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Blog politico-juridique

Cote D'Ivoire/Pays-Bas (CPI): Finalement la CPI ouvre grandes les portes pour la reelection de Ouattara!

Publié le 15 Juin 2014 par Nick de Bessou

Côte D’Ivoire / Pays-Bas (CPI) : Finalement la CPI ouvre grandes les portes pour la réélection de Ouattara !

Quand les arrangements politiques entre le FPI/RDR et la Communauté Internationale facilitent la réélection prochaine de M. Ouattara !

Exclusivité du FDRC

[Dossier exclusif du FDRC]. [Première partie]        

[La CPI n’est pas une fatalité ou un mouroir pour les africains ! La CPI n’est pas le purgatoire sur terre et ne le sera jamais !]. 

 

La Cour Pénale d’Intimidations (CPI), sise à Scheveningen, la Haye, Pays-Bas, vient de décider de la confirmation des charges pesant contre le Président Gbagbo, détenu depuis le 29 Novembre 2011. L’audience de confirmation et/ ou infirmation des charges fut à maintes fois reportée par faute de preuves tangibles, palpables, accablantes contre le premier Président en exercice d’un état africain, renversé par la coalition franco-onusienne le 11 Avril 2011, détenu 8 mois durant sans motifs ou crimes pesant contre lui, sans accès à son conseil juridique, aux soins médicaux, sans accès à des exercices physiques et à la lecture, séquestré dans une petite pièce très sombre sans fenêtre et sans accès aux rayons solaires.

Ce fut un détenu, victime de toutes sortes d’abus psychologiques et de brimades corporelles. La Première Dame Simonne Ehivet Gbagbo fut elle aussi détenue du côté d’Odienné, victime elle aussi de toutes sortes d’abus. Le parti politique du Président fut lui aussi décapité car nombreux dignitaires furent mis aux arrêts malgré la demande de protection et protection assurée par les forces de l’ONUCI, lors des arrestations. Les plus chanceux se refugièrent au Ghana voisin ou dans la sous-région. Le 29 Novembre 2011, la CPI décide du transfert du Président Gbagbo malgré le catalogue d’irrégularités et infractions commises par le régime Ouattara en termes de détention d’un individu selon le Traité de Rome portant sur la création et le fonctionnement de la CPI.

En ce qui concerne les mandats d’arrêt internationaux à l’endroit des belligérants ivoiriens, ils étaient au nombre de 6, soit 3 mandats d’arrêt par camp. Ces mandats d’arrêt furent  longtemps décidés par l’ancien Procureur de la CPI, M. Luis Moreno Ocampo. L’administration étant une continuité, ce dernier passa le flambeau à son assistante, la Procureure Gambienne Fatou Bensouda, en Juin 2012. Depuis lors, l’on s’attendait  à la livraison ou émission des mandats selon la volonté du Bureau du Procureur sortant. La Procureure en a décidé autrement. Elle a décidé de sévir uniquement dans le camp Gbagbo, camp qu’elle tient personnellement ou selon la volonté de la communauté internationale, responsable des tueries post-électorales (3000 victimes), suite au « refus du Président Gbagbo de reconnaitre la victoire du Président Ouattara ».

Depuis Mars 2014, ce sont deux pro-Gbagbo sur la liste de 3 qui sont détenus à la Haye. La troisième personnalité du camp Gbagbo, la Première Dame Simonne Gbagbo est encore détenue au nord de la Côte D’Ivoire. Les autorités ivoiriennes s’opposeraient à son transfèrement.

Cependant du côté du régime Ouattara, les trois autres personnalités sur la liste furent les personnes suivantes : le PAN Soro Guillaume, le Caporal Issiaka Ouattara dit Wattao (ex Sous-Chef d’état-major des FAFN) et le soldat Koné Zacharia.

Depuis la prise du grand ouest par les forces rebelles, d’autres candidats pour la CPI furent eux aussi identifiés à savoir le Sergent Losseni Fofana, le Sergent Gao, Ben Laden et Cherif Ousmane. Le soldat Kouakou Fofié est lui aussi identifié dans l’assassinat en masse de soldats loyalistes dans des containers. En clair, de 3 candidats initialement pour le camp Ouattara, nous sommes de nos jours à 7 soldats criminels des FAFN et FRCI et deux autres personnalités politiques à savoir l’actuel Secrétaire Général Intérimaire du RDR, MM. Soumahoro dit Cimetière et Alain Lobognon, totalisant 9 personnalités militaires et civiles.

Tous ces criminels du régime Ouattara furent identifiés par les organisations internationales pour la défense des droits de l’homme à savoir Global Human Rights Watch et Amnesty International.

Aussi, le Chef de l’état ivoirien reçu un rapport détaillé des activites criminelles de ses soldats pendant la crise post-électorale, rapport exigé et reçu par le Chef d’état himself en Juillet 2012. Ce rapport fait cas de 747 victimes pro-Gbagbo froidement assassinées dans l’ouest (Duekoué, Guitrozon et Nahibly) et à Abidjan (Gesco-sortie de l’autoroute du nord).

Le Chef d’état ivoirien avait promis à la nation ivoirienne et à la communauté internationale de sévèrement punir ses propres soldats coupables de crime de guerre, crime contre l’humanité et  génocides. Trois ans de mandat plus tard, les supposés criminels du camp Ouattara furent tous promus au sein de la nouvelle armée de fortune de M. Ouattara, les Forces Républicaines de Côte D’Ivoire (FRCI) et dans l’administration.

La nomination de ces analphabètes et génocidaires fut uniquement pour le souci de mettre ses soldats et personnalités politiques à l’abri de toutes poursuites judiciaires internationales. Du côté des politiques, il força la nomination du Chef rebelle Soro Guillaume à la tête de l’Assemblée Nationale, en violation flagrantes des règles et articles prévus pour l’éligibilité du Président de l’Assemblée Nationale. Les règles prévoient la quarantaine minimum pour le candidat au poste de Président de l’Assemblée Nationale. Le Chef rebelle avait 39 ans au moment des élections et candidat unique.

La communauté internationale ferma les yeux sur ses nominations fantaisistes ainsi que les tueries, assassinats, massacres, génocides, brimades, intimidations, torture et embastille ment des pro-Gbagbo. Elle est restée muette, aveugle et sourde depuis lors. Elle se prive de dénoncer les dérives totalitaires du régime ou les sanctionner à l’aide d’instruments onusiens. Au contraire, elle apporte son soutien tacite et logistique au régime liberticide en leur accordant des prêts et autres aides financières. Elle n’a jamais saisi la CPI pour les crimes des pro-Ouattara. Elle n’a jamais dénoncé le régime Ouattara. Elle n’a jamais sanctionné le régime Ouattara.

Cependant, honteusement, cette communauté internationale raciste, morbide et moribonde, multiplie les déclarations guerrières et punitives à l’endroit des pro-Gbagbo encore restés au pays, en exil ou en détention tant au pays qu’à l’étranger.

Une telle attitude, après la promesse solennelle faite aux ivoiriens de sévir dans le camp Ouattara, ne peut que conforter ces criminels et leur accorder tacitement une immunité judiciaire particulière.

D’ailleurs, le Chef d’état ivoirien et son entourage, sans oublier le perroquet de service, le sinistre Joël N’Guessan soutiennent que les soldats FAFN ou FRCI sont « des héros, des sauveurs et des anges, pour avoir délivré les ivoiriens de la dictature du Président Gbagbo ».

Comment espérer mieux d’un criminel politique, venu au pouvoir dans le sang de ses « compatriotes » ivoiriens ? Qu’il devienne plus légaliste que le législateur ou le juge ?

Qu’en est-il de l’audience de confirmation ou d’infirmation des charges maintes fois reportée ?

La Procureure Fatou Bensouda s’était rendue en Côte D’Ivoire pour la première fois du 17 au 19 Juillet 2013 et affirmant devant le parterre de journalistes nationaux et internationaux ne pas avoir de preuves suffisantes contre le Président Gbagbo.

« Abidjan le 19 Juillet 2013 © koaci.com - En visite en Côte d'Ivoire, depuis ce matin, la procureure de la Cour pénale internationale (CPI) a confié à la presse au sortir d'un entretien avec le ministre ivoirien des droits de l'Homme que la cour attend toujours la réponse des autorités ivoiriennes sur le cas de l'ex-première dame.

« Ma mission est de rencontrer toute personne qui pourrait m’aider dans cette mission, d’avoir plus d’informations et de m’assurer que mon équipe sur place travaille dans les bonnes conditions," a déclaré Fatou Bensouda.

Présente en Côte d'Ivoire, selon elle, en vue de réunir les informations additionnelles dans l'affaire Laurent Gbagbo, la procureure dit compter sur la collaboration de tous. "Concernant Simone Gbagbo, le bureau du procureur avait introduit une demande et travail avec les autorités ivoiriennes pour avoir une est de rencontrer toute personne qui pourrait m’aider dans cette mission, d’avoir plus d’informations et de m’assurer que mon équipe sur place travaille dans les bonnes conditions,» a-t-elle ajouté ».

Lors de son séjour sur les bords de la Lagune Ebrié, Dame Fatou Bensouda n’a jamais rencontré les victimes, les survivants et le représentant des victimes. Aussi les victimes sont toutes du RDR. Chose curieuse !

La crise post-électorale avait fait selon M. Ouattara, plus de 3000 victimes. Comment peut-elle, la CPI, ne retenir que les victimes proches du régime Ouattara et ne jamais initié de contacts avec les victimes, survivants ou les représentants des victimes des crimes commis par le clan Ouattara ? Pourquoi deux poids, deux mesures ?

Y-a-t-il une catégorisation des victimes ivoiriennes de la crise post-électorale ? Les bonnes victimes (celles proches du régime Ouattara) et les mauvaises victimes (celles proches du camp Gbagbo) ?

La catégorisation des victimes est le choix de la communauté internationale, en fonction de leurs intérêts en Côte D’Ivoire, intérêts assurés et protégés par le dictateur Ouattara.

Par conséquent, les victimes des crimes commis par le camp Ouattara, sont considérées comme des victimes de dégâts collatéraux, donc sans statut et sans remède ou réparation judiciaire. C’est l’image d’un individu recevant une balle perdue ! L’on ne peut condamner l’auteur du crime, car il n’avait jamais l’intention de commettre le crime et que le crime est arrivé par pur accident. Pour condamner un individu, il faut prouver le Mens Réa (Intention) et l’Actus Reus (le crime, l’acte) selon The Draft Criminal Code Bill (Law Com. N0.177, 1989).

Or, dans le cas précis des victimes du camp Gbagbo, la CPI délibérément retire ces deux éléments essentiels (Mens Réa et Actus Reus) aux auteurs de crimes commis par le camp Ouattara, faisant des victimes, des victimes de dégâts collatéraux ou des victimes de la guerre. De telles victimes ne peuvent bénéficier de réparation car les auteurs (soldats) sont légalement autorisés à faire usage de leurs armes à feu pour soit défendre le pays ou restaurer la paix.

En d’autres termes, la CPI subtilement annonce à la face du monde que les criminels du camp Ouattara sont ou étaient légalement autorisés à faire usage de leurs armes dans l’exercice de leurs fonctions et ne répondront jamais individuellement des crimes commis pendant la période dite trouble. En clair, la CPI ne poursuivra jamais les criminels pro-Ouattara !

Aussi, si les pressions de toutes parts venaient à imposer un quelconque procès des pro-Ouattara, l’attitude délibérée de Dame Fatou Bensouda de retarder les investigations sur les lieux des crimes ou génocides, aurait pour unique objectif de détruire ou réduire toutes les preuves comprenant l’utilisation scientifique des données d’ADN et autres éléments nécessaires pour une expertise d’un médecin légiste. En clair, plus elle retarde le procès des pro-Gbagbo, plus les preuves encore existantes s’effritent pour n’affaiblir toutes chances de provoquer un procès des pro-Ouattara, en bonne et due forme.

L’attitude de cette dame, corrompue jusqu’à la moelle épinière, est d’uniquement sévir dans le camp Gbagbo aussi longtemps que possible, réduisant toute éventuelle possibilité de retrouver des preuves accablantes à l’encontre des criminels pro-Ouattara. C’est aussi le cela le complot judiciaire contre le Président Gbagbo et son camp ou les victimes de son camp.

La communauté internationale avait déjà annoncé les couleurs en attribuant uniquement les victimes des tueries post-électorales au camp Gbagbo, pour leur « refus de céder le pouvoir au Président Ouattara, le choix des populations ivoiriennes et reconnu par la communauté internationale ».

En clair, toutes les victimes des deux bords sont malicieusement attribuées au Président Gbagbo, d’où le choix des victimes pro-Ouattara comme les seules victimes reconnues et à représenter au sein du Bureau de la Procureure. En clair, les dés furent pipés d’avance !

Cependant, il y avait un détail grossier à saisir afin de solidifier le dossier ou les charges contre le Président Gbagbo, victime de la Françafrique pour sa position d’autonome vis-à-vis de l’ancienne métropole, la France, et son choix de partenaires commerciaux, en délibérément ouvrant le marché, autrefois chasse gardée de la France, aux chinois et autres. Ceci est en soi-même une insulte à l’ endroit de la France, un crime de lèse-majesté, crime commis par un « nègre » de surcroit ! Ce dernier devra payer de son imprudence et  indélicatesse afin de faire de lui un exemple et message fort à l’endroit des autres Chefs d’état souhaitant imiter ses pratiques : « La France punira sévèrement tous ceux qui s’oppose à sa politique africaine, à commencer par le Président Gbagbo ». #

L’absence de preuves contre le Président Gbagbo pourra être solidifié par le grand manitou français, le Président Hollande et ses barbouzes, ayant soumis la Présidence Ivoirienne à un régime particulier, faisant de cette institution, une institution dépendante de la technologie française, à savoir le serveur informatique de la Présidence, résidant en France et la compagnie de téléphone, elle aussi française, facilitant les écoutes téléphoniques.

Ces écoutes téléphoniques seront capitales pour la Procureure Fatou Bensouda afin de présenter un dossier en béton contre le Président Gbagbo. Cette dame s’était rendue en personne en France en Novembre 2013 afin de rencontrer la hiérarchie militaire française dans l’unique but d’obtenir la de-classification des écoutes téléphoniques impliquant ou compromettant le Président Gbagbo. La France de Hollande, un gouvernement socialiste, comme l’était le gouvernement Gbagbo, avait jugé approprié de livrer les données téléphoniques à la CPI, sachant pertinemment qu’un tel élément sonore ne pourrait jamais être accepté dans une cour de justice sérieuse et surtout que cette bande sonore identifiait les voix de la Secrétaire d’état américaine, Dame Hilary Clinton et du Président Gbagbo.

Cette dernière proposait au Président Gbagbo un asile doré aux Etats Unis d’Amérique avec la possibilité d’enseigner l’histoire ou le latin en échange de sa coopération de céder le fauteuil à M. Ouattara.

« 

Affaire écoutes téléphoniques contre Gbagbo / FATOU BENSOUDA COURT ENCORE VERS UN AUTRE FIASCO

 

Posté le 30-11-2013 | Vues: 1174 | 1 Commentaire(s)

 

Après la bataille des armes lourdes que la procureure de la CPI a perdue lors de l’audience de confirmation des charges, on se dirige maintenant vers celle des écoutes téléphoniques. En attendant, le 29 novembre dernier, cela a fait exactement deux ans que Laurent Gbagbo est détenu à la Haye. Et cela fait aussi deux ans que le cas de l’ex-président ivoirien piétine le bon sens juridique et divise les milieux politiques internationaux…  

 

«On ira jusqu’au bout !» C’est ainsi que Laurent Gbagbo avait donné le ton lors de sa première comparution à la CPI. Pour les observateurs de la grave crise qui venait de violemment secouer la Côte d’Ivoire, les propos paraissaient sans doute trop osés. On se souvient aussi que ce même jour, Laurent Gbagbo avait embarrassé les juges de la CPI avec une question centrale devenue depuis, un vrai casse-tête chinois pour Fatou Bensouda: « Qui a gagné les élections ? Parce que c’est celui qui ne les a pas gagnées qui a semé les troubles. Je crois que c’est cela la logique… » Une question de logique, mais aussi de bon sens que ceux qui veulent rendre justice aux victimes de la crise tentaient de soustraire des débats? Pour les partisans et le conseil juridique de Gbagbo, la bataille qui s’annonçait devait non seulement permettre de disculper Laurent Gbagbo des lourdes charges de : meurtres, viols et autres violences sexuelles, actes de persécution et autres actes inhumains, mais aussi de trouver la réponse à cette question de fond. Etant entendu que le parti-pris de l’occident en faveur du candidat du RHDP était flagrant. Petit à petit toutefois, mobilisation et settings des partisans de l’ancien président en Europe ont permis de gagner le pari de la dédiabolisation. Mais surtout celui de l’opinion sur l’emprisonnement jugé injuste de Laurent Gbagbo. Première à lever le lièvre, l’ex- ambassadrice des Etats Unis à l’ONU, Suzan Rice, aujourd’hui puissante collaboratrice directe du président Américain Barack Obama. Sa surprenante révélation sur un plateau télé avait retourné l’opinion des politiques américains et occidentaux. " Dans le cas de la Côte d’Ivoire, le peuple avait élu un leader mais l’ONU s’est impliquée car les votes étaient manipulés. Il fallait la personne approprié et cela a été accompli à l’aide de moyens militaires…" Gbagbo n’était plus perçu comme le mauvais perdant  des élections mais la victime de la volonté de l’ex-président français d’installer un ami à lui à la tête de la Côte d’Ivoire. Aujourd’hui, la question de la relaxe de Laurent Gbagbo s’est inscrite d’elle-même sur l’agenda des chancelleries. Aux Etats unis, en Russie, à l’Union Africaine et aussi en France, c’est la même requête qui est désormais formulée. L’ombre de Laurent Gbagbo vient justement de planer sur la dernière assemblée générale des Etats membres de la cour pénale internationale. Ce sera sûrement le cas au prochain sommet de l’Elysée sur la paix en Afrique qui se tiendra à Paris.

 

QUE DISENT LES ENREGISTREMENTS TELEPHONIQUES ?

 

Nouvelle offensive de Fatou Bensouda contre Gbagbo, les écoutes téléphoniques de l'exécutif ivoirien avec ses troupes que la Licorne en liaison avec le nouveau locataire du quai d’Orsay lui auraient transmises. La procureure de la CPI qui compte les utiliser comme nouvelles preuves à charges contre Gbagbo risque un autre bide? Le bihebdomadaire français, la Lettre du continent qui évoque la démarche de Bensouda parle aussi de la colère de la magistrate Gambienne contre le fait que des armes aient été trouvées à la résidence Cocody. Il aurait suffi pour Bensouda de savoir que ce logement n’est pas un domicile privé ordinaire. Mais une résidence officielle du président de la République. Et les armes trouvées en ce lieu représentent la dotation de la Force Républicaine qui a pour mission de protéger le couple présidentielle. Pour la gouverne de la procureure, ces armes se trouvaient aussi en ces lieux depuis que le président Houphouët y a élu domicile. Parallélisme des faits, pourquoi alors Bensouda ne s’offusque-t-elle pas contre les armes du même calibre et à la même période qui se trouvaient du côté de l’Hôtel du Golf, QG et résidence officielle de l’adversaire politique de Laurent Gbagbo ? Pour en revenir aux écoutes téléphoniques que révèlent-elles ? En réalité rien de compromettant. Selon des câbles diplomatiques qui évoquent la question, il s’agirait surtout de bandes téléphoniques de la contre-offensive des FDS à Cocody pour dégager de la télévision nationale, les troupes mercenaires qui tentaient aussi d’atteindre la résidence officielle de Cocody. Face à la désorganisation de la chaîne de commandement militaire, le Chef d’Etat-major Philippe Mangou en fuite, les conversations directes qu’ont eues les troupes combattantes avec Laurent Gbagbo seraient bien évidemment le résumé des comptes rendus de terrain. Mais plus embarrassant pour Fatou Bensouda, les enregistrements espions de la France sont des bandes qui contiennent aussi les menaces verbales des présidents occidentaux contre Gbagbo. On attend maintenant de voir quel tri Fatou Bensouda qui continue de prendre l’apéritif avec Ouattara, va faire des échanges dans lesquels un chef d’Etat assiégé à sa résidence se défend oralement contre ceux qui voulaient se débarrasser de lui militairement, mort ou vif.  

 

Augustin Djédjé eventnewstv.

 

Les données téléphoniques furent comme il fallait s’y attendre rejetées par la Cour Préliminaire 1, exigeant de nouvelles preuves et d’autres informations sur l’identité des milices et autres mouvements paramilitaires, la chaine de commandement etc.

L’audience prévue pour le 18 Août 2014 fut plutôt programmée pour le 13 Juin 2014. Aussi, la CPI refuse de faire de cette audience, une section publique ou ouverte au public.

Elle préfère opérer en mode huis-clos et donner son avis par écrit. Pourquoi une telle démarche ? Que nous cache-t-on réellement ?

Si le Président Gbagbo doit être confirmé responsable des crimes à lui reprochés, pourquoi cette décision ne peut-elle pas être annoncée publiquement ? Est-ce pour une raison de sécurité ou pour des raisons politiques ?

Nous soutenons les raisons politiques comme le choix opéré par la CPI afin de cacher réellement l’identité des juges en faveur d’un procès ou le juge dissident.

Il existe un profond malaise au sein de la CPI depuis le début de la gestion du dossier Gbagbo par la Procureure Fatou Bensouda. Une audience de confirmation ou infirmation de charges d’une durée de deux ans, est légalement inadmissible. C’est à croire que les politiques tirent les ficelles depuis leurs clubs d’amis ou palais présidentiels. Cette façon de rendre la justice, justice subtilement maquillée en règlement de comptes politiques a fini par frustrer nombreux juges, menaçant de démissionner ou démissionnant. Ce fut le cas de la Juge Principale Sylvia De Gurmendi de l’Argentine, menaçant de démissionner le 11 Juin 2014, un jour avant la confirmation des charges par écrit. Nous vous proposons son point de vue dissident et très critique à l’endroit de la communauté internationale :

« J’ai fait mes études à Limoges. Je suis rentrée aider l'argentine de Pinochet comme Ocampo le Procureur.

Sur mon CV, j'indique que je donne des cours à Palerme. Je juge GBAGBO comme j’ aurais jugé Allende ; je ne dis pas un mot ; je n'ai pas d'émotion, à la vue des tortures infligées aux dissidents du putsch , ni à ce Président que je traite sans égards , privé de parole, privé de colis , privé de tout ce qui fait la soit disant valeur de ce Nuremberg chargé de juger les nazis de la planète ...JE CONNAIS LA VÉRITÉ ..J’OBEIS NON A MA CONSCIENCE MAIS AU POUVOIR MAFIEUX DES ALLIÉS ! »- La Juge Sylvia de Gurmendi.

« LE JUGE ANTHONY T. CARMONA REND SA DÉMISSION.

Selon un Communiqué officiel de la Cour pénale internationale, le Juge Anthony T. Carmona (Trinité-et-Tobago) a présenté sa démission comme JUGE DE LA CPI, le 18 mars dernier.

Officiellement, pour devenir le cinquième Président de la République de Trinité-et-Tobago, élu par le collège électoral du Parlement de la République de Trinité-et-Tobago.

Mais selon d’autres sources, pour protester contre la gestion de certaines affaires par la Cour.

Selon ces sources, la Cour pénale internationale serait traversée par de graves dissensions concernant plusieurs affaires, dont celle du Président Laurent Gbagbo et celle du Président Kenyan Uhuru Kenyatta.

Concernant le Président Laurent Gbagbo, le juge Anthony T. Carmona aurait exprimé en privé, son désaccord quant à la conduite du procès de ce dernier, devant la faiblesse de l’accusation et devant l’usage de faux en provenance du Kenya par la procureure Fatou Bensouda pour accuser le Président Gbagbo.

Pour le juge Anthony T. Carmona, l’abandon pure et simple des charges contre le Président Laurent Gbagbo, comme dans le cas du haut fonctionnaire kenyan, MUTHAURA, co-accusé du Président kényan Uhuru kenyatta, est l’unique porte de sortie honorable de la CPI.

Concernant le cas du Président Uhuru Kenyatta, le juge Anthony T. Carmona serait également en désaccord avec la procureure Fatou Bensouda.

En effet, cette dernière refuse contre toute attente, l’abandon des poursuites le Président Uhuru Kenyatta comme le demandent le Kenya et ses avocats. Pour ces derniers, le cas du Président Uhuru Kenyatta est similaire comme deux gouttes d’eau à celui de son co-accusé, le fonctionnaire kenyan MUTHAURA, dont Fatou Bensouda a récemment abandonné les charges pour défection d’un témoin clé, et pour non-coopération du gouvernement kenyan.

Hier, Fatou Bensouda a déclaré au cours d'une conférence à Paris: "Nous n'abandonnerons pas les charges contre le Président Uhuru".

Pour la défense du Président kenyan, cette volte-face de la COUR est une hérésie.

Selon nos sources, le juge démissionnaire Anthony T. Carmona, serait également pour l’abandon des charges contre le Président Uhuru.

Son départ de la CPI serait selon nos sources, lié à la gestion des affaires Laurent Gbagbo et Uhuru Kenyatta.

Mais officiellement et pour sauver les apparences, le président Carmona a déclaré lors de sa démission, qu’il restait « prêt à aider à plaider pour la compétence universelle de la CPI, sous réserve de tous les protocoles ». Le président de l’Assemblée des États parties, S.E. Mme l’Ambassadeur Tiina Intelmann, a félicité le juge Carmona pour son élection comme président de Trinité-et-Tobago, a souligné le rôle important joué par Trinité-et-Tobago dans la création de la Cour et a exprimé l’espoir que, compte tenu de son soutien personnel à la Cour, il chercherait à assurer une plus grande acceptation du Statut de Rome et de la Cour aux niveaux régional et sous-régional. Au nom de la Cour pénale internationale, le président de la CPI, le juge Sang-Hyun Song, a aussi adressé ses sincères félicitations au juge Anthony Carmona pour son élection en tant que président de la République de Trinité-et-Tobago.

Comme on le voit, la CPI est présentement traversée par une vague de mécontentement de plusieurs juges. Même s’ils n’osent pas l’exprimer en public, ils le diraient en privé.

On se rappelle que des juges de la CPI avaient ouvertement dénoncé la corruption et la légèreté de l’ancien procureur de la CPI, Luis Moreno Ocampo, dans sa gestion du dossier Laurent Gbagbo ».

Michèle Laffont,

Correspondante aux Pays Bas,

 

[Fin de la Première partie]

 

N’oubliez surtout pas de lire la Deuxième partie ! : La décision dissidente de la brave Juge Belge Christine Van den Wyngaert :

 

 

Fait à Londres le 13 Juin 2014.

 

Nick De Bessou

Juriste & Anthropologue Politique.

Président du FDRC

Président du FDRC

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