‘’jeunes patriotes’’ et les mercenaires libériens pros Gbagbo d’une part ; et les Forces républicaines de Côte d’Ivoire créées par le président Alassane Ouattara, appuyées par les milices Dozos (chasseurs traditionnels en provenance du nord de la Côte d’ivoire et de ses pays frontaliers), d’autre part.

Dans la période de Février à Mai 2011, les mercenaires et miliciens libériens pro Gbagbo ont commis des crimes graves (exécutions sommaires, disparitions forcées, charniers, viols…) dans la commune de Yopougon sur des populations civiles, avant leur départ vers le Sud-Ouest de la Côte d’Ivoire, où ils ont également commis des exactions. C’est notamment le cas dans les départements de Lakota, Sassandra, Fresco, Méagui, Soubré, et à la frontière du Libéria. 

Depuis leur départ de la Commune de Yopougon en Mai dernier, la ville d’Abidjan est sous le contrôle des FRCI. Il est constant jusqu’à ce jour de constater des exactions, des violations et atteintes aux Droits de l’Homme impliquant cette force, sur les populations civiles en général, et sur les partisans présumés ou avérés de l’ancien président Gbagbo en particulier. 

L’ancien président Gbagbo, ainsi que de bon nombre de ses proches sont détenus pour la plupart dans le nord du pays (Korhogo, Bouna, Odienné), et pour certains à l’Hôtel Pergola (Abidjan-Biétry). Ils sont interdits de visite et de communication. 

Selon Amnesty international, leurs conditions de détention laissent à désirer et ne seraient pas conforme aux règles du droit international.

L’ONUCI (qui a pu les rencontrer) affirme que les conditions de détention de certaines de ces personnes ne seraient pas bonnes.
 

A ce jour, sur toute l’étendue du territoire, un seul tribunal de première instance (celui d’Abidjan) fonctionne sur les neuf que compte la Côte d’ivoire. La majorité des maisons d’arrêt et de correction sont hors service, à l’exception de celle d’Abidjan qui vient de rouvrir ses portes. Subséquemment, les activités de police judiciaire dans les commissariats de police et les brigades de gendarmerie sont au ralenti, sinon inexistantes. De fait, ces activités sont en général menées par les FRCI. Ce qui rajoute au sentiment d’insécurité et de peur chez certaines populations.

Des partisans de Laurent Gbagbo, des militaires ou des personnes supposées proches de son régime, ont eu leurs avoirs gelés depuis plus de quatre mois, sans communication préalable. D’autres encore ont été dépossédés de leurs biens et leurs domiciles sont toujours assiégés par des éléments se réclamant des FRCI.

Pendant ce temps, aucun des partisans et des forces militaires loyales au Président Alassane OUATTARA n’a été inquiété par la justice, alors même que plusieurs rapports d’ONG nationales et internationales, ainsi que des témoignages de victimes mettent certains d’entre eux en cause dans des crimes massifs, notamment des chefs militaires.

Les nouvelles autorités Ivoiriennes se sont engagées dans une politique de réconciliation de tous les enfants de la Côte d’Ivoire et surtout de lutte contre l’impunité. Mais sur le terrain, les exactions continuent de se perpétrer, impliquant les forces de l’ordre et des milices armées. Dans ce climat d’insécurité, les libertés de manifestation et d’association politiques sont également d’application difficile.

Par ailleurs, cette situation de crise a subséquemment entraîné des problèmes d’ordre social à Abidjan et sur tout le territoire, notamment sur le bien-être et le niveau de vie des habitants. 

Les informations et témoignages recueillis par l’APDH montrent clairement que toutes les parties au conflit ont commis des crimes au regard du droit international, notamment des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité. Au surplus, malgré la relative accalmie qui règne dans le pays, des exactions continuent de se perpétrer sur des populations civiles.

I. ATTEINTES ET VIOLATIONS IMPUTABLES AUX PARTISANS ET FORCES PROCHES DE L’ANCIEN PRÉSIDENT LAURENT GBAGBO

TORTURE ET EXÉCUTIONS SOMMAIRES
ABIDJAN-YOPOUGON : 

Dans la période de crise post-électorale plusieurs exactions ont été commises par les miliciens et mercenaires pro Gbagbo à Yopougon. Principalement, de l’arrestation de l’ancien Président Laurent Gbagbo le 11 Avril 2011 jusqu’au départ des miliciens et mercenaires libériens de la commune de Yopougon, plusieurs personnes ont trouvé la mort. Parmi ces victimes, on trouve des personnes accusées systématiquement d’être des ‘’rebelles’’ parce qu’elles sont originaires du nord du pays ou des pays frontaliers au nord, ou encore parce qu’elles sont connues comme étant des militants du RHDP (regroupement politique de l’actuel Président Ouattara). 

A ces catégories de personnes, il faut ajouter les personnes provenant des ethnies le plus couramment retrouvées dans le camp RHDP (Baoulé, Dioula, Yacouba), comme ce fut le cas à Yopougon ‘’Koweït’’ et ‘’camp militaire’’. Le samedi 23 Avril, 2011 de 14 Heures à 18 heures, les habitants du sous quartier Chapouly de Yopougon- Camp militaire ont reçu la visite des miliciens et mercenaires pro- Gbagbo. Ces derniers procédaient à des contrôles d’identité en faisant du porte à porte à la recherche des populations Dioula, Baoulé et Yacouba. 

« J’ai été victime moi-même, ils ont pris ma carte d’identité et quand celui qui l’a prise a vu mon nom à consonance baoulé, il a dit « voici un », ils m’ont demandé de leur donner de l’argent sinon ils vont m’emmener à leur base et là je payerai de ma vie comme ces quelques dix personnes qui étaient déjà dans le véhicule pick-up. Ce que j’ai fait sans hésiter », nous a confié un témoin du nom de L.K. Ces populations ont été prises à partie pour «avoir voté pour le candidat du RHDP » comme le disaient les miliciens et autres mercenaires pro Gbagbo. 

D’autres ont été victimes de pillages et ont été tués par la suite. 

C’est le cas de Monsieur D.M. menuisier professionnel, entrepreneur et père de 19 enfants. C’était le lundi 11 avril 2011 de 16h 55à 18h 45 à Yopougon Nouveau bureau que Mr Doumbia Mamadou et sa famille ont reçu la visite de personnes identifiées comme étant des miliciens ivoiriens et mercenaires libériens au nombre de huit (08) éléments dont une femme qui habitait le quartier, selon notre source qui était lui-même présent au domicile de Mr DB lors des événements.

Lorsqu’ils ont frappé au portail, c’est l’un des fils de Mr DB qui est allé ouvrir. Ayant regardé par les perceurs du portail, il aperçut des hommes en tenue et en armes. Il est retourné à l’intérieur pour tenir informé son père qui, après avoir reçu l’information est rentré dans sa chambre. Comme ils mettaient du temps à ouvrir le portail, les agresseurs ont menacé de le tuer tous au cas où ils ouvriraient eux même le portail pour entrer dans l’habitation. Ensuite ils ont tiré sur le portail. Mr DM et ses enfants ont enfin obtempéré après que les tirs aient cessés. Les agresseurs sont donc entrés au salon où ils ont réuni tout le monde. Entre temps, notre source et les grands fils de Mr DM avaient déjà sauté la clôture pour descendre dans la cours voisine qui est une école. C’est de là donc qu’ils ont suivi toute la scène. Les agresseurs ont demandé à Mr DM de leur donner la somme de un million (1000.000 FCFA), somme qu’il ne possédait pas. Il n’a pu réunir avec ses épouses que la somme de huit cent mille franc (800.000 frs). Les miliciens lui ont tiré deux balles dans les deux cuisses parce que l’argent était insuffisant. Ensuite, ils ont tiré une balle dans la tête devant ses femmes et ses enfants. Il faut noter qu’une de ses femmes était enceinte. Enfin ils ont emporté de nombreux biens dont une télévision, des portables et Ies téléphones avant de quitter les lieux. Mr D.M. a été enterré dans sa propre cours par ses enfants et notre source.

Brûlage d’Hommes vifs par des partisans pro-Gbagbo

Dans cette même période, plusieurs autres personnes ont été victimes d’une autre catégorie de crimes : le brûlage vif de prétendus ‘’rebelles’’ par des personnes identifiées comme des jeunes patriotes pros Gbagbo, et de mercenaires et miliciens. Cette pratique est couramment appelée ‘’l’article 125’’ (pétrole 100F, allumettes 25F). 

Le carrefour Koweït à Yopougon a été le théâtre de plusieurs scènes de ce genre puisqu’environ 20 personnes y ont été brûlées, vives pour la plupart. Notre équipe a interrogé plusieurs riverains qui ont confirmé la véracité de ces faits. Une d’entre elles affirme avoir été obligée de quitter le quartier pour ne plus avoir à supporter la vue et les odeurs pestilentielles de restes humains calcinés quasiment au quotidien. 
Il faut noter que ces actes ont quelquefois été perpétrés au vu et au su des forces de défense et de sécurité. (vidéos disponibles et permettant d’identifier clairement les responsables).

Ainsi, le 24 février 2011, deux personnes ont été tuées et brulées vives à Yopougon quartier GESCO et le 28 février, deux autres personnes ont été tuées dans les mêmes circonstances à Yopougon au carrefour du lycée professionnel.

Les restes mortels d’Une des 2 personnes tuées et brûlées au lieu de GESCO à Yopougon le 24 février 2011.

2 sympathisants pro-Ouattara tués et brûlés au carrefour du lycée professionnel dans le quartier de Yopougon le 28 février 2011


Charnier fait par les miliciens et mercenaires proches de Laurent Gbagbo
YOPOUGON YAOSSEHI

Pendant la période partant du 11 avril 2011, date de l’arrestation de l’ex-Président de la république Mr Laurent Gbagbo, à la mi-mai 2011, de nombreuses exactions ont été commises par les miliciens et mercenaires pro-Gbagbo, notamment dans le sous-quartier dit YAOSEHI à Yopougon. Ce sous quartier est situé en face de l’antenne Côte d’Ivoire Telecom de Yopougon. Selon les propos et témoignages recueillis par notre équipe, les miliciens auraient fait plus de vingt-huit victimes, à majorité ressortissants du nord du pays et des pays frontaliers du nord de la Côte d’Ivoire. Ils accusaient ces derniers d’avoir soutenu le camp Ouattara.

Après ce premier massacre, un charnier fut constitué. L’on a du mal à s’accorder sur le nombre de corps qui le composent. D’aucuns parlent de vingt-huit pendant que d’autres parlent de quarante. Mais sur les dix témoins interrogés, huit se sont accordés sur les quarante corps car selon eux, le jour même où les riverains creusaient cette fosse commune pour enterrer les siens, les miliciens sont revenus pour la deuxième fois et ont fait d’autres victimes dont certains parmi ceux qui creusaient. 

Toute chose qui a évidemment augmenté le nombre de corps dans la première et plus grande fosse. Après cette fosse, il y en a eu dix autres encore qui, elles contiennent environ cinq corps chacune, ce qui veut dire qu’ils sont revenus et en ont fait plusieurs autres victimes. Il faut dire que ce que nous avons vu traduit de façon évidente le caractère atroce et macabre de ces exactions commises sur les populations de ce quartier. Ajoutons à cela le signe évident des stigmates d’un traumatisme qui hante continuellement ces populations. Nous l’avons constaté lors de nos entretiens avec nos témoins.

Toujours selon nos témoins, les miliciens pro Gbagbo auraient enterré à Yopougon au quartier Koweït, sur le site dit des cocoteraies, certains de leurs amis de combat.

La plus grande des fosses communes de Yahoséhi contenant environ quarante corps.
Aperçu général des onze fosses communes de Yahoséhi.


II- ATTEINTES ET VIOLATIONS IMPUTABLES AUX PARTISANS ET FORCES PROCHES DU PRÉSIDENT ALASSANE OUATTARA
EXÉCUTIONS SOMMAIRES


YOPOUGON TOITS-ROUGES : Meurtre du policier Boudié Tapé Barthélémy, voir photos
Le week-end du 1er au 3 Mai 2011, des affrontements armés opposèrent des soldats FRCI aux miliciens pro Gbagbo pour le contrôle de la commune de Yopougon. Après avoir pris le contrôle de la commune, des soldats FRCI se sont livrés à des exactions sur certaines populations civiles. Selon le témoignage de M. N.Z.L, 

Le Mardi 3 Mai 2011, aux environs de 6h, M. N.Z.L…., agent de Police en service à la présidence de la République, se trouvait avec l’agent BOUDIE Tapé Barthélémy, en service à la Direction de la Police criminelle, en vue de se rendre dans la commune voisine d’Adjamé pour y effectuer des opérations bancaires afin de soulager leurs ménages restés longtemps sans moyens. 

Selon le témoignage de M. N.Z.L, de nombreux barrages avaient été érigés par des éléments FRCI dans le cadre d’une opération de ratissage dans la commune de Yopougon. A ces barrages, à l’exclusion des femmes et des enfants, les hommes qui sortaient de leurs domiciles étaient systématiquement arrêtés et violentés. Les soldats FRCI les accusaient systématiquement d’être des miliciens pro Gbagbo, ou de l’avoir soutenu.

C’est en essayant tous deux d’éviter ces nombreux barrages qu’aux environs de 6h30 mn, les deux agents de police ont été interpellés par des éléments FRCI embusqués dans un couloir mitoyen à la station-service ‘’Oilibya’’, située au carrefour dit ’’caserne des Sapeurs-Pompiers militaires’’, au quartier dit ‘’toits rouge’’ (le plan de situation de ce lieu est disponible). Malgré la présentation de leurs ‘’papiers de ralliement’’ aux FRCI, les deux agents ont été arrêtés et mis nus. 

Selon M…N.Z.L., à ce endroit, se trouvaient déjà capturées une cinquantaine d’hommes, également nus et assis à même le sol. Toujours selon le témoin, l’agent BOUDIE Tapé a été reconnu par l’un des soldats en ces termes : « toi, je te reconnais, tu es de la gnagne (terme communément utilisé pour désigner la police criminelle) ». Après quoi, il a été violemment torturé à coups de machettes (au crâne, aux tendons, aux mollets), de crosse de fusil, et de boucle de cordelette, malgré ses supplications. Puis, une fois au sol, il reçut deux balles dans la poitrine, avant que l’un des soldats ne vienne l’achever au point de vider le chargeur de la Kalash. 

Le témoin et deux autres ‘’détenus’’ ont été contraints sous la menace des armes, de transporter les restes mortels et de les abandonner à quelques encablures des lieux du crime.

Les restes mortels, mal ensevelis par les riverains, ont été retrouvés quatre jours plus tard par la famille (voir photo en annexe). Le témoin affirme avoir profité d’un moment d’inattention des soldats FRCI sur le chemin du retour pour s’enfuir vers la cité BAE.

Les restes mortels en putréfaction de BOUDIE Tapé à la morgue du CHU de Yopougon. On peut y voir les impacts de balles sur le côté droit de la poitrine, et les traces de blessures à la machette sur le cou et le crâne.

Situation géographique du lieu de commission du crime (vue aérienne)

Toujours selon le témoin, au cours de la même journée aux environs de 8h, d’autres exactions ont été commises dans le même quartier, notamment au sein de la cité policière de la Brigade Anti-émeute (BAE), et sur des populations riveraines. Il leur était reproché d’avoir soutenu Laurent Gbagbo, ou d’être des miliciens à sa solde. Il y a eu des pertes en vie humaine, des blessés graves (dont le témoin), ainsi que d’importants dégâts matériels.

TORTURE ET MEURTRE DE PRÉSUMÉS MILITANTS ET MERCENAIRES PRO-GBAGBO
YOPOUGON et PLATEAU :


Notre témoin, qui a requis l’anonymat, raconte « à l’arrivée des FRCI dans notre quartier, entre le 06 et le 09 mai 2011, nous avons vécu un véritable calvaire parce qu’ils cherchaient et traquaient les populations originaires de l’ouest de la Côte d’Ivoire qu’ils torturaient. Il était reproché à ces populations soit d’avoir soutenu Laurent Gbagbo, soit d’être des miliciens à sa solde. C’est ainsi que nous sommes allés nous réfugier à l’église catholique d’Abobodoumé ». 

Toujours selon lui, « le 11 mai 2011, tôt le matin, alors que nous sortions de l’église catholique, nous avons été interpelés par des éléments des FRCI devant le commissariat du 37ème arrondissement sous prétexte que nous étions des miliciens. Nous étions d’un très grand nombre, environ 400 personnes, des jeunes, des enfants, des vieillards et des femmes. A la suite de l’interpellation, les éléments FRCI ont procédé à un tri en libérant toutes les femmes. 

Tous les hommes ont été déportés vers l’état-major des armées, sis à Adjamé-Plateau. Une fois à l’état-major, nous avons été pris pour cibles par les éléments des FRCI qui se trouvaient sur les lieux. Chacun d’eux nous tapaient avec ce qu’il avait sous la main. Là-bas, le spectacle était terrible. Des gens ont été coupés à la machette sur la tête, au cou et au dos. D’autres personnes ont même été blessées à l’aide de tessons de bouteilles. Le lendemain, certains d’entre nous ont été relâchés tandis que d’autres ont été maintenus. Arrivé dans mon quartier, j’ai vu 12 personnes qui venaient d’être tuées, découpées et brûlées à proximité du commissariat du 37ème arrondissement par des éléments des FRCI. 
Aujourd’hui, certains de nos frères ne sont pas encore revenus et sont portés disparus ».

ABIDJAN-ABOBO : Meurtre du jeune TOURÉ Lassina

Le Mardi 5 Juillet 2011, aux environs de 18 H 00 min, une altercation entre un groupe d’individus armés se réclamant des FRCI et des jeunes du quartier Abobo deuxième arrêt a tourné au drame.

En effet, voulant arracher de force le véhicule : 7418 ER 01 de Mr CISSÉ Seydou, les soldats FRCI se sont heurtés au refus des jeunes de ce quartier.

Mais les soldats affirmaient que le véhicule était sur la liste des véhicules volés et recherchés. Faux, selon TOURÉ Lassina, jeune ami du tenant dudit véhicule, qui se trouvait sur les lieux et qui leur opposa une farouche résistance. 

Le jeune TOURÉ Lassina reçu trois (3) balles à bout portant. Le jeune homme a rendu l’âme le samedi 9 Juillet 2011 des suites de ses nombreuses blessures après opérations au CHU de Yopougon où le corps s’y trouve.

Après un constat sérieux, il est avéré que le dit véhicule n’était ni volé, ni recherché.

Le jeune TOURÉ Lassina, interné au CHU de Yopougon, avant son décès

YOPOUGON KOWEIT : fosse commune faite par des éléments des FRCI

Les cocoteraies de Yopougon Koweït.

C’est un espace situé en bordure de la lagune Ebrié, à l’extrémité de la rue venant du carrefour de la pharmacie Koweït. 

PHOTO 1&2 : vue général de la cocoteraie de Yopougon Koweït.

Au sujet de la présence des fosses communes à cet endroit, nous avons interrogé plusieurs personnes et toutes ont reconnu et confirmé que plusieurs corps ont été ensevelis soit individuellement, soit dans des fosses communes. « Je ne sais pas combien de fosses au total ni les endroits exacts, mais ce qui est sûr et ce dont je suis convaincu, c’est que ces fosses existent bel et bien puisque c’est chez nous qu’ils venaient prendre les pelles et les pioches pour aller creuser. Et moi-même j’ai vu les véhicules qui transportaient les corps », nous a confié un témoin du nom d’A.N. 

Quant à notre équipe, elle n’a pu avoir accès au lieu indiqué car selon notre témoin, des éléments des FRCI surveillent ces lieux. Nous avons pu voir les pancartes plantées à chaque piste sur lesquelles l’on pouvait lire sans difficulté « PASSAGE INTERDIT, AMENDE 10.000 francs » et ce tout autour du site en question. Interrogé sur l’identité des corps enterrés à cet endroit par les FRCI, notre témoin nous a révélé qu’il s’agissait des victimes de ces derniers au cours des combats, et de personnes qu’ils avaient abattues.

Par ailleurs, il est à préciser que les miliciens et mercenaires libériens pro Gbagbo ont au préalable enterré sur ce site certains de leurs frères d’armes morts au combat. 

DÉTENTIONS ARBITRAIRES

Depuis l’arrestation du Président Laurent GBAGBO, de nombreuses interpellations de personnalités politiques, militaires et civiles ont eu lieu. Ces personnes sont détenues depuis lors dans des résidences surveillées à Abidjan (Hôtel La Pergola à Abidjan, et à Korhogo) et dans d’autres lieux de détention à l’intérieur du pays (Bouna, Korhogo, Odienné). 
Une grande partie de ces personnes s’est pourtant rendue de son propre chef à L’Hôtel Pergola pour raisons de sécurité. Elles y ont par la suite été retenues contre leur gré puis transférées dans les villes indiquées et sans que leur soit signifié le chef d’inculpation les visant. 

Des images publiées sur internet montrent l’ancien Premier Ministre Pascal AFFI N’guessan, M. Michel Gbagbo (fils aîné de l’ancien Président) et bien d’autres encore en train de subir des traitements inhumains et dégradants. Amnesty International l’a déjà décrié dans un rapport en date du 22 Juin 2011. Selon ce rapport, ces personnes détenues le sont sans chefs d’inculpations connus à ce jour. Il leur a plusieurs fois été refusé la visite de leurs avocats et même du CICR. Ils sont interdits de communication et de visites.

Selon les autorités, ces mesures d’ordre administratif, ont pour base légale la loi n°60-4 du 17 Janvier 1963 portant assignation à résidence. Pourtant, la Côte d’Ivoire est partie à des instruments de protection des droits de l’Homme qui garantissent la présomption d’innocence et les droits de la défense (Pacte civil, Charte Africaine des DHP). Aucune loi nationale ne saurait aller à l’encontre de ces obligations internationales.

A supposer même qu’il s’agisse de détention administrative, les conditions de détention citées ci haut vont à l’encontre de certains principes tels que l’Ensemble de principes pour la
protection de toutes les personnes soumises à une forme quelconque de détention ou d'emprisonnement, adoptés par l'Assemblée Générale de l’ONU dans sa résolution 43/173 du 9 décembre 1988, et les Principes en matière de procédure et mesures de protection pour l’internement/la détention administrative dans le cadre d’un conflit armé et d’autres situations de violence, édictés par le CICR). La résolution 43/173 n’a pas de valeur contraignante, mais elle édicte un ensemble de principes directeurs dont les Etats devraient pouvoir s’inspirer.

Toujours selon ces principes, les droits de la défense et les principes d’Humanité tirés de la coutume internationale doivent être respectés en tout temps et en tous lieux et quel que soit le type de détention.

Il est à rappeler que les poursuites engagées en Côte d’Ivoire pour les violations des droits de l’homme ne visent pour l’heure que les partisans et forces proches de l’ancien régime, à l’exclusion des partisans et proches d’Alassane Ouattara qui ont pourtant été à plusieurs reprises cités dans différents rapports (Amnesty International, Human Rights Watch et la FIDH). Aucun d’entre eux n’a ne serait-ce qu’été convoqué. 

LIBERTÉ D’ASSOCIATION ET DE MANIFESTATION POLITIQUES

Depuis l’arrestation de Laurent Gbagbo, une certaine peur s’est emparée d’une grande partie de la population, notamment des populations, association et groupements politiques qui lui sont favorables. 

Cette psychose est due au fait que de nombreuses personnes de l’ancien régime sont en détention (arbitraire), d’autres ont été violentées et passées à tabac par les FRCI lors de l’arrestation de Laurent Gbagbo, et même après. 

D’autres encore ont été dépossédés de leurs biens et ont dû se réfugier dans les pays voisins par crainte de représailles plus aigües.

Malgré les appels au calme et à la justice des autorités, ces actes continuent de se perpétrer, et corsent le sentiment de psychose chez ces populations. Le siège du quotidien d’information pro FPI (parti de Laurent Gbagbo), sis à la Riviera Palmeraie, est encore occupé par des éléments des FRCI. 

Le siège du parti URD, sis à Cocody les II plateaux, (Union Républicaine et Démocratique, proche de Laurent Gbagbo) est également occupé par les FRCI. 

D’autres parmi ses proches encore ont eu leurs avoirs gelés, sans communication préalable, les empêchant ainsi de s’occuper de leurs familles, et surtout de continuer leurs activités politiques pour les prochaines échéances électorales. 

Des domiciles de particuliers proches de l’ancien régime sont encore assiégés par des éléments se réclamant des FRCI. C’est le cas du domicile de Damana PICKAS, membre de l’ex ‘’galaxie patriotique’’, dont le domicile est situé à Cocody Riviera 3 Sidéci.

Dans le quartier de la Riviera 3, un membre de l’ancien parti au pouvoir (FPI de Laurent Gbagbo), qui a requis l’anonymat, nous a confié que : « il serait à présent suicidaire de faire des meetings ou des activités politiques, ou même ne serait-ce que d’arborer un tee-shirt ou
un gadget à l’effigie de Laurent Gbagbo. Les menaces sont grandes, nos leaders sont emprisonnés, leurs avoirs sont gelés, et nous avons peur nos vies et pour nos biens. Maintenant, c’est encore mieux qu’au tout début en tout cas, mais on a toujours peur de parler en public ». 

Il est également à signaler que depuis l’arrestation de Laurent Gbagbo, il a été rare d’observer des manifestations publiques et à haute échelle de l’opposition politique civile.

LIBRE CIRCULATION

Le Racket sur les Axes Abidjan-Lakota, Abidjan-Adzopé

Les Forces Républicaines de Côte d’Ivoire ont établi des positions sur les reliant certaines villes, à l’intérieur du pays. A ces postes, les FRCI rançonnent de gré ou de force toutes les populations voyageuses et non voyageuses.

Le carrefour de Lakota est un cas typique. C’est un carrefour d’ouverture sur l’ouest du pays donc un passage obligé en partant du sud vers le sud-ouest et l’ouest. 

A ce lieu initialement prévu comme un poste de contrôle d’identité, tous les voyageurs sont systématiquement sommés de descendre des véhicules et sont soumis à un péage de la somme de 200F ; le contrôle d’identité étant lui-même devenu accessoire. 

Le 07 Juillet 2011 aux environs de 16h, sur le refus d’un voyageur de payer cette taxe, l’un des soldats FRCI a affirmé « Nous ne sommes pas concernés par les injonctions d’arrêter de prendre un ‘’droit de passage’’. Ces mesures ne sont applicables qu’à Abidjan ». 

Outre ce cas, il y a celui de l’entrée et de la sortie d’Adzopé. Adzopé est une ville de passage de la route qui mène d’Abidjan vers l’est et le nord-est du pays. A ces postes, il est fait obligation à chaque passager de tous les véhicules de donner une somme variant entre 200 FCFA et 500 FCFA. 

Le racket que pratiquent ces hommes sur ces populations déjà appauvries du fait de la crise, enfonce davantage la situation de précarité dans laquelle la crise les a mises et constitue une véritable entrave à la liberté d’aller et venir et à la liberté de circulation.

Sur les antennes de la chaîne télévisée TCI, le commandant Issiaka Ouattara dit Wattao des FRCI, en rassemblement avec certains de ses hommes à la base de la BAE, a lui-même reconnu cet état de fait en ces termes : « Tant qu’il n’y aura pas la paix et la sécurité, il ne peut pas y avoir de développement ; parce que vous continuerez à les braquer, à prendre leurs voitures, à prendre l’argent des libanais, les autres opérateurs économiques n’auront pas le courage de venir investir dans le pays ». 

DROIT A L’INTÉGRITÉ PHYSIQUE-DROIT A LA SANTÉ

ABIDJAN-COCODY
Bastonnade et séquestration du personnel médical du CHU de Cocody

Les faits :

Le Samedi 02 juillet 2011 aux environs de 16 heures, des individus armés identifiés comme étant des éléments des Forces Républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) se sont présentés au Centre Hospitalier Universitaire de Cocody. Ces derniers s’y sont rendus parce que l’un des leurs présentait une blessure par balle. Les médecins urgentistes devant satisfaire aux exigences administratives et légales se sont renseignés sur l’origine de la blessure, avant de signifier à ces militaires des FRCI leurs difficultés à prendre en charge le blessé en raison d’un manque de matériel et surtout de médicaments. 

L’interrogatoire et cette ‘‘inactivité’’ des médecins a mis en colère les soldats qui ont alors entrepris de séquestrer le personnel de l’hôpital jusqu'à ce que la blessure de leur compagnon soit traitée. Ils se sont donc livrés à des actes de violence verbale à l’égard du personnel soignant. C’est ainsi que le Dr Alla KOUADIO a été si violemment pris par le bras par un des éléments des FRCI qu’il en a eu une foulure du poignet. 

D’autres membres du personnel de l’hôpital ont essuyé des injures et des coups de pied. Un médecin (une femme) a même été menacé d’être tué avec le couteau qu’un de ces militaires lui pressait sur la gorge.

Le calme est revenu quand une fois alertés par des agents du CHU, des responsables de ces éléments des FRCI sont intervenus et que le lendemain (dimanche 03) a eu lieu une patrouille de la Force Licorne et de l’ONUCI. 

Le lundi 04 Juillet, le personnel du CHU est entré en grève jusqu’au jeudi 07 Juillet.

Les conséquences : 

Selon les agents du CHU interrogés, « le fonctionnement de l’hôpital a été perturbé ce Samedi pendant plusieurs heures », ainsi les gardes prévues n’ont pas eu lieu vu qu’après l’incident « aucun médecin n’a osé demeurer à son poste ». Les malades ont ainsi été livrés à eux-mêmes, et ceci malgré les risques encourus pour leur santé.
La grève entamée a eu pour conséquence de suspendre les « entrants », c’est-à-dire qu’aucun malade n’a été admis au CHU de Cocody, privant ainsi les riverains de la commune de Cocody de l’avantage d’avoir un grand hôpital public ouvert et fonctionnel à portée. 

Une autre conséquence est aussi la démotivation des médecins et autres membres du personnel du CHU pour des raisons sécurité avérés, au très grand détriment des malades. A ce sujet, la coordination du personnel de santé a annoncé que si rien n’est fait, il y a de forts risques que le système sanitaire soit perturbé à la fin du mois de juillet. La grève des personnels hospitaliers, après le Jeudi 07 n’a été que suspendue pour une période de deux semaines, et ceci laisse planer le spectre d’un nouvel arrêt de travail.

III- DROIT APPLICABLE

Pendant une partie de la période couverte par le présent rapport, la Côte d’Ivoire a connu un Conflit armé non international opposant les forces soutenant le président sortant Laurent Gbagbo aux forces et aux groupes soutenant Alassane Ouattara. De nombreuses exactions ont été commises de part et d’autre, et certaines libertés sont encore en souffrance.

Au plan interne, la Constitution Ivoirienne protège certains droits et garantit certaines libertés, notamment les libertés d’expression, de réunion et d’association politique. Les droits économiques et sociaux sont encore garantis par la constitution. Les crimes commis sont susceptibles de qualification pénale en Droit Ivoirien, et peuvent être connus par les juridictions nationales.

Le droit international applicable comprend le droit international relatif aux droits humains, qui s’appliquent aux situations tant conflictuelles que non conflictuelles et a un caractère contraignant pour les acteurs étatiques. 

Le droit international humanitaire s’applique, quant à lui, uniquement aux situations de conflit armé. Aux termes du droit international pénal, les personnes qui commettent certaines violations graves du droit international humanitaire ou du droit international relatif aux droits humains peuvent être tenues pénalement responsables. 

La Côte d’Ivoire est partie aux quatre Conventions de Genève de 1949 et à leurs deux Protocoles additionnels de 1977, principaux instruments du droit international humanitaire.
L’article 3 commun aux quatre conventions de Genève relatif aux conflits armés non internationaux impose de respecter des normes minimales, notamment d’épargner les personnes civiles ne participant pas directement au conflit, ainsi que leurs biens. 
Il y est également fait mention du respect en tous temps de principes d’humanité (interdiction de la torture et autres traitements inhumains et dégradants, interdiction des détentions arbitraires, interdiction des prises d’otage…).

La Côte d’Ivoire a reconnu la compétence de la CPI pour enquêter sur les allégations de violation grave des droits de l’Homme.

Il est à espérer que ces actes ne restent pas lettre morte et que tant les juridictions ivoiriennes que la CPI s’en saisissent.

IV- PROBLÈMES DES DROITS DE L’HOMME SUBSÉQUENTS A LA CRISE POST-ÉLECTORALE

La crise post-électorale a engendré de nombreux problèmes économiques et sociaux qui affectent le vécu quotidien des populations.

LE DROIT A L’ÉDUCATION

La situation des Universités

Pendant la crise postélectorale le fonctionnement du système éducatif ivoirien a été sévèrement perturbé. De nombreuses écoles et universités ont été contraintes de suspendre leurs activités académiques pour des raisons de sécurité. Puis, après l’arrestation de l’ancien Président Laurent Gbagbo, les Universités de COCODY, ABOBO-ADJAMÉ et BOUAKÉ ont été fermées suite à une décision du gouvernement pour des travaux de réhabilitation. Ces travaux promis ont effectivement démarré le 13 Juillet 2011. Cependant, alors que les cours ont repris dans les lycées et collèges, l’arrêt des cours à l’Université et le fait que les cités universitaires aient été vidées de leurs occupants laisse entrevoir la possibilité d’une année blanche. 

A ce sujet, le Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique Monsieur I. Cissé Bakongo a déclaré que « les universités ont été fermées pour que nous puissions très rapidement réaliser tous les travaux de sorte à permettre à nos enfants de reprendre les cours dans une ambiance saine. Cela doit nous permettre de mettre un terme aux années académiques en dent de scie. C’est cela, qui nous préoccupe et non une année blanche pour seulement 2010-2011. Il y a des étudiants qui sont en train de terminer les cours de l’année 2007-2008. Nous voulons sortir de tout cela et faire en sorte que, nos universités s’ouvrent à une date et ferment à une autre date bien connue de tous». La Coordination Nationale des Enseignants et Chercheurs du Supérieur (CNEC) à elle aussi recommandé que cette année soit déclarée blanche.

Conséquences :

L’inconvénient majeur d’une année blanche est la privation du droit à l’éducation dont sont victimes les étudiants. Ce risque s’est accru par la possibilité pour certaines UFR de subir à cette seule occasion deux années blanches à la fois vu qu’elles peinaient, au moment de la fermeture, à terminer l’année académique 2007-2008. C’est le cas, au sein de l’UFR Langues, littérature et Civilisations, des départements de lettres modernes, d’anglais et d’Allemand.

La prochaine rentrée universitaire pourrait présenter de nombreux problèmes. En effet les effectifs déjà pléthoriques en première année seront accrus par le flot des nouveaux Bacheliers de l’année en cours et de l’année précédente. De plus, n’ont pas été pris en compte les impératifs préalables en ce qui concerne les infrastructures d’accueil, vu que les travaux en cours ne visent que la réhabilitation de l’existant et non une amélioration des capacités d’accueil. L’université d’Abobo-Adjamé a totalement été détruite.

Le nombre d’étudiants concernés est d’autant plus important que l’Université de Cocody est l’établissement universitaire le plus important du pays. 

LE DROIT A UN NIVEAU DE VIE SUFFISANT

La Crise post-électorale a eu pour conséquences d’affecter les revenus et le niveau de vie des populations ivoiriennes. Cela s’est fortement ressenti notamment sur la question des loyers et sur celle des factures d’Eau et d’Electricité des populations.

La question des loyers à Abidjan

Depuis la crise post-électorale en CI, de nombreux Ivoiriens ont dû fuir leurs domiciles pour des questions de sécurité. D’autres encore ont perdu leurs emplois ou ont été mis en situation de chômage technique, du fait de la fermeture de nombreuses entreprises et autres activités professionnelles. 

N’ayant plus suffisamment de revenus, ils se sont vus dans l’incapacité de faire face à certaines charges, notamment le paiement du loyer des habitations où ils vivent avec leurs familles, surtout en ce qui concerne les mois de Mars et d’Avril 2011, mois les plus durs de la crise. Ce constat est également valable pour certains fonctionnaires qui jusqu’à présent perçoivent difficilement leurs salaires. 

Ces locataires sont menacés d’expulsion sinon simplement expulsés.

Notre enquête menée sur un échantillon de cent locataires (dont 60 à Yopougon et quarante à Cocody) à Abidjan, a permis d’établir qu’au moins 60 personnes, soit 60% de notre échantillon, accumulent au moins deux mois d’arriérés de loyers, tandis que 80 personnes, soit 80% de notre échantillon, accumule un mois d’arriéré de loyer.

Le droit au logement est un droit reconnu à l’homme pour son épanouissement, son bien-être et celui de sa famille.

Il est impérieux que le gouvernement se penche sur la situation des loyers afin de permettre aux habitants d’Abidjan de jouir de leur droit au logement. 

La question des factures d’Eau et d’Electricité

Après la crise post-électorale, les sociétés prestataires d’eau et d’Electricité ont distribué des factures de consommation, après des mois de flottement. De l’avis des consommateurs, ces factures tirées à partir ‘’d’indices imaginaires’’ ou estimatifs, ne rendent pas toujours compte de la réalité des consommations. Certains estiment que pour s’être absentés de leurs domiciles durant toute la période de la crise, les niveaux de consommation indiqués sur les factures ne pouvaient pas être atteints. 

D’autres encore affirment que les indices ont été majorés. 

Cet état de fait crée de nombreux désagréments aux populations qui ont vécu une crise qui les a beaucoup éprouvés financièrement.

Monsieur M. T affirme qu’il était habitué à payer 15.000 FCFA de facture d’électricité dans le secteur de Cocody, et que depuis la crise, il est facturé à 27.000 FCFA, alors même qu’il a fait partir une partie de sa famille avant la crise, et qu’il a considérablement réduit l’utilisation d’appareils électroménagers.

Approchés, les responsables de ces compagnies affirment avoir fait des facilités de paiement aux consommateurs et s’être ouverts à la discussion. Mais les populations estiment que les méthodes ne sont pas efficaces et que les factures de consommation s’enchaînent à une allure qui pèse sur la majorité des populations.

LE DROIT A LA SANTÉ

La gratuité des soins dans les hôpitaux

Les faits :

La mesure du Gouvernement instituant la gratuité des soins dans les Hôpitaux publics de Côte d’ivoire a été mise en œuvre et même prorogée le 8 Juin 2011. Cependant, son application s’avère difficile à la fois pour les malades et les praticiens de la médecine. En effet depuis l’avènement de cette mesure, le nombre de patients en consultation s’est considérablement accru.

Les médecins interrogés au CHU de Cocody affirment même recevoir « environ 100 (cent) patients entre 08 heures et 17 heures, au lieu d’une dizaine comme cela devrait être». « C’était mieux organisé avant cette mesure. Il n’y a pas de médicaments» avons-nous appris de source médicale. Toujours selon cette source, les seuls médicaments dont l’établissement sanitaire dispose actuellement ce sont les nécessaires de traumatologie (bande, compresse, alcool…). Des malades seraient même morts à cause du manque de médicaments.

Les malades quant à eux, ne sont que très peu satisfaits du fait des files d’attente interminables mais surtout du manque de médicaments, qui seraient, selon eux, détournés par le personnel des différents hôpitaux.

Les conséquences : 

Le nombre de patients a quasiment triplé. Les files d’attente interminables pourraient témoigner d’une désorganisation du service public de la santé. En effet, un médecin devant recevoir en consultation ne serait-ce que 40 patients par jour, ne peut correctement faire son travail. Il y a donc des conditions de travail très difficiles pour les médecins. Ceci représente, aux dire des praticiens, un facteur de désintéressement omniprésent au sein de leur corps professionnel. Il y a une insuffisance de médicaments, de consommables et de réactifs pour laboratoires…

Les malades ont donc plus de mal à avoir accès à ce service public et se voient ainsi privés d’un de leurs droits les plus importants : le droit à la santé.

OBSERVATIONS FINALES DE L’APDH :

L’APDH salue tous les efforts consentis par les autorités pour restaurer un Etat de Droit.

Il s’agit notamment de la création d’un ministère des Droits de l’Homme et des libertés publiques, de la mise en place d’une commission dialogue, vérité et Réconciliation, ainsi que les nombreux appels au calme et les velléités de lutte contre l’impunité. L’APDH salue également les appels à l’union et à la réconciliation des fils de la Côte d’ivoire.
Toutefois, l’APDH estime que ces mesures devraient se traduire de manière plus concrète. 

La mission de l’APDH en tant que défenseur des Droits Humains, de la démocratie et des libertés, est d’attirer l’attention du gouvernement sur les dérives et les mauvaises pratiques des agents -publics, des forces de l’ordre, ainsi que des tiers. Pour ce faire, l’APDH voudrait interpeller le gouvernement sur le comportement excessif de certains éléments des FRCI, sur le caractère de plus en plus sélectif que prennent les poursuites judiciaires à l’encontre des proches de l’ancien régime, et sur le risque de monopartisme politique qui pèse sur la Côte d’Ivoire si les citoyens dans leur ensemble, et l’opposition politique continuent d’avoir peur de s’exprimer par crainte de représailles.

L’APDH tient à rappeler que le respect des Droits et libertés fondamentales de chaque citoyen sans exclusive, et le fonctionnement d’un appareil judiciaire libre, indépendant et impartial sont les premières garanties d’un Etat de droit.

Pour l’APDH, afin de réaliser les défis de la réconciliation des Ivoiriens, et de la cohésion sociale, il y a encore du travail à faire du point de vue de la garantie des droits et libertés fondamentales des citoyens.

V- RECOMMANDATIONS
 

Afin d’éviter d’autres escalades de violence et de faciliter le processus de réconciliation en cours

- L’A.P.D.H demande que ces violations cessent et que l’Etat prenne toutes les dispositions à cet effet.

- L’A.P.D.H demande au gouvernement de procéder sans délai à l’encasernement des FRCI, à leur formation à l’éthique et à la déontologie du métier des armes

- L’A.P.D.H demande que des enquêtes plus approfondies et impartiales soient menées pour sanctionner les responsables, tous les responsables des crimes commis, surtout les ex FDS, les miliciens et mercenaires, ainsi que les FRCI.

- L’APDH demande que les victimes, toutes les victimes, soient prises en compte dans toutes les procédures

- L’APDH demande au gouvernement de se pencher sur la question des loyers et des factures à Abidjan de sorte à suspendre les procédures d’expulsion et de coupure, et veiller à exonérer les ivoiriens des loyers de Mars et d’avril 2011, période de la crise, en procédant à une compensation d’impôts avec les propriétaires de maisons.

- L’APDH se félicite de la création d’un ministère des Droits de l’Homme et de la CDVR. Il exhorte ces structures à travailler en toute indépendance et à associer à leurs travaux la société civile dans son ensemble et de procéder à de larges consultations nationales.

PRÉSENTATION DE L’A.P.D.H :

L’APDH est une association de promotion et de défense des Droits humains créée en 2003 en Côte d’Ivoire. Depuis lors, elle mène diverses activités de promotion et de sensibilisation aux Droits de l’homme, tant à Abidjan qu’à l’intérieur du pays. Également représentée à Korhogo, à Divo, à Bouaké, à Daloa et à Odienné, cette structure a bénéficié de l’appui de partenaires tels que l’ONUCI, le National Endowment for Democracy (NED), le Fonds des Nations Unies pour la démocratie (FNUD), l’ambassade de Suisse à Abidjan etc.…

Ces partenaires ont permis la réalisation de projets de renforcement des capacités des acteurs de la société civile, d’éducation à la citoyenneté, à la cohésion sociale, et surtout au lobbying et au plaidoyer. Ensuite l’A.P.D.H a réalisé un projet de permanences juridiques pour porter secours aux citoyens en détresse.

L’A.P.D.H a aussi formé les syndicats estudiantins à la prise en compte des droits de l’homme dans leurs activités syndicales.

Tout récemment en 2008, l’A.P.D.H a eu l’initiative de la création d’une coalition ivoirienne pour le nouveau mécanisme onusien dès l’examen périodique universel devant le conseil des droits de l’Homme des Nations Unies. Cette activité a permis à la société civile Ivoirienne d’aider à réussir le passage de la Côte d’Ivoire à cet examen.

Par ailleurs, l’A.P.D.H reçoit des stagiaires venant de l’extérieur, notamment des Pays-Bas, de la Finlande, du Japon…

D’autres stagiaires ivoiriens viennent également à l’A.P.D.H dans le cadre de la validation de leur mémoire de fin de formation.

L’A.P.D.H est membre fondateur de la Convention de la Société Civile Ivoirienne (CSCI), du Regroupement des acteurs Ivoiriens des Droits Humains (RAIDH), de la Coalition de la société civile Ivoirienne pour la paix et le développement (COSOP CI). A ce titre, elle a fait de la sensibilisation et de l’observation à long terme du processus électoral en Côte d’ivoire.

L’APDH, dans sa nouvelle vision, entend dorénavant donner une dynamique plus professionnelle et plus pragmatique à ses actions, en privilégiant les actions de terrain vers les populations les plus vulnérables et les plus touchées par la crise. 
HISTORIQUE DE L’A.P.D.H

1. CONTEXTE DE CRÉATION

Depuis le 19 Septembre 2002, la Côte d’Ivoire connaît un épisode triste de son histoire. En effet cette date marque la guerre imposée par une rébellion armée.

Trois mois après le déclenchement de cette grave crise, de jeunes ivoiriens, créent une structure. Indignés face aux atrocités, aux traitements inhumains et dégradants subis par les victimes de cette guerre, ces intellectuels, juristes pour la plupart décident de protéger les Droits Humains. D’où la naissance en 2003 de Actions pour la Protection des droits de l’Homme (APDH). 

2. BUTS

- Contribuer activement à la défense, à la protection et à la promotion des droits de l’homme en côte d’ivoire et dans le monde entier
- Dénoncer toutes les violations des droits de l’homme avec impartialités et objectivité

3. OBJECTIFS DE l’APDH

- Lutter activement contre toutes les violations des Droits de l’Homme et contre les abus de pouvoir ;

- Offrir une aide et une assistance juridique à toutes les personnes démunies en vue de la reconnaissance de leurs droits ;

- S’impliquer, de manière significative, dans le dénouement de la crise ivoirienne ;

- Faire la promotion des Droits de l’Homme et du Droit, pour garantir le développement social ;

- Fournir à l’opinion nationale et internationale des rapports d’enquêtes et des points de vue pertinents sur la situation des Droits de l’Homme en Côte d’Ivoire ou dans le monde

4. ADRESSE

08 BP 360 Abidjan 08
Siège social : Adjamé 80 logements ; bat D escalier D2. Porte 56
Tel/fax : (+225) 20 37 56 55
Cel (+225) 07 52 89 43 / 41 20 82 16 / 40 51 92 86
Email : apdh_siege@yahoo.fr »

 

OÙ SE TROUVE-T-ELLE CETTE ORGANISATION DES DROITS DE L’HOMME (A.P.D.H) OU SES CONSOEURS OCCIDENTALES INSTALLÉES EN CÔTE D’IVOIRE DEPUIS LE DÉBUT DE LA CRISE ET POURQUOI SONT-ELLES SUBITEMENT DEVENUES MUETTES, SOURDES, INACTIVES, ABSENTES ET TRÈS LOIN DES SITES ET AUTRES CHARNIERS PARSÉMÉS A TRAVERSS LE PAYS DEPUIS LA MONTÉE EN PUISSANCE DU GÉNOCIDAIRE ET TYRAN OUATTARA, LE « HITLER NOIR » DES TEMPS MODERNES ?

 

[Pourquoi la Communauté dite Internationale n’a-t-elle jamais fait l’économie des vies et des édifices d’état en acceptant la décision du Conseil Constitutionnel ivoirien du 3 Décembre 2010 ou demander la reprise des élections de façon partielle ou comme le suggérait le Président Laurent Gbagbo, le recomptage des voix ?].

 

Le rôle nocif de la Communauté internationale à travers l’ONU, l’ONUCI, la CPI, l’UA, la CEDEAO :

« Le fil de la journée.

14h20. Guillaume Soro, Premier ministre d'Alassane Ouattara, l'un des deux présidents ivoiriens proclamés, a exhorté jeudi la population à poursuivre sa "mobilisation" contre le régime de Laurent Gbagbo afin de prendre le contrôle de la télévision d'Etat.

13h10. Des éléments de l'ex-rébellion ivoirienne, protégeant le quartier général d'Alassane Ouattara à Abidjan, échangeaient jeudi des tirs nourris avec des forces fidèles à Laurent Gbagbo.

12h15. Quatre personnes ont été tuées par balles jeudi à Abidjan au moment où les forces de l'ordre dispersaient des manifestants partisans d'Alassane Ouattara qui voulaient marcher sur la télévision d'Etat ivoirienne, ont rapporté des journalistes de l'AFP et des témoins.

11h25. Une vingtaine d'ONG, qui estiment à "plusieurs dizaines" le nombre de morts depuis la présidentielle, exhortent jeudi les responsables ivoiriens à appeler "au calme" les partisans des deux présidents proclamés alors qu'une marche fait craindre des violences.

10h50. Le procureur de la Cour pénale internationale (CPI), Luis Moreno-Ocampo, a prévenu jeudi qu'il engagerait des poursuites contre quiconque serait responsable de violences meurtrières.

10h30. Les forces de l'ordre fidèles à Laurent Gbagbo ont dispersé jeudi matin des manifestants qui voulaient marcher sur le siège de la télévision nationale à Abidjan, à l'appel du camp de son rival Alassane Ouattara, faisant au moins trois blessés.

9h30. Le périmètre était hermétiquement bouclé par les forces de l'ordre loyales au président Laurent Gbagbo, jeudi matin à Abidjan, autour du siège de la télévision d'Etat ivoirienne.

http://www.humanite.fr/16_12_2010-au-moins-quatre-morts-lors-daffrontements-%C3%A0-abidjan-460127 - Source


 

[La thèse du Complot français en Côte D’Ivoire] : Le plus long Coup d’état de l’histoire de l’humanité moderne (7 Décembre 1993-11 Avril 2011).

 

Pourquoi la CPI ne cherche-t-elle point à identifier les véritables raisons de la crise post-électorale, le véritable vainqueur de la Présidentielle de Novembre 2010 et au besoin situer les responsabilités individuelles, collectives des uns et des autres plutôt que de se servir d’informations erronées, falsifiées, truquées, trafiquées par les affairistes politiques au sein de la Communauté internationale, pour en faire la fondation des poursuites judiciaires à l’endroit des pro-Gbagbo, grandes victimes de la crise depuis le 7 Décembre 1993 ?

 

[La version erronée de la Communauté internationale et la tentative de vulgariser la diabolisation du caractère du Ministre Charles Blé Goudé, Président du Mouvement Politique panafricain, le COJEP]:

Source : Wikipédia :

« Charles Blé Goudé (né le 1er janvier 1972 à Niagbrahio, dans le centre-ouest de la Côte d'Ivoire) est un activiste et homme politique ivoirien. Ses actions durant les événements de novembre 2004 en pleine crise politico-militaire en Côte d'Ivoire sont controversées et il fait pour cela l'objet de sanctions de l'ONU pour notamment avoir participé à des actes de violences et d'avoir incité à la haine.

Lors de la crise ivoirienne de 2010-2011, il soutient le camp de Laurent Gbagbo. Après la défaite de ce dernier, la Cour pénale internationale émet un mandat d'arrêt à l'encontre de Blé Goudé pour crimes contre l'humanité et le nouveau pouvoir ivoirien, un mandat d'arrêt international. Il est arrêté en janvier 2013 au

LE MINISTRE IVOIRIEN ET PANAFRICAIN CHARLES BLE GOUDE, PRISONNIER POLITIQUE DE LA COMMUNAUTE INTERNATIONALE ET DE LA CPI.

LE MINISTRE IVOIRIEN ET PANAFRICAIN CHARLES BLE GOUDE, PRISONNIER POLITIQUE DE LA COMMUNAUTE INTERNATIONALE ET DE LA CPI.

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mesmin gbagbo 06/10/2014 09:35

cette demonstration est une bon chose et bien fait