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Blog politico-juridique

Afrique-Pays-Bas (CPI)-Cote D'Ivoire-France: Laurent Gbagbo! La nouvelle icone et fierte africaine!

Publié le 23 Juin 2014 par Nick de Bessou

Afrique-Pays-Bas (CPI)-Côte D’Ivoire-France : Laurent Gbagbo : La nouvelle icône et fierté africaine !

Laurent Gbagbo, la légende vivante africaine dit sa part de vérités au monde entier depuis la HAYE !

 

[EXCLUSIVITE EDITORIALE DU CONSEILLER SPECIAL AFRIQUE POUR LE COMPTE DU COPADL]

[EDITION SPECIALE DU FDRC].

 

Le Président Gbagbo n’est plus à présenter, lui encore détenu à la Haye, victime du plus long coup d’état de l’histoire de notre humanité, victime du complot franco-onusien, et finalement l’unique Chef d’état africain encore en exercice retenu contre sa volonté et privé de liberté en l’absence criarde de preuves accablantes à la prison esclavagiste de Scheveningen, Pays-Bas.

Cet homme d’état africain d’un courage exceptionnel et d’une conviction politique hors-pair est l’homme ou la cible privilégiée de la communauté internationale sous l’influence de l’ancienne métropole, la France, afin de couvrir leur forfait et méfaits en installant militairement un incompétent notoire et grand perdant aux élections de 2010, de la trempe de M. Ouattara, à la tête de l’état ivoirien et ce en contradiction avec la décision du Conseil Constitutionnel ivoirien en date du 3 Décembre 2010 et en violation flagrante de la volonté manifeste des populations ivoiriennes ayant pris d’assaut les bureaux de vote afin de réélire leur champion avec le score de 51.9%.

C’est donc cet homme politique devenu une légende vivante africaine, victime d’une vaste campagne de diabolisation occidentale afin de justifier son dégommage, installer un valet françafricain et exploiter en toute impunité les ressources naturelles de son pays, la Côte D’Ivoire, moteur économique de la zone UEMOA, premier producteur du cacao, pays d’une vaste richesse naturelle, minière et pétrolière. Personnalité politique africaine de l’année 2013, Laurent Gbagbo a décidé depuis quelques jours de briser le silence à travers son dernier ouvrage depuis la Haye : LAURENT GBAGBO ET FRANCOIS MATTEI : POUR LA VERITE ET LA JUSTICE / COTE D’IVOIRE : REVELATIONS SUR UN SCANDALE FRANÇAIS ! – OUVRAGE DISPONIBLE DES LE 26 JUIN 2014 A LA FNAC A HAUTEUR DE 19€95 !

 

Nous vous proposons des extraits de ce livre-scandale lu pour vous :

 

L’avis du co-auteur de l’ouvrage :

 

« FRANÇOIS MATTEI (COAUTEUR DU LIVRE "POUR LA VÉRITÉ ET LA JUSTICE" AVEC LE PRÉSIDENT GBAGBO) : 
 

« - Laurent Gbagbo continue et persiste, il a gagné l’élection présidentielle … Ouattara était 3ème à l’élection et Laurent Gbagbo me l’a dit depuis le début …

- S’il a gagné les élections, il n’a rien à faire à la CPI ! Parce que toute la base, tout le fondement de la CPI c’est : « vous vous êtes accrochez, c’est ça qui a causé des morts »…


- Le procès, à mon avis, sera une catastrophe pour la CPI parce que Laurent Gbagbo peut s’expliquer sur tout et que la CPI va être en grande difficulté comme le procureur a été en difficulté depuis le début … » 
 

Les intrigues de la Françafrique (Jacques Chirac, Dominique De Villepin, Nicolas Sarkozy…)

 

[Source : Politicomag 19 juin 2014]

 

« Dominique Galouzeau, plus connu sous le nom de Dominique de Villepin, ministre des Affaires étrangères de Chirac, met en place la Table Ronde de Linas-Marcoussis, en France, en janvier 2003. Une conférence qui se présente comme une initiative française pour rétablir la paix, réussir le désarmement, et organiser la cohabitation avec les rebelles. Je n’y suis pas invité, c’est-à-dire que l’État ivoirien n’est pas convié à une discussion sur l’avenir de la Côte d’Ivoire! Je ne suis convoqué́ qu’à la réunion de l’avenue Kléber, qui doit suivre, où doivent être signés les accords. Je ne participe pas, je n’ai pas mon mot à dire, mais on me demande de venir signer... C’est la grande affaire de Galouzeau de Villepin, qui m’a toujours paru si sûr de lui! Autour de la table, il y avait tous les partis politiques ivoiriens, dont certains, issus de la rébellion, ont été́ ainsi reconnus par les Autorités françaises comme des interlocuteurs valables, placés sur le même plan que les partis parlementaires et démocratiques. Entre les trois partis rebelles, et ceux de l’opposition, qui marchaient ensemble, les partis du pouvoir gouvernemental se sont trouvés, d’entrée, minoritaires. Au début, j’ai cru que la France voulait juguler la rébellion. Je me suis trompé. J’ai toujours choisi de parler avec tout le monde...

Pour trouver une sortie de crise, il y a eu des réunions à Lomé́, au Togo, à Accra, au Ghana, à trois reprises, à Pretoria, en Afrique du Sud, à Marcoussis, en France, puis à Ouagadougou, au Burkina Faso... Sans compter toutes les réunions à Abidjan, le Forum de la réconciliation de 2001, les élections régionales que j’ai organisées en dépit des obstacles, et les rencontres informelles consacrées à la recherche de solutions pacifiques et négociées. Je suis historien, je n’ai jamais vu dans l’histoire un « dictateur » négocier avec ses adversaires, et mieux, leur faire autant de concessions. Dans mon propre camp, tout le monde n’a pas toujours compris que j’aille aussi loin dans le dialogue, après la guerre qu’on nous a faite en 2002. Est-ce la marque d’une dictature? Eh bien! Á Marcoussis, la France m’a fabriqué́ une opposition armée... avec laquelle on m’a demandé́ de gouverner. Dominique de Villepin et Pierre Mazeaud ont même essayé de donner le ministère de l’Intérieur et celui de la Défense aux rebelles! Alors qu’ils venaient de faire un putsch militaire contre le Président élu, et tué des centaines d’Ivoiriens! Ils avaient perdu la partie et la France les a remis en selle sur le même plan que le pouvoir légitime... Villepin appelait ça « la diplomatie de mouvement », moi, j’y vois plutôt un coup d’État en gants blancs.

Ce nivellement des responsabilités dans le conflit ivoirien, renvoyant dos à dos agresseurs et agressés, a bien été initié officiellement en 2003, à Linas-Marcoussis, pendant la « Table Ronde » organisée par la France, en tenant à l’écart le président en exercice Laurent Gbagbo. ll s’agissait d’organiser un gouvernement d’union nationale réunissant les partis politiques et les rebelles, comme le raconte Mamadou Koulibaly dans son livre La guerre de la France contre la Côte d’Ivoire 1 : « [...] Après l’échec du coup d’État (de septembre 2002) et de sa mutation en rébellion soutenue et organisée par la France, il était devenu impératif de faire admettre à tous qu’il n’y avait pas de solutions militaires. Ayant échoué, la France ne donne pas le droit à l’État ivoirien de riposter, elle l’oblige à la négociation avec les rebelles... [...] Je me souviens encore de cette scène où, [Pierre] Mazeaud, les bras ouverts en étendards, proclamait du haut de son perchoir, qu’il n’y avait pas de rebelles en Côte d’Ivoire et qu’autour de la Table ronde, il n’y en avait pas non plus. À partir de ce moment-là, tout devient possible puisqu’il n’y a plus d’agressé, plus de victime, et donc plus de coupable... » Mamadou Koulibaly fut si choqué de ce qu’il perçut comme une prise en otage de l’avenir de son pays, et une négation de sa souveraineté, qu’il claqua la porte et rentra au pays. L’inversion du sens de l’histoire est cependant bien amorcée. La machine à coups d’État, ayant quitté son « logiciel militaire », qui a failli, fonctionne désormais en « mode politique ». Le curseur placé sur le même objectif que Gbagbo : l’organisation d’élections. Une apparente convergence d’esprits à haut risque.

La Table Ronde de Marcoussis s’est donc passée sans moi, réunissant une majorité de partis de l’opposition et de la rébellion, puisqu’ils étaient sept, et une minorité (deux partis) représentant le pouvoir, avec mon Premier ministre Pascal Affi N’Guessan pour le FPI. J’ai hésité avant de venir à la conférence de l’avenue Kléber. Autour de moi, on me disait soit d’y aller, pour ne pas laisser ma chaise vide, soit de refuser, pour ne pas entrer dans un tunnel sans fin. C’est vrai que cela ressemblait à un piège, mais j’ai finalement décidé d’y aller, pour voir, écouter, et pour garder la main. Je ne pouvais pas laisser les choses se développer hors contrôle. Je me suis rendu très vite compte que la partie serait difficile. Je suis arrivé le jeudi 23 janvier 2003, par un vol régulier d’Air France : je craignais qu’on tire sur mon avion présidentiel. Tout est toujours possible. Je devais voir Chirac le lendemain à 16 heures à l’Élysée. Le matin de ce fameux vendredi, on m’a glissé sous la porte de ma chambre, à l’hôtel Meurice, le texte des accords de Marcoussis. Bongo était descendu dans le même hôtel, pour me travailler au corps. C’était un ami de Ouattara, et le plus fidèle allié de la France depuis la disparition d’Houphouët. À 11 heures, je suis parti pour l’Élysée, Le Monde était déjà paru. Je l’ai lu dans la voiture, j’ai découvert qu’ils y donnaient déjà, en page 2, le nom du futur Premier ministre, une proche de Ouattara, membre de son parti, le RDR, Henriette Diabaté. Quand nous avons été ensemble, Chirac, Galouzeau et moi, Chirac me dit qu’il tient à ce que Henriette Diabaté soit Premier ministre. Merci, je l’avais déjà lu dans le journal ! C’est exactement ça, la Françafrique. J’ai refusé de signer. Chirac m’a demandé pourquoi. J’ai expliqué que, pour les Ivoiriens, cela apparaîtrait comme une prime donnée aux rebelles, parce que Ouattara était notoirement considéré comme l’organisateur et l’auteur de l’agression de septembre 2002 contre la Côte d’Ivoire. Chirac l’a admis. Je leur ai demandé de trouver un autre nom. J’en ai moi aussi proposé plusieurs. Chirac a demandé à Villepin de faire siennes les propositions que je lui ferais à la prochaine réunion. Galouzeau m’a dit qu’on se revoyait à 19 heures, au Quai d’Orsay : « Vous y serez reçu avec les honneurs qui sont dus à votre rang, par la grande porte », m’a-t-il dit.

À 17 heures, quand j’entre en salle de réunion, Ouattara et Bédié sont déjà là, installés. Soro n’est pas là. Villepin lui téléphone.

Quand il arrive, enfin, on le fait entrer par la grande porte, avec les huissiers. Comme les deux autres avant moi, évidemment. Villepin m’a ainsi clairement signifié le peu de respect qu’il avait pour moi, et pour ma fonction. Villepin, Soro et Ouattara ont repris en chœur la rengaine Henriette Diabaté. On aurait dit une chorale qui avait répété ensemble son concert. J’ai dit à Villepin : « Vous n’écoutez donc même pas votre président?» Il semblait se prendre un peu pour Jacques Foccart, un peu pour Jacques Chirac, et je me demande s’il ne se croyait pas supérieur aux deux, en se prenant pour Dominique de Villepin. Il voulait aussi se venger de l’accueil tumultueux de quelques centaines d’Ivoiriens, quelques semaines auparavant, à Abidjan, qui avaient voulu l’empêcher de gagner la résidence de l’ambassade de France, mitoyenne de celle de la présidence, où je venais de le recevoir. Ses marques de sympathie aux rebelles, sa poignée de main à Guillaume Soro, leur chef pendant sa visite dans leur fief de Bouaké, le 4 janvier, lui avaient valu la colère des Ivoiriens d’Abidjan, encore traumatisés par la tentative de coup d’État du 19 septembre précédent. La France n’a jamais été un simple arbitre en Afrique. Elle s’est toujours trouvé toutes les raisons de rester un acteur très directif dans la vie intérieure des pays qu’elle contrôle. (...) Villepin m’a dit que si je n’acceptais pas Henriette Diabaté il donnerait les ministères de l’Intérieur et de la Défense aux rebelles. J’ai tout refusé et suis sorti du Quai d’Orsay très en colère. En sortant de cette éprouvante réunion, où l’alliance objective entre Ouattara, Villepin, Bédié et les trois partis rebelles crèvent les yeux, Gbagbo se souvient s’être écrié devant son ami Guy Labertit : « Le QG de la rébellion, c’est le Quai d’Orsay ! » Nous nous sommes réunis le samedi 25 janvier au centre de conférence de l’avenue Kléber, et j’ai eu droit à un entretien en comité restreint avec le président Omar Bongo, le secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, et Villepin. Nous avons examiné le problème du Premier ministre, qui restait en suspens. Le choix s’est arrêté sur Seydou Diarra, un ancien Premier ministre de Robert Guéï, qui accompagnait Pierre Mazeaud, le maître de cérémonie de Marcoussis. Villepin était très insistant, je sais qu’il a dit en parlant de moi : « Il faut lui tordre le bras. » Nous avons ensuite partagé les ministères afin de former un gouvernement d’union nationale. C’est ce soir-là, le samedi, que Guillaume Soro a mis le feu à Abidjan, en prétendant, sur une radio publique française, que les rebelles avaient décroché les ministères de l’Intérieur et de la Défense. Soro voulait faire oublier qu’il n’était pas parvenu à ses fins. Il s’agissait de crier victoire, tout en suscitant des troubles puisque les Ivoiriens n’allaient certainement pas admettre que les rebelles soient à ce point favorisés par les Français. Ces troubles on me les aurait ensuite imputés et contre moi, de la part de ceux qui auraient pu penser que je les avais trahis. Ce n’est pas une solution qui a été présentée à Marcoussis. Ils voulaient juste, au mieux, me transformer en « reine d’Angleterre » pour que je n’aie plus de véritable rôle politique. Vider la Constitution, et mon statut, de leur contenu, c’est cela que recherchait Chirac. Et c’est cela que je lui ai reproché. Je ne lui reconnaissais pas le droit d’affaiblir l’État. Quant à Villepin, il voulait m’écarter.

Dans les pays voisins, toujours en 2003, Jacques Chirac est moins regardant sur l’orthodoxie démocratique. Le président félicite le Général Eyadema avant même que soit proclamée son énième réélection, à la régularité plus que douteuse. Au pouvoir depuis 1967, avec deux coups d’État successifs – le premier contre Sylvanus Olympio, que ses complices et lui assassinèrent en janvier 1963, puis contre son ami Nicolas Grunitzky, qu’il renversa en juin 1967 – il passait en 2003 le cap des trente-six ans de pouvoir dictatorial, avec le soutien massif de la France, pour laquelle il jouait le rôle de gendarme dans la région.

Ce qui lui valut post mortem – en 2005 – la compassion de Jacques Chirac, parlant de la « perte d’un ami personnel ».

 

L’avis de l’auteur (Laurent Gbagbo) :# FREE OUR GBAGBO# ! # BRING BACK OUR GBAGBO#

 

« Villepin et Bourgi m'ont demandé de financer Chirac en 2002"

Dans le livre "Pour la vérité et la justice" co-signé avec le journaliste français François Mattei, l'ex-chef d'Etat ivoirien, Laurent Gbagbo, affirme que l'ancien ministre des Affaires étrangères, Dominique de Villepin, et l'avocat franco-Libanais Robert Bourgi, lui ont "demandé de cracher au bassinet" pour financer la campagne électorale de Jacques Chirac.

Encore de nouvelles révélations sur les "mallettes franco-africaines". Cette fois-ci, les confidences ne viennent pas de n'importe qui. Ce sont celles d'un ex-président. En effet, dans l'ouvrage réalisé avec François Mattei, ancien directeur de la rédaction de France-Soir, Laurent Gbagbo raconte comment, en 2001, Dominique de Villepin et Robert Bourgi l'ont démarché afin qu'il contribue financièrement à la campagne de Jacques Chirac, alors candidat à sa propre succession à la présidentielle française de 2002.

"Il m’a raconté avoir été fortement sollicité par Villepin et Bourgi en 2001 pour financer la campagne électorale de Jacques Chirac lors des élections présidentielles de 2002", écrit François Mattei dans l'un des nombreux chapitres consacrés aux dossiers noirs des relations françafricaines. "Il savait que les protagonistes du coup d’État de la Mercedes noire s’étaient réfugiés au Burkina et pouvaient faire une nouvelle tentative à tout moment s’ils se savaient soutenus par des intérêts puissants. Surtout, il est difficile de dire non aux représentants des Autorités françaises lorsque ceux-ci sont militairement les patrons sur le terrain. Quand il y a un tel déséquilibre entre le puissant et le faible, quelle marge de manœuvre reste-t-il au faible ? C’est ce sur quoi compte les tenants de la Françafrique", rapporte le journaliste.

Laurent Gbagbo lui-même en fournit les détails à son interlocuteur :

"C’était en 2001, je pense. Villepin et Robert Bourgi m’ont demandé de cracher au bassinet pour l’élection en 2002 en France. Nous étions au Voltaire, un restaurant qui est sur le quai du même nom, près de la Documentation française", se remémore l'ex-président. "C’était le prix pour avoir la paix, en Françafrique", concède-t-il. Puis M. Gbagbo ajoute : "J’ai eu une entrevue avec Chirac, tout s’est très bien passé, il m’a raccompagné, il était très amical, et il m’a dit en me tapant sur l’épaule, sur le perron : « Je ne suis pas un ingrat. » Je ne suis pas fier de cet épisode, mais je pensais y gagner la marge de manœuvre nécessaire pour avancer vers nos objectifs".

"On me l’a reproché en disant que c’était la preuve de mon double langage, que je m’appuyais sur le néo-colonialisme pour le critiquer. Comme si on pouvait toujours répondre à des partenaires aussi puissants, sans employer la ruse, et la diplomatie. On m’a mis dès le début en situation de crise et d’urgence permanentes", reconnait Laurent Gbagbo. Malgré tout, il n'aurait pas donné suite aux sollicitations des deux émissaires qui "ne sont jamais revenus à la charge". "Je n’aurais pas accepté. Ils le savaient.

Cela n’a pas amélioré nos relations. Plus tard, Chirac a dit que je l’avais « manqué », je n’ai pas compris pourquoi. Il a prétendu que j’avais laissé filtrer l’information", révèle Laurent Gbagbo. (...) ».

Source le Point du 19 Juin 2014 :

 

« CHIRAC A BESOIN D’ARGENT !

 

C’était en 2001, je pense. Villepin et robert Bourgi m’ont demandé de cracher au bassinet pour l’élection de 2002 en France. Nous étions au voltaire, un restaurant qui est sur le quai du même nom, près de la documentation française (près du domicile privé de jacques Chirac, ndlr). C’était le prix pour avoir la paix. J’ai eu une entrevue avec Chirac, tout s’est très bien passé, il m’a raccompagné, il était très amical et il m’a dit en me tapant sur l’épaule, sur le perron : je ne suis pas un ingrat. » Je ne suis pas fier de cet épisode mais je pensais y gagner la marge de manœuvre nécessaire pour avancer vers nos objectifs.

 

On me l’a reproché en disant que c’était la preuve de mon double langage, que je m’appuyais sur le néocolonialisme pour le critiquer. Comme si on pouvait toujours répondre à des partenaires aussi puissants, sans employer la ruse et la diplomatie. On m’a mis dès le début en situation de crise et d’urgences permanentes. Au moins, ils ne sont jamais revenus à la charge. Je n’aurais pas accepté. Ils le savaient. Cela n’a pas amélioré nos relations. Plus
tard, Chirac a dit que je l’avais « manqué… » Les 18 et 19 septembre 2002, j’étais en voyage officiel à Rome. À peine arrivé, qui je vois à l’hôtel ? Robert Bourgi.

Bien sûr, j’ai trouvé la coïncidence curieuse et, pour tout dire, ça ne pouvait pas en être une. Nous avons dîné ensemble (…) je suis rentré à l’hôtel. Vers 3 ou 4 heures du matin. Il était 2 h à Abidjan- j’ai été informé par un coup de fil de l’attaque militaire massive déclenchée dans tout le pays. Je décide de rentrer immédiatement. Robert Bourgi apparaît en ce moment et insiste : «passe à Paris voir ton grand-frère (Chirac). » sur le moment, j’ai pensé
à tous ces chefs d’état, en Afrique, qui étaient partis en voyage et n’avaient jamais pu rentrer (…) je ne suis pas allé à Paris voir Chirac. Je suis rentré à Abidjan.

 

POUR QUI SE PREND VILLEPIN?

 

Je suis arrivé le jeudi 23 janvier 2003 par un vol régulier
d’Air France : je craignais qu’on tire sur mon avion présidentiel.
Tout est toujours possible. Je devais voir Chirac le lendemain à 16h à l’Élysée. Le matin de ce fameux vendredi, on m’a glissé sous la porte de ma chambre à l’hôtel Meurice, le texte des accords de Marcoussis. Bongo était descendu dans le même hôtel pour me travailler au corps. C’était un ami de Ouattara, et le plus fidèle allié de la France depuis la disparition d’Houphouët.

 

A 11h, je suis parti pour l’Élysée, le monde était déjà paru. Je l’ai lu dans la voiture, j’ai découvert qu’ils y donnaient déjà, en page 2, le nom du futur premier ministre, un proche de Ouattara, membre de son parti, le RDR, Henriette Diabaté.

Quand nous avons été ensemble, Chirac, Galouzeau et moi, Chirac me dit qu’il tient à cette Henriette Diabaté soit Premier Ministre. Merci, je l’avais déjà lu dans le journal ! C’est exactement ça, la Françafrique. J’ai refusé de signer (…) Villepin m’a ainsi clairement signifié le peu de respect qu’il avait pour moi et pour ma fonction. Villepin, Soro et Ouattara ont repris en chœur la rengaine Henriette Diabaté. On aurait dit une chorale qui avait répété ensemble son concert. J’avais dit à Villepin: « vous n’écoutez donc même pas votre président ? ».

 

Il semblait se prendre un peu pour Jacques Foccart, un peu pour Jacques Chirac, et je me demande s’il ne se croyait pas supérieur se prenant pour Dominique de Villepin.

 

UNE BAVURE FRANCAISE

 

À propos du bombardement par l’aviation ivoirienne d’une base militaire française à Bouaké en novembre 2004 qui avait fait neuf morts. La sécurité militaire ne lâchait pas les pilotes d’une semelle, ni le jour ni la nuit. Elle savait combien de bière ils buvaient, où ils sortaient, à quelle heure et avec quelles filles ils rentraient.
 

Des militaires français les côtoyaient, dans les boites de nuit, dans les «maquis » d’Abidjan. Les deux pilotes avaient été filmés et photographiés par les français au retour de leur mission de bombardement. Le ministre de l’intérieur du Togo, François Boko, les fait arrêter. Il les garde dix jours. Il appelle l’ambassade de France, le ministère des affaires étrangères à Paris, le ministère de la justice, pour dire : « Nous les tenons à votre disposition.».

 

Le président Eyadema, qui était très servile vis-à-vis de la France parce qu’il avait besoin de son aide, et de celle de l’Europe, était prêt à tout pour faire plaisir à Chirac. Eh bien ! La France n’en a pas voulu !...cela prouve bien qu’il s’agit d’une bavure française, et non d’une bavure ivoirienne. Mon explication, c’est qu’il y avait une filière parallèle.

 

HOLLANDE, LE LACHEUR, ET SARKOZY L'ARROGANT !

 

François Hollande, il venait me voir à mon hôtel chaque fois que j’étais à Paris. Je n’en ai jamais rien attendu, et je n’en attends rien. Les avocats de Ouattara ici, à la Haye, sont ses amis intimes, Jean-Paul Benoît et Jean-Pierre Mignard. Ouattara ne les a certainement pas choisis au hasard. Il sait ce que lobbying veut dire…
les socialistes français ont un complexe…ils veulent faire croire qu’ils gouvernent comme la droite. Au début des années 2000, Villepin les a tous manipulés, en leur disant le monstre que j’étais…ils ont eu peur d’être éclaboussés, ils m’ont lâché(…).
 

Sarkozy, c’est autre chose. Je l’ai rencontré pour la première fois à New York, à l’ONU en 2007. C’est Robert Bourgi qui m’avait suggéré de faire le déplacement, pour voir le nouveau président, après tous les problèmes que j’avais eus avec Chirac.
Je n’avais donc aucun a priori négatif. Il a quitté l’ère réservée aux cinq membres du conseil de sécurité dès qu’il m’a vu, et il est venu me serrer la main. « Président,
ces élections, vous les faites quand ? (…) la discussion
s’est arrêtés là. Chez lui, à la place des idées, il y a l’arrogance ».
Source : Le Point du 19 juin 2014

 

Le nouveau-né du Président Laurent Gbagbo, une véritable fierté et un véritable modèle pour toute l’humanité, bouleversera CERTAINEMENT ET A JUSTE TITRE, tous ces préjugés et autres contre-vérités distillés ABUSIVEMENT ET MALICIEUSEMENT par les média occidentaux, les chancelleries occidentales, les ONG des Droits de l’homme, l’ONU, la CEDEAO et finalement l’UA, organisation continentale qui honteusement offrit sur un plateau d’or, un des leurs pour des miettes afin d’éponger les dettes coloniales de leurs états respectifs.

 

La communauté internationale est la plus grosse fraude de notre univers !

 

Comment pouvons-nous confier notre destin en faisant appel aux loups afin de les loger parmi des brebis dans l’enceinte de la bergerie ?

 

Nous africains, nous sommes réellement les véritables bourreaux des nôtres en laissant le soin aux occidentaux d’abuser de notre naïveté, notre ignorance et analphabétisme intellectuel afin de se maintenir dans nos états sous de fallacieux prétextes de coopération Nord-Sud, partenariats privilégiés, pays frères et amis, pays liés historiquement par la langue, l’instauration de la démocratie, la protection des Droits de l’homme, la protection des civils sous le Chapitre VII de la Charte de l’ONU, la lutte contre le terrorisme islamiste et bien d’autres comme ce fut autrefois le cas avant l’invasion hypocrite de ces mêmes occidentaux sous les prétextes de nous apporter la Civilisation, la Religion, l’Education et le Développement.

 

53 ans après la déclaration des indépendances africaines, il est encore inadmissible de lire des passages d’extraits du livre du Président Gbagbo et de se rendre compte de la présence plus que nocive, nauséabonde, dégoutante et déconcertante de l’ancienne métropole usant des anciennes colonies comme des banques d’investissement et de financement des partis politiques et élections françaises.

 

Pouvons-nous encore soutenir la main sur le cœur être des citoyens indépendants à l’intérieur des états indépendants au sein d’un continent lui-même indépendant ? NON ! NON! NON!

 

Nous le disions depuis belles lurettes que les indépendances africaines des années 60 furent en réalité la déclaration de la cogérance des états africains, avec la partie managériale basée ou localisée en occident.

 

Les Chefs d’état en service ou encore au pouvoir le sont non pas par l’unique volonté manifeste de leurs populations mais plutôt par l’unique volonté politique des occidentaux, occidentaux orientant les politiques économiques, sociales et décidant de l’identité de nos leaders. Les élections en Afrique ne sont en réalité que de la poudre aux yeux car les dés sont pipés à l’avance. Des sondages seront véhiculés afin de préparer les populations sur l’identité de la prochaine classe dirigeante, souvent selon la volonté et les intérêts de la métropole.

 

Si tel est le cas, pourquoi imposer des élections aux africains et ne pas faire l’épargne des capitaux servant à payer les services et équipements électoraux pour finalement nommer depuis la métropole l’individu de leur choix ?

 

Cette attitude hypocrite est celle-là même qui les oppose actuellement au Président russe M. Vladimir Poutine en Ukraine.

 

La communauté dite internationale, en réalité les trois détenteurs occidentaux du droit de veto à savoir la France, la Grande Bretagne et les Etats Unis D’Amérique, est la plus grosse fraude humaine jamais enregistrée. Leur soit disant civilisation est elle aussi une autre fraude ! Tout et absolument tout sur cette communauté ou sur ce trio est contre-vérités, hypocrisie, racisme, suprématie, belligérance, violence gratuite, diabolisation gratuite des souverainistes et autres nationalistes etc. C’est un trio plein de préjugés à l’endroit des africains, africains qu’ils considèrent encore comme des sous-hommes, des descendants de primates ou de primates.

 

Que pouvons-nous espérer de mieux de leurs pompeux et hypocrites discours à l’endroit des africains, de leur amour profond pour le continent, ses populations et leurs droits de l’homme ? Peuvent-ils encore soutenir que nous sommes réellement indépendants 53 ans plus tard ? La question reste ainsi posée à cette communauté prétendant donner des leçons aux autres !

 

Pour notre part, la communauté internationale a atteint  toutes ses limites et sera finalement en mode déclin avec l’affaire Laurent Gbagbo. La civilisation occidentale a aussi atteint toutes ses limites et finira par étaler ses tares, lacunes, incompétences pour ne devenir que la crème de la crème de la médiocrité occidentale.

 

Il est grand temps que les africains tournent le dos à cette communauté internationale en leur montrant le carton rouge !

Elle ne doit plus faire partie de la Coupe Mondiale des états souverains, légalistes et respectueux des droits de l’homme et pour la stabilité et la paix internationales.

 

Cette communauté internationale a réellement échoué, lamentablement échoué !

 

Pourquoi devons-nous nous accrocher à la médiocrité ? Sommes-nous des médiocres  dans l’âme et dans les faits comme eux ou plus réfléchis ? Là se trouve toute la problématique !

 

Quel est le pas décisif et salutaire que les états africains feront-ils, suite à la publication de l’ouvrage du Président Gbagbo ? Une Afrique totalement libre ou la Françafrique ?

 

Les jours et semaines à venir nous situeront ! Wait and see !
 

# FREE OUR GBAGBO# ! # BRING BACK OUR GBAGBO#

 

ENSEMBLE POUR UNE AFRIQUE FORTE !

 

Fait à Londres le 23 Juin 2014.

 

Nick De Bessou

Juriste & Anthropologue Politique.

Président du FDRC

Président du FDRC

[Forum pour la Démocratie et la Résolution des Crises]

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L'ouvrage sensationnel du President Laurent Gbagbo depuis la Haye! Veuillez-vous procurer votre copie pour la prosperite!

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